DVD 1 : Une seule piste Dolby Digital 2.0 est disponible. Suffisamment claire et ajustée, cette unique piste son permet tout de même d'apprécier les dialogues cocasses et les mélodies guillerettes composée par Eddie Vartan. On reconnaît ici la diversité et la justesse des bandes-son des films du réalisateur. Seuls les effets sonores et les bruitages sont un peu en-deçà de la qualité générale.
DVD 2 : Là encore, seule la piste Dolby Digitale 2.0 est disponible. De même que l'image, la provenance du son est ici très travaillée, entre la voix enregistrée sur bandes, les voix plus ou moins éloignées, les voix filtrées, voire même l'absence de voix ou d'effets sonores, tout est impeccablement mixé. Du fait du point de vue subjectif utilisé comme parti pris, les timbres de voix sont riches et diversifiés pour permettre de bien reconnaître les personnages dont on ne voit pas toujours le visage. Petit étonnement tout de même, suivant la logique de ce point de vue subjectif, aucune musique non diégétique (sinon des musiques jouées ou entendues dans le champ) ne devrait être présente. Pourtant, à plusieurs reprises lors de voix off de rapport, une musique « fictive » vient soutenir la bande-son. C'est ici la seule concession du réalisateur au système du point de vue subjectif.
DVD 3 : Toujours une piste Dolby Digitale 2.0. Bande-son essentiellement composée des dialogues, les effets sonores éclatent parfois lors de courtes scènes où alors lors des séquences en Provence avec un fond de chant de cigales particulièrement présent. La musique y est plus discrète mais accompagne fort à propos l'évolution des sentiments. On sent toute l'attention que le cinéaste porte à la conception du son, une direction à la fois simple mais précise et subtile. Les dialogues, véritable centre du film, sont d'une clarté cristalline et installe le côté intimiste du film.
DVD 4 : La bande-son Dolby Digitale 2.0 entremêlent astucieusement lignes de dialogues claires, effets sonores détaillés et musiques conférant à chaque scène sa dynamique propre. Le cinéaste travaille avec les niveaux sonores de chaque élément pour mieux « spatialiser » les scènes, jouant ainsi entre le champ et le hors-champ, le proche et le loin, les éléments diégétiques des éléments non-diégétiques. Un univers sonore complètement contrôlé qui fait écho à l'artificialité des décors, des comportements, du récit. Les dialogues trouvent ici une fois encore leur place primordiale au coeur du film. Les timbres de voix si particuliers de Jean-Louis Trintignant et d'Isabelle Huppert ressortent comme des couteaux aiguisés, tranchant nette dans la matière sonore.
DVD 5 : La bande-son Dolby Digital 2.0 paraît un peu étriqué face à la richesse sonore du film. Que ce soient les bruitages, les dialogues et les musiques, tous les éléments sonores jouent à plein régime dans ce film qui lorgne vers le récit d'ambiance, entre la romance et le thriller. Un statut hybride qui se retrouve dans la bande-son, depuis les airs de guitare jusqu'aux bruitages de tempête en pleine nuit, faisant claquer les fenêtres d'un ton sec et inquiétant. On imagine combien une piste 5.1 aurait pu apporter à la bande-son du film.
DVD 6 : Vision très réaliste et naturaliste de la profession de médecin généraliste, Michel Deville transpose la rigueur formelle de l'image à celle de l'univers sonore. Les longues discussions dans le cabinet médical abonde sans autre forme de son que se soit. La musique est quasiment absente du film sauf lors de la scène de la voiture, scène clef du film où la violence de la musique symphonique témoigne de la détresse et de la rage contenue du personnage du docteur. De même les effets sonores sont discrets mais parfois insistants (la pluie, les bruits de la ville). Le grand principe du film reste le silence. Un silence qui s'immisce entre les dialogues et entre les scènes. Un silence pesant, étouffant.