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Titre : Brothers in arms : hell's highway (ps3)
Support : PS3
Editeur : Ubisoft
Année : 2008
Genre : FPS tactique
Date de sortie : 25/09/2008



Graphisme
7/10

Malgré une réalisation en deçà des productions "New-Gen" actuelles, Hell’s Highway ne manque pas d’arguments avec son identité visuelle forte qui vous immerge dans l’ambiance délétère de la deuxième guerre mondiale. Les décors, variés et inspirés, sont d’autant plus séduisants qu’il est plutôt rare que les opérations se déroulent en Hollande.
Son
7/10

Les airs musicaux brillant surtout par leur grande discrétion, la bande-son repose essentiellement sur les bruitages et les interventions vocales. Autant les voix sont convaincantes durant les cinématiques, autant la répétition des ordres sur le champ de bataille se révèle assez vite lassante. Le reste n’est qu’une histoire de fracas guerrier des plus jouissifs.
Jouabilité
7/10

FPS mâtiné d’un brin de tactique, Brothers In Arms : Hell’s Highway nous propose de revivre la seconde guerre mondiale dans la peau d’un sergent responsable de quelques escouades de soldats. Le concept fait mouche avec des situations passionnantes servies par un système d’ordres simple, mais efficace, et une difficulté bien dosée. Même si le gameplay reste globalement classique, l’aspect stratégique confère au soft une saveur toute particulière qui le démarque un peu des autres productions du genre.


Intérêt Global : 7/10


La série Brothers In Arms occupe une place un peu à part dans le marché des "FPS deuxième guerre mondialeux". Alors que Call Of Duty et Medal Of Honor se tirent la bourre dans le domaine du jeu de tir nerveux, la licence de GearBox se la joue intello avec, en particulier, l’introduction de quelques bases de tactique. Tandis que la Wii accueille enfin les portages des deux premiers épisodes, Brothers In Arms : Hell’s Highway, troisième opus de la licence, positionne ses troupes sur PS3 et Xbox 360.


Mon jardin hollandais
Les décors retenus pour ce troisième volet sont ceux de l’opération Market Garden, une des plus grandes manœuvres du conflit de 39-45. Cette opération visait, entre autres objectifs, à parachuter la 101ème division aéroportée américaine du général Taylor au nord d’Eindhoven pour y neutraliser les principaux ponts alors contrôlés par les Allemands. Le jeu reprend bien évidemment la trame de ces grandes batailles tout en y ajoutant les ficelles romanesques propres à faire vibrer tout joueur digne de ce nom.

En matière de gameplay, les spécificités et le style Brothers In Arms sont intacts, ce qui devrait ravir les fans de la licence. On vous confie plusieurs escouades de soldats qui vous obéissent au doigt et à l’œil. Vos hommes se divisent en trois catégories : les troupes d’assaut légères, les soldats munis d’armes de calibres supérieurs et les équipes munies de bazooka. Exploiter leurs complémentarités est essentiel : vous utiliserez, par exemple, votre troupe de combat pour arroser l’ennemi pendant que l’équipe d’assaut se déplacera pour prendre l’ennemi à revers.


Pour peaufiner vos stratégies d’attaque, vous disposez d’une carte tactique très bien foutue qui non seulement révèle la topographie des lieux mais aussi l’emplacement des troupes ennemies. Elle est pas belle la vie ? En sus de cette aide des plus profitables, l’interface de jeu met, elle aussi, tout en œuvre pour vous faciliter la tâche. Ainsi, les ennemis sont surmontés d’un indicateur circulaire qui vire au rouge quand ils sont en état d’alerte et donc sur le point de vous plomber. Inversement, cet indicateur devient gris quand ils subissent un tir de barrage les rendant momentanément inoffensifs. Terriblement bien pensé, ce mécanisme peut aussi être désactivé si vous recherchez une expérience de jeu plus réaliste (mais aussi nettement plus difficile).


On ne nous demande pas vraiment de faire preuve de génie militaire, cependant il faut bien avouer qu’il est toujours aussi plaisant de commander ses troupes et de fignoler son approche afin de mieux surprendre l’ennemi. Malgré des missions par ailleurs très scriptées, les environnements ouverts génèrent un appréciable sentiment de liberté et permettent souvent d’envisager plusieurs manoeuvres offensives différentes.

Microcosme fraternel
La force de BiA : Hell’s Highway réside aussi dans l’habileté des développeurs à recréer cette ambiance typique à la série, ces sensations guerrières bien à part. Au lieu de mettre l’accent sur le grand spectacle, comme sait si bien le faire Call Of Duty, on vous plonge dans l’intimité d’un groupe de combattants avec leurs peurs et leurs coups de gueule. On retrouve d’ailleurs l’éternel Matt Baker, parfait dans son rôle de soldat modèle. Sur le plan de l’immersion, ce troisième volet se révèle être une vraie réussite : un voyage initiatique dans la peau de soldats d’exception.


Solide sur ses appuis, ce troisième opus se voit aussi conforté par quelques nouveautés. La première vous octroie la possibilité de détruire des éléments de l’environnement comme des caisses en bois, des barrières et autres sacs de sable. Autre évolution, à la manière d’un Gears Of War, la caméra adopte désormais une vue à la troisième personne quand vous vous planquez : idéal pour évaluer une situation et balancer des ordres bien sentis tout en restant à l’abri. Les quelques séquences en char provoquent également leurs montées d’adrénaline tandis que les nombreuses projections de sang corroborent l’orientation très mature de Brothers in Arms : Hell’s Highway.

Au rayon des regrets, on notera tout de même un mode online un peu timoré en termes de modes de jeux et une IA parfois carrément débile. Ces petits défauts ternissent toutefois peu l’impression très positive délivrée par ce troisième volet. Evidemment, l’action demeure toujours moins frénétique que chez les ténors du genre, mais les aspects tactiques combleront sans nul doute les gamers demandeurs de "mitraille cérébrale".
    Par Tof    

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