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Titre : Tony hawk's underground 2 (gc)
Support : GameCube
Editeur : Activision
Année : 2004
Genre : Action / Sport
Date de sortie :



Graphisme
7/10

Bien que modélisées avec extravagance, les différentes villes de Tony Hawk conservent leur cachet si particulier. Dommage que l’âge avancé du moteur 3D ne permette pas une meilleure finition générale.
Son
7/10

Tous les participants se doublent eux-mêmes, ce qui assure une certaine cohérence. Quant aux pistes musicales, on regrette juste qu’il n’y ait pas davantage de morceaux plus connus dans la playlist.
Jouabilité
8/10

Corrigé au fur et à mesure des épisodes, le gameplay de Tony Hawk est désormais difficile à prendre en défaut. Les habitués ne seront pas dépaysés, les autres s’en sortiront haut la main après quelques heures de pratique.


Intérêt Global : 7/10


Tous les ans à la même période, il revient. Mais qui donc ? Tony Hawk, voyons ! Sa première visite remonte maintenant à plus de six ans sur PlayStation. A l’époque, il nous avait appris à quel point faire du skate pouvait être cool. Puis, régulièrement, il revient nous montrer les nouveaux trucs qu’il sait faire. Tony, c’est un peu le grand frère qu’on n’a pas eu, notre pote quoi ! Même que l’année dernière, pour sa teuf annuelle, il nous avait entraîné loin des skate-parcs balisés pour nous faire connaître les joies underground du skate de rue. Aujourd’hui, il a ramené son "nouveau meilleur pote" : Bam Margera, rescapé de Jackass. La question est donc de savoir si on va se marrer autant qu’en 2003.

Tony et Bam ont décidé de faire le tour du monde dans un trip déjanté où seul le plus barré gagnera. Pour les aider dans cette lourde tâche, chacun a rameuté ses potes respectifs, et ça tombe bien, puisqu’on est maintenant intime avec Tony depuis plusieurs années, on va lui filer un coup de main.


La rivalité entre Tony et Bam sert d’abord de prétexte à un mode carrière qui consiste à se trimballer de ville en ville en remplissant des objectifs aussi divers que casse-cou. Cette fois-ci, pas d’apprentissage du skate, on rentre directement dans le vif de l’action. L’objectif est de récolter un nombre imparti de points de toutes les façons possibles et imaginables. Pour gonfler le score, les objectifs pourront être aussi variés que faire exploser des immeubles, tagguer à outrance, enflammer son board et autres joyeusetés.
Comme dirait MacBeth : "Il y a quelque chose de pourri au royaume de Tony." Et ce quelque chose, c’est le trublion, limite dégénéré, Bam Margera qui a ramené avec lui l’humour complètement débilisant de son émission Viva la Bam !, sorte de version hardcore de Jackass (oui, c’est possible). Le problème, c’est que tout le monde n’est pas client de l’humour "automutilatoire" du personnage et tous ses excès peuvent rapidement devenir très lourds.


Mais chez Activision, on a eu la gentillesse de penser également aux nostalgiques de l’époque bénie des skate-parcs, circuits que l’on parcourait en temps limité avec des objectifs simplistes, genre exploser le score ou suivre une ligne de lettres tout en réalisant une combo. Ces challenges, plus traditionnels, sont réunis dans le mode "classique", avec son chrono de deux minutes, ses scores imbattables et ses objets cachés dans des endroits impossibles. Une bonne idée qui permettra aux vieux briscards de la série de retrouver les joies d’antan ! Malheureusement, ce mode a aussi le défaut de ses qualités : il est trop classique et n’innove absolument pas. Alors, pour ceux qui ne trouveraient pas leur bonheur avec les deux modes de jeu proposés, il y a encore la solution de l’éditeur de parc, de l’éditeur de skate, de l’éditeur de persos, de l’éditeur de tricks, bref, Tony Hawk’s Underground 2 propose la panoplie complète du développeur frustré. Pour peu qu’on ait une nuit ou deux à perdre il est possible de se créer son propre petit jeu de skate rien qu’à soi.


Sur le plan technique, le soft n’apporte, là encore, aucune innovation. Le moteur 3D est bien rodé mais son ancienneté commence à se faire sentir. On a vu des niveaux plus grands ou plus complexes chez la concurrence. Les textures manquent toujours de finesse et aucun effet un tant soit peu remarquable ne vient égayer les parties. On regrette aussi, qu’a part Tony et Bam, les autres persos n’aient pas bénéficié d’un grand soin au niveau de leur modélisation.
Enfin, niveau gameplay, on n’est pas davantage surpris mais cette nouvelle version de Tony Hawk gagne encore un peu plus en maniabilité et en fun. Il est toujours possible d’aller arpenter les rues et les commandes sont désormais tellement bien rodées qu’il est bien difficile de rechigner à s’essayer à quelques figures. La partie musicale reste dans le ton des épisodes précédents et remplit son quota de hurlements pour jeunes fans de sports urbains.

Finalement, Tony Hawk’s Underground 2 continue sur la même lancée que son aîné et c’est peut-être le principale reproche qu’on pourra lui faire. On doute que l’humour (souvent limite) des nouveaux personnages suffise à rameuter les possesseurs de l’opus précédent.
    Par Ben Reilly    

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