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Titre : LE JOUR OU LA TERRE S'ARRETA
Support : GameCube
Editeur : Ubisoft
Année : 2003
Genre : Infiltration
Date de sortie :



Graphisme
9/10

Splinter Cell constitue toujours une référence en terme de réalisation graphique. Certes, tout ceci reste très obscur, infiltration oblige, et il ne faut point vous attendre à une débauche de couleurs. Mais la gestion des reflets, des ombres et des lumières reste hallucinante de précision et de réalisme. Les visions thermique et infrarouge sont toujours au rendez-vous et ne constituent pas de simples gadgets. Quant au déplacement de Sam Fisher, il est toujours aussi fluide et félin.
Son
8/10

On serait tenté de dire que c’est le maillon faible en terme de réalisation. De fait, l’environnement sonore est très discret mais là encore, c’est le genre qui veut cela. Cependant, les voix, les détonations et les bruits de pas sont très convaincants et parviennent à instaurer une ambiance des plus réalistes. Ah ! Ces mélopées lancinantes dans la Ville Sainte… Mention spéciale au doublage français de Sam Fisher particulièrement bien réussi. Nous sommes gratifiés ici, une fois n’est pas coutume, d’une véritable interprétation.
Jouabilité
9/10

On ne note pas de grandes modifications par rapport au premier épisode. L’ensemble s’avère toujours aussi intuitif et il n’est pas utile de se plonger dans la notice pour maîtriser un panel de mouvements pourtant conséquent. Le pad Gamecube est parfaitement optimisé et vous naviguerez dans l’inventaire avec beaucoup de facilité. Reste que le jeu demande beaucoup de patience et que la moindre erreur se paye cash. Splinter Cell n’est donc pas à conseiller au bourrin de service mais plutôt au joueur faisant preuve de sang-froid et de détermination.


Intérêt Global : 9/10


Enfin ! Plusieurs longues semaines après les versions PS2 et XBOX, c’est au tour des possesseurs de Gamecube de voir arriver dans les bacs le second opus des aventures de Sam Fisher, à savoir Splinter Cell Pandora Tomorrow. Le premier titre de la série reste encore dans les esprits tant il avait imposé un nouveau jalon aussi bien sur le plan de la réalisation que du gameplay en s’imposant comme une alternative plus que sérieuse à la saga Metal Gear. Il ne fait plus aucun doute que Sam Fisher a rejoint le mythique Solid Snake au panthéon des héros charismatiques et il est donc naturel de le voir débouler à nouveau au beau milieu d’une nouvelle crise internationale.
Cette fois-ci, c’est un affreux terroriste délicatement appelé Sandono (une allusion au sandisnisme ?) qui va entraîner notre maître es infiltration dans un imbroglio géopolitique cher au romancier Tom Clancy, grand inspirateur de la série. Soyons clair, le scénario est toujours aussi alambiqué et de nombreux joueurs se perdront dans les méandres de cette intrigue. Mais peut importe… L’important est plutôt de savoir si Splinter Cell Pandora Tomorrow va de nouveau s’imposer comme la référence du jeu d’infiltration en apportant quelques nouveautés bien senties ou bien surfer sur la vague du succès et se contenter du minimum syndical.


D’entrée, le joueur se trouve en terrain connu et retrouve rapidement ses marques. Votre première mission se situe au Timor oriental, non loin de l’Indonésie, au sein d’une ambassade investie par des preneurs d’otages. Les commandes ne semblent pas avoir évolué d’un poil. Sam Fisher bénéficie toujours d’une palette de mouvements assez importante. Celle-ci s’est même quelque peu étoffée en proposant par exemple le passage de porte ultra rapide qui vous évitera quelques déconvenues lors de certaines missions. Sinon rien de bien nouveau ! On retrouve toujours l’indicateur de discrétion ainsi que les différents filtres optiques (vision infrarouge et thermique) qui ont fait la renommée de Splinter Cell premier du nom.
Pour être tout à fait honnête, on ne peut s’empêcher d’être un petit peu déçu tant Pandora Tomorrow ne semble être qu’un "calque" de son prédécesseur, une sorte de add-on de luxe. Et il est vrai qu’aucune innovation marquante ne viendra troubler la progression d’une aventure au gameplay bien huilé.


Cependant, on découvre petit à petit quelques améliorations notables. Des détails certes minimes mais qui accumulés finissent par remporter notre adhésion. Tout d’abord, le level design est plus inspiré et plus diversifié : de la jungle indonésienne aux ruelles de Jerusalem, le soft donne aux environnements extérieurs une place plus importante et le joueur est moins confiné dans les interminables couloirs d’un obscur labo. Certains épisodes se détachent même par leur originalité tel celui se situant lors d’un trajet ferroviaire Paris-Nice et qui vous obligera à des acrobaties digne d’un Steven Seagal dans Piège à Haute Vitesse (qui a dit que j’avais mauvais goût en terme de ciné ?).
L’autre amélioration concerne l’IA de vos ennemis qui semble nettement plus pointue et exigeante en terme de discrétion. Plus encore que dans le premier titre de la série, il faudra se fondre dans l’obscurité, repérer et mémoriser le déplacement des gardes et éviter toute attaque directe. Rares sont les missions vous autorisant à faire feu et à abattre vos ennemis. Une simple détonation suffit souvent à passer au niveau de sécurité supérieur ou à provoquer l’échec pur et simple. De plus, les différents gardes s’avèrent bien plus réactifs et méfiants, n’hésitant pas à vous traquer au moindre soupçon ou bien à s’aventurer dans les zones d’obscurité qui ne suffiront plus à assurer votre parfaite sécurité. Les gadgets mis à votre disposition ne seront pas de trop pour vous sortir des situations d’urgence.


Mais ce qui avait catapulté Splinter Cell en haut des classements était sa réalisation graphique et en particulier une gestion des ombres et des lumières jamais vue auparavant. Pandora Tomorrow allait-il mettre la barre encore plus haut ? Même si l’animation du personnage éponyme semble encore s’être affinée, on ne note pas de grande différence entre les deux opus. Ceci dit, est-il possible d’améliorer l’excellence ? Le jeu est toujours aussi magnifique et propose quelques effets lumineux assez bluffants. Les démos distillées lors du dernier E3 semblent indiquer que le troisième épisode proposera une réelle évolution et constituera la nouvelle référence en la matière.


En définitive, ce Splinter Cell Pandora Tomorrow sur Gamecube s’avère un très bon portage d’autant qu’Ubisoft, fidèle à son habitude de différencier les différentes versions, a gratifié cet épisode d’une mission exclusive se situant dans la jungle indonésienne. Beau geste… Evoquons rapidement une connectivité GC-GBA toujours aussi anecdotique…
Malheureusement, un gros point noir vient ternir cet élogieux bilan. En effet, si Pandora Tomorrow ne constitue qu’une simple déclinaison, les versions Xbox et PS2 bénéficient d’un mode multijoueurs particulièrement novateur et efficace. Ce mode, véritable jeu à lui seul a totalement disparu dans cette version Gamecube. Ubisoft n’est pas à blâmer, loin de là ! Cette absence n’est due qu’à la politique étriquée du constructeur japonais en matière de on-line. A quoi donc servent ces modems broadband que Nintendo fait payer si chers ? Espérons que ceci amène la célèbre firme nippone à réfléchir sur sa stratégie de développement qui, une nouvelle fois, prive les joueurs d’une expérience ludique particulièrement jouissive.
Reste que Splinter Cell Pandora Tomorrow reste un jeu de haute volée qui s’inscrit dans une série qui n’a pas fini de faire parler d’elle.
    Par Phil    

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