Tandis que l'édition Chinastar de Hong Kong nous comblait avec une définition quasi parfaite, un piqué et un rendu des couleurs magnifiques, l'édition Asian Star affiche une image nettement moins harmonieuse. Non seulement l'image est légèrement recadrée (on perd un peu en haut et en bas de l'image), mais le contraste est nettement moins marqué et l'image perd en profondeur, d'autant plus que les arrière-plans laissent parfois apparaître des fourmillements.

L'édition Chinastar (dvd Hong-Kong)

L'édition Pathé/Asian Star (dvd France)
La colorimétrie est sans doute l'aspect qui dérange le plus puisque l'esthétique si soignée du film est altérée au point que les couleurs n'ont plus rien à voir avec celles de l'autre édition. On croirait que les effets de filtre (avec des plans à dominante de bleu, de vert ou encore de rouge) ont été supprimés au profit d'un rééquilibrage qui donne un résultat beaucoup moins flamboyant. La première scène avec Cécilia Cheung et Ekin Cheng, par exemple, était tout simplement magnifique sur l'édition chinoise et s'avère ici visuellement beaucoup plus banale. Dans les scènes de jour, le teint des acteurs est moins éclatant et les effets spéciaux apparaissent encore plus flashy que sur la version Hong Kong. Le seul avantage de cette édition est la suppression de quelques poussières qui entachaient le master des éditions Chinastar, comme dans le générique du début.

L'édition Chinastar (dvd Hong-Kong)

L'édition Pathé/Asian Star (dvd France)

L'édition Chinastar (dvd Hong-Kong)

L'édition Pathé/Asian Star (dvd France)
Cette édition constitue donc une déception, étant donné que ce film mise en grande partie sur l'immense travail visuel réalisé.