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Titre : Fifa 06 (gc)
Support : GameCube
Editeur : Electronic Arts
Année : 2005
Genre : Sport / Football
Date de sortie :



Graphisme
6/10

FIFA a toujours eu une longueur d'avance sur PES dans le domaine des graphismes, mais avec FIFA 06 cette avance est en train de fondre comme neige au soleil. La modélisation des joueurs n'a vraiment plus rien de chatoyant, on reconnaît globalement leurs traits mais on préfèrerait finalement que le soft nous épargne les gros plans tant ceux-ci trahissent un flagrant manque de soin et de détails. Même Ronaldinho, pourtant parrain de l'édition 2006, n'est que grossièrement taillé dans les polygones. Les vues d'ensemble du terrain sont heureusement beaucoup plus convaincantes. Détail fâcheux, on ne discerne pas toujours très bien le ballon.
Son
8/10

Comme d'habitude, le juke-box d'EA réunit bon nombre de singles parmi lesquels on retrouve quelques affiches populaires comme Oasis ou Bloc Party. Mais à moins de passer du temps dans les menus de gestion du mode Carrière, on a peu l'occasion de les écouter. Au micro, on trouve Eugène Saccomano et Franck Sauzée, une paire de commentateurs surprenante pour un FIFA : si le verbe pittoresque de Saccomano n'a pas son pareil pour enflammer une retransmission radio, on est un peu moins sous le charme dans FIFA 06. Néanmoins, les commentaires sont presque toujours synchronisés, à l’image des ovations d’un public très réactif. Les ambiances créées par les spectateurs varient aussi agréablement d’un stade à l’autre.
Jouabilité
8/10

EA ne cache plus sa volonté de battre PES sur son propre terrain, c'est-à-dire en produisant des épisodes de FIFA de plus en plus réalistes. Même s'il s'avère parfois déconcertant, le gameplay de la série s'étoffe progressivement. Celui de FIFA 06 est donc plus complexe et nécessitera bien une bonne dizaine de matchs avant d'être relativement bien maîtrisé. On n'a aucun problème pour effectuer les actions habituellement réalisables en première intention (tir, passe, balle aérienne). Par contre assimiler les combinaisons, les dribbles et surtout les changements de stratégie donnent pas mal de fil à retordre, le pad de la GameCube n'étant pas non plus le plus adapté à ce type de jeu.


Intérêt Global : 8/10


Quand on teste un nouvel épisode de FIFA, on n’espère qu’une seule chose : c’est que l’opus en question nous surprenne et qu’il nous offre suffisamment de matériel, de manière à nous empêcher d’achever notre propos avec la rengaine habituelle, du genre "le nouveau FIFA apporte une mise à jour des équipes et des championnats mais on note au final bien peu d’évolutions par rapport à l’épisode précédent". Car cela ne vous aura pas échappé, on vous sert ce même tissu de banalités depuis plusieurs années, ce qui n’empêche d’ailleurs pas le soft de caracoler en tête des ventes à chacune de ses sorties.
Avec FIFA 06, on vous promet une conclusion différente puisque les développeurs ont accéléré leur marche vers une expérience de jeu plus réaliste. Et si le résultat s’avère plus ou moins heureux selon les phases de jeu, les évolutions elles sont bien réelles. Revue d’effectif.


Toujours plus de clubs !
EA a toujours mis un point d’honneur à ce que tout nouvel épisode propose davantage de joueurs et de clubs que l’édition précédente. Logiquement, FIFA 06 avance des chiffres records avec 10.000 joueurs et 21 championnats (soit 3 de plus que FIFA 2005). Parmi ces derniers, on retrouve les deux premières divisions des grands pays d’Europe mais aussi de nombreux championnats plus confidentiels comme ceux du Danemark, d’Autriche, de Pologne, du Mexique ou de Corée du Sud. Les anglais ont même droit aux troisième et quatrième divisions de leur championnat. Cette abondance anglophile pourrait paraître absurde à première vue, mais elle se justifie en fait totalement dans le cadre du mode Carrière.

Un marathon de 15 saisons en mode carrière
Des différents modes de jeu que propose FIFA 06 le mode Carrière constitue toujours l'aventure la plus excitante pour les joueurs solitaires. Ceux-là pourront à loisir changer d’équipe entre chaque saison en profitant des contrats qui leurs seront proposés. Ils pourront aussi opter pour le challenge ultime en acceptant d’atterrir dans une modeste équipe de D4 anglaise qu’il s’agira de faire monter de division en division, à force d’entraînement et de transferts, jusqu’aux coupes d’Europe. FIFA 06 ayant conservé une interface de gestion à peu près identique à celle de son prédécesseur, vous pourrez donc acheter ou vendre des joueurs, gérer vos partenariats avec les sponsors ou encore engager des préparateurs physiques pour telle ou telle catégorie de joueurs.


Les limites de la gestion
Ce n’est sans doute pas dans l’intérêt de FIFA de développer davantage l’interface de gestion. D’une part parce que les fans de ce type d’exercice exigent autrement plus de paramètres et se moquent bien de jouer les matchs, d’autre part parce que les possibilités actuelles suffisent à apporter un peu de variété dans le cadre d’une longue carrière. On se contente très bien d’être démarché par de nouveaux sponsors, de recevoir régulièrement les rapports de nos recruteurs ou d’apprendre de temps à autre qu’un évènement extérieur a agi en bien ou en mal sur le moral de notre équipe.

Les nouveautés 2006
En plus de la fatigue et des éventuelles suspensions, on doit en effet tenir compte du moral de l’équipe. Pendant les rencontres, un petit indicateur nous signale quelle équipe à l’ascendant (en fonction du score et des dernières actions réalisées) et si le moral est au beau fixe, plus grandes sont nos chances de réussir des combinaisons. En dehors du terrain, un autre facteur intervient : celui de l’entente du collectif, un paramètre qui se cultive quotidiennement et qui nécessite que la composition de l’équipe ne change pas complètement d’un match sur l’autre. Et ce n’est pas du vent : les effets sur le terrain se font véritablement sentir, spécialement en début de saison quand l’entente est au plus bas et que nos joueurs ne sont pas fichus d’aligner deux passes correctes de suite (ce qui aurait d’ailleurs légèrement tendance à agacer).


Un secteur défensif plus réaliste voire trop efficace…
On en vient au gameplay qui lui aussi a connu de nombreuses petites évolutions. Les premières concernent les défenses qui ont été encore renforcées. Depuis quelques années maintenant il n’est plus possible de foncer tout droit balle au pied et d’expédier une mine dans la lucarne. Désormais, les scores fleuves sont également en voie de disparition en raison d’un redoutable système défensif qui repose essentiellement sur le marquage. Oubliez définitivement les tacles qui se soldent invariablement par des coups francs et des cartons (même exécutés face au joueur). Marquez plutôt votre adversaire à la culotte (en maintenant le bouton adéquat pressé) pour le forcer à changer de direction ou à risquer un dribble. Et si votre opposant ne veut pas rendre la balle, n’hésitez pas à demander le soutien d’un second défenseur. Non seulement, les phases défensives sont remarquablement bien mises en scène avec tirage de maillot, contre-pieds ou attaquant acculé jusqu’à la ligne de touche, mais elles sont aussi agréables à exécuter, sollicitant astucieusement les gâchettes de la manette. C’est bien simple, les phases défensives n’ont jamais été aussi réalistes dans un FIFA. Revers de médaille, nous assistons parfois à des scènes cocasses qui démontrent que les programmeurs ne maîtrisent pas complètement ces nouvelles ficelles. Ainsi, on passe pas mal de temps à courir après le possesseur du ballon, ce dernier pouvant très bien battre en retraite sur toute la longueur du terrain, sans exécuter la moindre passe, pour finir par dégager en touche (voire en corner) sous l’effet de votre petit pressing…


Offensif de la tête aux pieds
Quant aux attaques, elles sont aussi plus réalistes. Les débordements et les passes en profondeur sont plus difficiles à réaliser. Parallèlement, FIFA 06 permet enfin de varier les combinaisons offensives : si se démarquer plein axe et tirer à l’intérieur de la surface de réparation s’avère toujours la meilleure méthode pour concrétiser, on peut désormais varier les plaisirs en marquant régulièrement de la tête à la suite de centres aériens ou de corners. Nos joueurs sont enfin à la réception des lobs et on ne voit aucune raison de ne pas en profiter puisque l’IA adverse inscrit 90% des buts de cette manière…
L’IA demeure en effet le point faible de FIFA 06 avec une forte tendance à répéter toujours les mêmes offensives. On note bien quelques variations de sa part en fonction des stratégies adoptées (défense en zone, piège du hors jeu, attaques par les ailes, etc.) mais au final, on finit généralement par récupérer la balle ou par encaisser un but de la même manière.

Une fois n’est pas coutume, le nouveau FIFA abandonne en route quelques bonnes idées introduites par l’opus précédent. On pense surtout aux coups de pieds arrêtés et aux remises en jeu que l’on est ici forcé de jouer en aveugle. Toute l’interface des coups francs a même carrément disparu ! Que ceux qui se plaignaient de marquer trop facilement lors de ces phases de jeu dans FIFA 2005 se rassurent, ils ne sont pas prêts d’en caser une façon Beckham dans la nouvelle édition.


EA nous annonçait un opus plus réaliste et, comme beaucoup de confrères, cette promesse nous poussait surtout au scepticisme, mais force est de reconnaître que, sans atteindre le gameplay éprouvé d’un Pro Evolution Soccer, la série des FIFA s’est enfin engagée sur les bons rails. Les graphismes de l’édition 2006 sont peut-être moins séduisants (la "faute" au nombre toujours grandissant de joueurs), mais on joue à ce nouveau FIFA d’une manière nouvelle et surtout beaucoup plus intéressante que dans les précédents épisodes, ce qui en soi est déjà énorme.
Enfin, le soft dispose d’une durée de vie toujours aussi hallucinante entre un solide mode carrière, une pléthore de défis à relever et de bonus à débloquer et un mode Fiesta (mini championnat en multijoueurs) pour jouer entre obsédés du ballon rond.
On prie désormais pour que FIFA 07 aille dans le même sens, corrige les quelques lacunes de l’IA et qu’elle en profite même pour l’étoffer. PES aura alors de sérieux soucis à se faire.
    Par Herman    

  Note des Lecteurs
   4 votes        détail des votes
 
laclasseabitbol  3/10 tssss....
wolwerine  6/10 decu
marchnic  9/10 ça n'engage que toi mec
noodless  2/10 NUL archis NUL pire qu'avant