Le son Stéréo sans aucune autre possibilité de configuration respecte à son tour la qualité de base des deux films. L'intelligibilité des dialogues n'est pas compromise, elle en serait même magnifiée. Le fracas des chevaux en course dans
Crin Blanc, les cris d'alerte des gardians jusqu'aux bruitages les plus infimes semblent avoir reçu le soin d'un déblaiement des sons parasites. De même dans
Le Ballon rouge où la musique enthousiaste, les hurlements d'enfants ainsi que les bruits d'ambiance d'une acuité exemplaire retranscrivent la tendre image d'un Paris romanesque. Sans nul doute, Shellac Altern a pris très au sérieux la ressortie des films de Lamorisse, ainsi que le prouve les jolies ouvrages illustrés qui accompagne les DVD. La qualité du son, jusque dans les bonus, fait montre d'un éclat confortable qui permet d'apprécier sans réserve l'imagerie douce du film. Les musiques de Michel Le Roux (qui fit également celle des
Mistons (1959), premier film de Truffaut) conservent leur poésie. Les roulements de tambour qui accompagnent les instants d'action dans
Crin Blanc et les compositions allègres du
Ballon rouge raisonnent avec virulence grâce à l'excellente qualité audio.