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Titre : Le seigneur des anneaux : le retour du roi (gc)
Support : GameCube
Editeur : Electronic Arts
Année : 2003
Genre : Beat them all
Date de sortie :



Graphisme
9/10

L’esthétique très photogénique, mais pas encore photoréaliste, nous convainc par sa capacité à transcender les limites de la console alors qu'elle n'affiche qu'une joliesse de façade, observable sur certains visages peu marqués et quelques textures moins fines. Certains effets graphiques comme les particules d'eau font déjà office de références. En tous cas, la partie technique remplit son contrat haut la main. Un grand spectacle tape à l'œil, mais super efficace. On peut toutefois regretter la faible qualité de compression des vidéos extraites du film.
Son
8/10

Les thèmes de Howard Shore sont repris à la note près, seule la grandiloquence cinématographique leur fait défaut. Ils sont en tous cas choisis avec goût pour habiller les différents menus et scènes du jeu. En revanche, il faut relever la bien piètre qualité de la performance des doubleurs (pour la plupart, ceux qui ont doublé le film en français) qui confine souvent au ridicule. Les bruitages remplissent leur office en mettant en vie ce joyeux foutoir.
Jouabilité
8/10

La raideur des personnages, que l'on pouvait déjà constater sur l'épisode précédent, est désormais compensée par une relative facilité à sortir les combos. De nombreuses possibilités d’action se présentent sans que l'on ne s'y perde jamais. La jouabilité a été simplifiée (une même touche pour agir sur les différents mécanismes ou utiliser les lances qui traînent sur le champ de bataille) pour pouvoir fédérer toute la famille devant l'écran, et ce malgré un mode deux joueurs qui aurait mérité davantage de liberté (notamment un champ d'action plus vaste).


Intérêt Global : 8/10


Genre aujourd'hui considéré comme éculé (à l'instar du Shoot'em up), le Beat'em all a pourtant hier animé nombreuses de nos soirées grâce à ses avatars que furent Double Dragon, Street of Rage et autre Final Fight.
Après l’ère des 16 bits, technologie aidant, les développeurs se sont mis à explorer d'autres voies qui ont mené vers d'autres dérives. En écartant le mouvement Revival, les éditeurs sont allés chercher midi à quatorze heures pour nous pondre des concepts de plus en plus alambiqués, dans lesquels la vachette devra passer sous le portique alors même que le joueur portera un kilo de pommes qu'il aura préalablement épluchées avec l'appendice caudal du ruminant qui, etc. etc.
Tant pis pour eux. C'était la quête de sens…


Electronic Arts ira pourtant piocher dans le genre Beat'em all son inspiration nouvelle. Doit-on douter qu'ils aient saisi l'opportunité de caresser les joueurs old-school dans le sens du poil ? Il s'avère surtout que l'énôôôôôôôrme licence du "Seigneur des Anneaux" est on ne peut plus apte à être transposée numériquement dans ce style de jeu. Effectivement, les grosses batailles épiques, à gros coups d'épées dans le tas d'orcs, sont belles et bien représentées dans ce "Seigneur des anneaux : le retour du roi". Mais les puristes regretteront justement que seul l'aspect épique de l'œuvre de Tolkien/Jackson soit mis en exergue. "Le Seigneur des Anneaux" aurait aussi bien pu être un road movie, un thriller, que sais-je encore, dont l'ambiance aurait également pu être retranscrite par un Survival, un jeu d'aventure ou bien encore un RPG (ce qui va se produire à la fin de cette année via le jeu "Le seigneur des Anneaux : le Tiers Age").

Oui mais non ! A deux reprises, Electronic Arts a choisi la forme Beat'em allesque pour exploiter la licence qu'eux seuls pouvaient se payer. On obtient alors un jeu qui bénéficie des outils techniques et des moyens humains supra-performants de l’éditeur. Le résultat, spectaculaire, nous en met plein les yeux, les oreilles et le pad.
Cependant, le désir d'associer ce genre résolument destiné aux hardcore gamers et LA licence grand public du moment enfante un jeu hybride, un peu démago, c'est-à-dire sans véritable parti pris sinon celui d'attirer le tout-venant. Ainsi, "Le retour du roi" n'est pas trop pointu, pas trop long, pas trop dur.


Via l'interface visuelle d'un cercle qui se remplit en fonction du décompte de vos victimes, les combos vous permettent de gagner des Points d'expérience. Ces points vous permettent à leur tour, d’acheter des capacités supplémentaires. Ces nouvelles capacités, sans révolutionner la prise en main, affirment les styles de combat des différents personnages à incarner : empoisonnement du bout des dagues des Hobbits, efficacité supérieure des flèches de Légolas, combos plus dévastatrices, entre autres caractéristiques.
Chacun des héros, suivant sa race, provoque une expérience de jeu différente avec sa gestuelle caractéristique et ses animations propres. Comme au bon vieux temps, Aragorn fait office de personnage parfaitement équilibré. Légolas est le frêle archer qui excelle au combat de loin. Gimli, le bourrin de service, excelle au corps à corps. Gandalf, le magicien, distille ses sorts avec la même dextérité que Légolas son arc. Enfin, les Hobbits remplissent plutôt le rôle de sous-personnages peu efficaces mais il est néanmoins appréciable de les retrouver dans l’aventure. Et c'est justement là que réside la force du jeu : il mêle le plaisir de retrouver l'épopée de nos héros avec les composantes classiques du Beat’em all.


En ce qui concerne plus précisément le déroulement de l’aventure, après un premier niveau en incipit faisant office de tutorial, la sélection des chapitres s’effectue via un magnifique menu. Y figurent trois voies différentes, qui représentent chacune une route empruntée par un individu (dans le cas de Gandalf) ou un groupe de personnages qui finiront par se rejoindrent en fin de quête. Fondamentalement, le cheminement se déroule sans grande surprise. Il sera toutefois possible, une fois l’aventure terminée, de refaire les niveaux des Hobbits, par exemple, avec un des autres protagonistes ou, à l’inverse, de cheminer sur les remparts de Minas Tirith (réservés dans un premier temps au magicien blanc) avec Sam ou Frodon.

A l’image du précédent volet, il est à noter que des interviews, des dessins préparatifs et autres extraits du doublage du jeu s'ouvrent à vous au fur et à mesure de votre progression. Leur intérêt ne dépassant pas la simple curiosité, on ne s'épanchera pas sur le sujet.
Enfin, après avoir terminé le jeu, de nouveaux personnages (à faire évoluer, à appréhender, à apprécier…) deviennent jouables. On ne pourra hélas pas incarner Gollum, mais ne dénigrons pas…
Le mode 2 joueurs, cruellement absent de la version précédente, ravira les duettistes. Il n'est cependant que la réitération du parcours solo, ni plus ni moins ; comme souvent dans ce genre de jeux.


Pour juger de l'intérêt global du titre, il faudrait se demander si le challenge proposé est intrinsèquement acceptable, sans la licence LOTR… La réponse, pour cet opus, est définitivement : oui ! Alors que "Les Deux Tours" souffrait d'une maniabilité trop rigide pour être reçu à cet exercice, "Le retour du Roi" remplit parfaitement son rôle de sauveur du beat'em all. La grandiloquence du film, les possibilités d'actions et la licence au sens large sont suffisamment bien mis en valeur pour renouveler notre intérêt pour ce type de jeu trop vite oublié. "Le retour du roi" parvient, en outre, à s'inscrire dans les règles du genre par sa convivialité, sa maniabilité et sa courte durée de vie. Les fans hardcore de Peter Jackson pourront toutefois regretter les quelques libertés prises avec le scénar' des films.
    Par Gwen    

  Note des Lecteurs
   2 votes        détail des votes
 
guendokill  9/10 Le Retour du Roi
chris redfield  9/10 dommage quil n y ai que de la fight...