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Titre : Prince of persia : les deux royaumes (gc)
Support : GameCube
Editeur : Ubisoft
Année : 2005
Genre : Action / Plate-forme
Date de sortie :



Graphisme
7/10

Les animations, et plus particulièrement toutes celles qui concernent le prince, sont comme toujours de toute beauté. A l'inverse, les textures sont parfois assez pauvres, ce qui entame un peu notre enthousiasme devant un bilan graphique néanmoins flatteur. Les cinématiques sont, quant à elles, toujours aussi redoutables pour provoquer l'immersion.
Son
7/10

Les ambiances orientales sont bien rendues et la gestion spatialisée du son, en fonction de la position de la caméra par rapport au personnage, est tout simplement bluffante. Par contre, les voix sont étouffées et obligent souvent à monter exagérément le volume du téléviseur.
Jouabilité
10/10

C’est parfait. Dans ce troisième épisode, la manette s'apparente véritablement à une extension naturelle du joueur.


Intérêt Global : 9/10


Mes amis, réjouissez-vous, le prince est de retour ! J’en vois qui se lèchent déjà les babines, cependant nous ne parlons évidemment pas des biscuits chocolatés, mais bien du prince de perse qui reprend du service dans un troisième opus sur consoles "ex-nouvelle génération". Cette fois-ci, notre prince aura fort à faire puisqu'il affrontera non seulement l’ignoble vizir mais également son double, le Dark Prince, une seconde personnalité aussi latente que maléfique.


Rappelons, pour mémoire, que le prince de perse est apparu pour la première fois sur PC en 1990. Le titre avait révolutionné le monde des jeux vidéo, d'abord par la variété des mouvements de son héros, ensuite par ses animations d'une fluidité alors inédite. Si d'autres épisodes ont suivi sur PC, dont un Prince of Persia 3D qui n'aura pas laissé de trace indélébile, c'est surtout à Ubisoft que l'on doit le renouveau de la licence en 2004 avec Les Sables Du Temps, suivi de près par L’Ame Du Guerrier. Ces deux titres ont reçu un accueil chaleureux, à la fois de la part du public et de la critique, qu'ils doivent notamment à de nouveaux éléments de gameplay (l’introduction des "sables du temps" est une véritable idée de génie permettant de nombreux retours en arrière) mais aussi à une continuité par rapport au premier Prince of Persia : un savant mélange de plate-forme et d’action dans une ambiance orientale. Eh bien, tenez-vous à votre pad car Ubisoft a fait encore plus fort avec Les Deux Royaumes.


Un retour difficile
Ereinté par ses combats dans L’Ame Du Guerrier, le prince revient à Babylone pour y goûter un repos bien mérité. Hélas, il découvre une Babylone dévastée par la guerre, en proie aux flammes et à la destruction. Evidemment, l’ignoble individu derrière cette catastrophe n’est autre que le Vizir, son ennemi de toujours. Le prince devient alors un fugitif au sein de son propre royaume. Son seul but est désormais de détruire le Vizir et ses lieutenants. Il devra pour cela franchir un certain nombre d’épreuves mélangeant plates-formes et combats au cimeterre. On retrouve donc le même principe qui régit Prince of Persia depuis ses origines : franchir des salles qui sont autant de puzzles à résoudre, en grimpant sur des poutres et en franchissant des gouffres, tout en zigouillant quelques gardes en chemin.

Mais cet opus regorge aussi de bon nombre d'améliorations avec notamment une grosse nouveauté en la présence d’un double maléfique : le Dark Prince. Véritable reflet de l'âme noire du prince, cet alter ego a été réveillé par les sables du temps. Pendant l’aventure, vous incarnerez à tour de rôle les deux personnalités, chacune possédant ses propres forces et faiblesses. Le côté obscur vous donne de plus grands pouvoirs mais aussi une contrainte supplémentaire : votre niveau de vie diminue régulièrement, vous obligeant à reprendre régulièrement des forces (grâce aux sables du temps) et à finir plus rapidement vos missions. Ce nouveau paramètre s'avère particulièrement stressant, vous poussant à aller toujours plus vite, voire trop vite...


Jouabilité de feu
L'entrée en matière vous place directement dans le feu de l’action, au milieu d’une cité en ruines, ne vous laissant guère le temps de tergiverser et de vous familiariser avec les commandes. Et là, on touche du doigt la force de ce titre : une jouabilité à toute épreuve. On a rarement vu commandes aussi intuitives et prise en main aussi accessible. Pris dans la tourmente, on se surprend même à improviser des mouvements qui se révèleront effectivement payants pour se sortir d’une situation périlleuse. Manier le prince et enchaîner les acrobaties s'effectuent toujours avec le même plaisir et sont sources perpétuelles d’amusement. Inévitablement, nous nous retrouvons dans la situation habituellement peu enviable de dépendant : ce nouveau prince de perse est une drogue dure dont il est impossible de décrocher.


Un level design de dingue !
Heureusement que la maniabilité est irréprochable car les développeurs se sont lâchés sur les énigmes, obstacles et environnements. Le prince devra faire preuve d’une agilité sans précédent pour franchir les gouffres ou pour éviter les pieux et autres joyeusetés du même genre. Ubisoft s'est tout bonnement surpassé, en renouvelant les difficultés avec une certaine délectation (remarquons le retour attendu des planches à clous) et en élaborant des décors toujours plus grandioses. Par ailleurs, les ennemis sont bien présents, mais sans être aussi envahissants que dans L’Ame Du Guerrier. Ce nouvel opus met donc davantage l'accent sur l’aspect plates-formes que sur les combats, ce qui correspond sans doute mieux à l'esprit de la série.

Notons toutefois que le niveau de difficulté des combats est très bien calibré, privilégiant la dimension intuitive aux combos, même si, d'une manière générale, l’idée est surtout d’éviter les combats en privilégiant la solution furtive.


Le cube peut mieux faire
Côté graphismes, on attendait un peu mieux. C’est plutôt bien fait, les éclairages sont corrects, mais les textures sont loin d’être satisfaisantes pour la console de Nintendo. Les flous, notamment, prédominent un peu trop dans les endroits sombres. Ceci dit, Ubi se rattrape avec les animations du prince : c’est toujours aussi fluide et naturel. Les musiques sont aussi redevenues plus sages, après les écarts métalliques du précédent opus, et sont donc plus en accord avec l’ambiance orientale du soft.

Au final, malgré quelques faiblesses graphiques, ce prince de perse se consomme sans modération. La progression de la difficulté est parfaite, permettant une avancée sans trop de heurts, même si certaines phases vous donneront forcément un peu plus de fil à retordre.
Prince of Persia : Les Deux Royaumes est assurément l'épisode de la maturité. Ubisoft a extrait la quintessence des deux épisodes précédents, tout en y ajoutant des nouveautés, pour nous mitonner un jeu à la qualité indéniable qui doit absolument figurer sur la liste des cadeaux à se faire offrir pour Noël.
    Par Tof    

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