La première impression pourrait être fâcheuse et entraîner une surprise de taille : le collector zone 1 issu des meilleures copies du monde propose un master plus sale que le zone 2. Remasterisée, l'image l'est probablement, mais elle conserve ses défauts de pellicule d'origine, à savoir les griffures, cheveux, taches et scintillement qui se montrent parfois persistants là où les Editions Montparnasse proposait une copie bien plus propre. Impossible également de ne pas remarquer le bruit vidéo d'époque sur le zone 1, mais il s'agit là d'un point sensible que nous aurions plutôt tendance à apprécier dans le cas présent.

Edition Montparnasse

Edition Warner

Edition Montparnasse

Edition Warner
En effet le grain en question, même s'il n'hésite pas à fourmiller là où on ne le souhaite pas forcément, n'en reste pas moins d'une grande fidélité mais aussi d'une évidente netteté là où l'éditeur français s'est débarrassé de ses artefacts à grand coups de réducteur de bruit. Un DNR pratique pour le lissage et enlever toutes les poussières et légères griffures, mais qui possède cet inconvénient de rendre l'image sensiblement plus floue. Lissage qui possède aussi l'inconvénient d'empaqueter certaines teintes que la compression n'épargne pas vraiment. Ce qui n'est évidemment pas le cas sur cette édition zone 1, qui l'emporte également sur le contraste, nettement moins appuyé et offrant de plus jolie nuances de gris. Le booster aurait pourtant été une solution facile permettant de cacher d'autres défauts.

Il suffit donc de choisir entre une image lisse, propre et fatalement un peu plus tape-à-l'oeil, ou une autre plus fidèle en matière de grain et de teintes bien que moins propre. Le choix est vite fait.