Bien que datant de 1965, les masters des différents épisodes accusent une excellente tenue. On note certes quelques petits défauts (petites poussières occasionnelles sur le négatif) mais globalement la facture générale se révèle séduisante. La compression n'est certes pas optimale et l'on décèle quelques fourmillements et un très léger bruit vidéo, mais les masters bénéficient d'un très bel éclat procurant aux couleurs des teintes idéales. La série retrouve donc toute sa jeunesse.
Que l'on décide d'opter pour la piste mono d'origine anglaise ou française, la clarté des dialogues est au rendez-vous malgré un très léger souffle occasionnel sur la version française. L'une comme l'autre bénéficie d'une dynamique très correcte permettant la redécouverte de cette série dans des conditions idéales.
Aucun bonus.

Le colonel Robert Hogan est détenu au Stalag 13, un camp allemand de prisonniers de guerre. A l'aide de camarades prisonniers, de tunnels, de fournitures dérobées et de radios cachées, la mission de Hogan ne se résume pas seulement à planifier les évasions, mais aussi à causer le plus de dégâts possibles et à perturber les nazis.
Papa Schultz fait partie de ces séries où le succès demeure quelque part un mystère. Rarement une série ne s'est montrée aussi redondante mais rarement elle ne souleva autant d'éclat de rires (et ce encore aujourd'hui). Bien qu'utilisant en toile de fond la seconde guerre mondiale et ses camps nazis, les numéros de clowns du joyeux trio Klink / Schultz / Hogan fait des merveilles dans le registre du décalage et le burlesque l'emporte gaiement sur le naturalisme. Et pendant six saisons, les joyeux drilles du Stalag 13 s'en donneront à coeur joie, enchaînant les situations les plus cocasses et les plus invraisemblables. On ne croit pas une demie seconde aux divers plans de Hogan et de son équipe, qu'il s'agisse d'évasion ou autre tentatives toujours fructueuses, mais on laisse bien volontiers de côté cet aspect surréaliste pour adopter le ton loufoque et vaudevillesque de cette série passée aujourd'hui au rang de série culte.
Par Benjamin Bach