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Titre : Mercenaries 2 : l'enfer des favelas (ps3)
Support : PS3
Editeur : Electronic Arts
Année : 2008
Genre : Action
Date de sortie : 04/09/2008



Graphisme
3/10

Un soft raté à ce point ne se rencontre pas tous les jours. C'est un vrai festival de bugs en tout genre. Quant à l'animation des personnages, elle est d'une rigidité exaspérante. En gros, le jeu retarde d'une génération...
Son
5/10

Les musiques sont correctes et revisitent le folklore sud-américain à coups de guitares saturées. L'ensemble est plutôt plaisant... En revanche, les dialogues ou, pire encore, les exclamations de vos ennemis sont consternantes de nullité. Pour le coup, on a vraiment envie de les tuer !
Jouabilité
3/10

Il ne suffit pas d'offrir une aire de jeu conséquente et de proposer une enfilade de gunfights pour faire un jeu. Répétitif au possible, plombé par des lourdeurs de gameplay et un manque global de finition, Mercenaries 2 est juste ennuyeux. Un peu gênant pour un jeu...


Intérêt Global : 3/10


Mercenaries 2 : L'Enfer Des Favelas se revendique ni plus ni moins comme un GTA paramilitaire dans lequel la mafia cède sa place à une junte dictatoriale et les caïds de la pègre à des Rambo survitaminés et surtout armés jusqu'au bout des Rangers. Après un premier épisode se déroulant en Asie, c'est au tour de l'Amérique Centrale et plus particulièrement du Venezuela de recevoir la visite de nos Terminator en treillis, aussi fins dans leur démarche que peuvent l'être les dirigeant actuels de la Maison Blanche. Il est au passage amusant (enfin, il faut le dire vite...) de constater à quel point le choix des zones à pacifier dans les jeux dits de guerre est conditionné par les relations diplomatiques américaines. Mais laissons ces considérations politiques de côté pour se pencher sur ce Mercenaries 2 qui, sur le papier, promet son lot d'action et de fusillades.


Grands, bêtes et méchants
Vous incarnez donc un "soldier of fortune" malheureusement doublé par l'un de ses employeurs, à savoir un politicien véreux usant abusivement de vos prestations pour se placer à la tête de l'Etat. Pas question de laisser ce bellâtre cravaté s'en tirer à si bon compte ! Vous décidez donc d'aller le déloger manu militari et d'anéantir au passage les centaines de guérilleros semant la terreur dans cette région du globe.
Vous l'aurez deviné, Mercenaries 2 ne fait pas dans la finesse : c'est du lourd, du soft poilu à même de laisser parler vos instincts les plus belliqueux. Après avoir choisi entre trois brutes (dont une à forte poitrine) disposant d'un avantage spécifique, vous voilà propulsé au beau milieu d'une villa pour vos premiers actes de bravoure. Le principe est simple : on avance et on extermine tout sur son passage ! Vous évoluez donc au milieu de "cibles" (puisqu'il faut bien appeler les choses par leur nom...) totalement décérébrées, vous collectez de l'argent parce qu'il faut bien vivre malgré tout et vous agrémentez votre arsenal de nouveaux modèles de plus en plus destructeurs. Bien sûr, tout cela pourrait s'avérer défoulant, jouissif à défaut d'être original. Mais en fait, non... Car si tirer sur tout ce qui bouge est un des ressorts les plus efficaces du jeu vidéo, faut-il encore que la technique suive et que le jeu ne se transforme pas en parcours du combattant, dans le mauvais sens du terme bien évidemment...


Enfer, bugs et damnation !
Très rapidement, on ne peut que constater l'indigence graphique du titre avec des textures grossières, des modélisations qui ne le sont pas moins et surtout un nombre proprement hallucinant de plantages en tout genre. Collisions mal gérées, personnages en lévitation transcendantale sur des escaliers, clipping quasi permanent... C'est à se demander si le pourtant réputé studio Pandemic n'a pas été racheté par une boite d'intérim. Très clairement, le jeu n'est pas achevé, ni suffisamment testé et cela ne peut que nuire à une expérience ludique qui tourne très très court.


Car les faiblesses de Mercenaries 2 ne sont pas que graphiques. Malgré quelques bonnes intentions ça et là, le gameplay ne décolle jamais. Prenons pour exemple l'IA de vos ennemis. Tout amateur de jeux de tir a l'habitude d'être confronté à des tétraplégiques neurovégétatifs mais il faut tout de même veiller à ne pas dépasser les limites. Incapables d'un déplacement, les guérilleros se contentent d'arroser devant eux sans jamais tenter de se mettre à couvert : ils sont tout simplement "posés" sur la carte. Autant vous dire que le challenge proposé est dès lors proche du néant. De plus, la possibilité de détruire les environnements n'apporte rien en termes de stratégie.


Lost in translation, amigo !
Heureusement, à défaut de tester réellement vos capacités de shooter, vous pourrez faire du tourisme et profiter du climat accueillant du Venezuela. Sur le modèle de GTA, il est effectivement possible de parcourir une vaste carte à bord de multiples véhicules. L'impression de liberté donnée au joueur est assez sympathique même s'il ne s'agit que d'un trompe-l'oeil. En effet, des zones restent temporairement fermées et doivent être débloquées au fur et à mesure ce qui rend le jeu assez linéaire. Mais il est tout de même possible d'errer dans les marinas ou les favelas afin de remplir des missions secondaires. Leur accomplissement permettra de récolter des fonds et d'acheter armes et tenues, voire de bénéficier d'une aide logistique comme des frappes aériennes ou un hélitreuillage.


Hélas ! Là encore, Mercenaries 2 n'est pas à la hauteur de ses ambitions. Si le pilotage des véhicules reste acceptable, la mini carte et le GPS n'ont pas fini de vous faire gémir. Le repérage est particulièrement fastidieux et suivre les indications fournies n'est pas forcément le moyen le plus rapide d'arriver à destination. Une nouvelle fois, c'est cette impression de travail bâclé qui domine...

Au final que peut-on sauver de ce naufrage monumental ? L'ambiance, "bourrine" à souhait peut certes amuser mais reste desservie par un scénario inexistant. N'espérez pas vous attacher aux personnages qui ne bénéficient d'aucune profondeur, d'aucun background.
Non définitivement, ce Mercenaries 2 n'a rien de l'enfer annoncé, tout juste un décevant purgatoire.
    Par Phil    

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