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Titre : Spore (pc)
Support : PC
Editeur : Electronic Arts
Année : 2008
Genre : Simulation de vie
Date de sortie : 04/09/2008



Graphisme
8/10

Ils ne nous verront pas grimper aux rideaux, néanmoins les graphismes font leur office et souvent avec inspiration. Le "bouillon originel" ainsi que les vues aériennes très cartoon durant les phases "civilisation" et "galactique" sont d’indéniables réussites visuelles.
Son
8/10

Zen, planante, la bande-son est faite pour que vous exerciez votre pouvoir de grand créateur en toute quiétude. Les bruitages ne sont pas en reste avec des chants tribaux, des cris bestiaux et des onomatopées aussi diverses que variées.
Jouabilité
9/10

Entre jeu et utilitaire, il semble parfois difficile de classer ce Spore. Une chose est sûre, le plaisir se manifeste à chaque étape de l’aventure. Les cinq phases (le "bouillon originel" puis les modes "créatures", "tribal", "civilisation" et "galactique") s’enchaînent impeccablement en faisant monter la difficulté petit à petit. L’éditeur de créatures, véhicules et bâtiments constitue la pierre angulaire de Spore et, ça tombe plutôt bien, il se révèle être sacrément bien foutu.


Intérêt Global : 8/10


Quand on pense aux grands développeurs qui ont marqué l’histoire des jeux vidéo, certains noms viennent immédiatement à l’esprit. Will Wright fait évidemment partie de ceux-là en tant que géniteur, excusez du peu, de Sim City et des Sims. Le bonhomme a souvent flirté avec la théorie de l’évolution mais cette fois il franchit allègrement le pas en donnant au joueur la possibilité de créer des entités de toutes pièces, du stade cellulaire jusqu’à l’apogée d’un développement concrétisé ici par la conquête spatiale ! Un grand pas pour l’humanité ?


Petite cellule deviendra grande
Tout commence dans le "bouillon originel" où vous débutez votre carrière de concepteur d’espèces. Vous guidez un organisme unicellulaire (carnivore, herbivore ou omnivore) avec comme unique but son évolution. Pour cela, il faut manger, manger et manger encore, tout en évitant les autres bestioles qui vous trouveraient un peu trop à leur goût. Cette première étape rappelle un peu les vieux jeux d’arcade où il nous est demandé de guider notre création dans un environnement en 2D. Cette phase préalable est surtout l’occasion de faire connaissance avec l’éditeur du jeu.

L’éditeur ultime
Celui-ci permet de customiser votre race de manière très intuitive : ajoutez lui une paire d’yeux, greffez des pinces pour les carnivores, sur la carapace des excroissances électriques pour repousser les prédateurs, j’en passe et des meilleurs… La grande force de cet éditeur c’est sa simplicité et le fait qu’il laisse libre cours à votre créativité, qu’elle soit d’ordre fonctionnelle ou esthétique. Vous voilà prévenus, vous allez passer des heures et des heures à peaufiner vos créatures.


Eh bien, marchez maintenant !
Maintenant les amibes et autres créatures embryonnaires condamnées au milieu aquatique ne sont pas forcément votre tasse de thé… Pas de souci, votre ADN progressera rapidement - en fait au rythme de ce que vous ingérerez - et nul doute qu’il vous autorisera bientôt à poser les papattes sur la terre ferme. On entre alors dans la phase des "créatures" qui vous permet, de manière assez simpliste, de diriger une ou plusieurs bestioles dans le but de défendre votre nid contre les espèces rivales. A partir de ce moment précis, diverses missions peuvent vous être assignées. Il peut s’agir d’attaquer un autre nid, de ramasser des artefacts ou encore de former une alliance avec d’autres créatures. Libre à vous d’adopter une attitude résolument guerrière ou plutôt pacifiste. Les nombreux passages par l’éditeur vous permettent de jouer sur les caractéristiques de vos protégés : vitesse, morsure et charge pour l’offensif, danse et chant pour le charme, etc. A ce stade, le soft commence à monter en puissance. Pourtant, même si le passage "créatures" est déjà sympathique en lui-même, ce n’est finalement qu’un amuse-bouche avant l’étape "tribus".


SporeCraft
Cette dernière flirte sans complexe avec le gameplay des RTS. Vous héritez d’un village et vous devez construire des bâtiments pour produire des lances ou des haches pour les combats, des harpons pour la pêche ou encore des maracas pour parlementer avec les autres villages (sic !). Que les néophytes se rassurent, l’interface demeure simple et accessible, à des années lumières d’un StarCraft (on ne peut notamment contrôler qu’une douzaine d’unités dans un village). Mais celui-ci demande tout de même un peu de stratégie, entre les alliances à entretenir avec les autres villages, les guerres à préparer, la chasse pour s’alimenter (la nourriture restant votre préoccupation première) et la gestion des membres de votre tribu. Vos différentes missions feront tout doucement progresser votre tribu jusqu’au stade "civilisation".


CiviliSpore
Là ça se complique carrément. Vous êtes devenu la race dominante sur la planète mais des factions rivales se sont formées en votre propre sein. Des villes s’opposent à d’autres pour de "petits" problèmes religieux, les tractations économiques vont bon train, sans parler des groupuscules militaires qui gangrènent la planète. Que dire sinon que cette phase porte très bien son nom puisque ça sent le Civilisation de Sid Meier à plein nez. En tout cas, on ne va pas s’en plaindre. A ce niveau, l’éditeur s’étoffe encore un peu plus avec des options pour personnaliser vos bâtiments et vos véhicules. Cet éditeur évolutif demeure votre meilleure arme pour éliminer les villes trop belliqueuses ou pour mettre en place des traités économiques en vue d’un monde pacifique. Une fois les rivalités éteintes et votre race unifiée sous un même étendard, vous pouvez vous lancer dans la conquête spatiale.


Vers l’infini et au-delà
Le soft atteint enfin son apothéose. Les missions qui vous sont désormais confiées vous mèneront aux quatre coins de la galaxie : ici vous colonisez une planète, là vous vendez des denrées, plus loin vous décidez d’exterminer la population locale pour prendre sa place. Mais vous pouvez tout aussi bien "terraformer" une planète non habitable pour y développer une nouvelle race (l’éditeur s’enrichit à nouveau), rencontrer votre propre espèce à un stade d’évolution différent, observer des races indigènes ou encore enlever certains spécimens pour les implanter sur un autre astre… Jouissif au possible ! En d’autres termes, vous ne vous lasserez pas de sitôt de parcourir cette galaxie.


Au final, Spore offre une expérience ludique d’un tout nouvel ordre, à mi-chemin entre jeu et utilitaire de création "artistico-scientifique". De nombreux petits détails renforcent encore cette très bonne impression générale : l’humour omniprésent, des bonus divers à dénicher dans les niveaux, une bibliothèque "sporepédia" en ligne permettant de partager ses créations avec les autres joueurs, sans oublier un énorme potentiel de rejouabilité pour une durée de vie vertigineuse !

Le soft aurait même approché la perfection avec un vrai mode online permettant aux joueurs de partager un astre ou une galaxie pour une expérience de groupe. Mais ne chipotons pas, tel quel, ce Spore ne manque déjà pas de charmes. Une gourmandise à consommer sans modération.
    Par Tof    

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isabellaefap.  /10 Jeu noté 1,3 / 5 sur amazon.com par plus de 5000 joueurs !