La "Mario Party mania" peut de nouveau battre son plein sur GameCube pour le plus grand plaisir des aficionados du jeu de plateau le plus connu du monde vidéoludique. Rappelons, pour mémoire, que la série a commencé sur Nintendo 64 créant, à l’époque, une mini révolution grâce à ces minis jeux infiniment conviviaux en multijoueurs. Pas moins de trois épisodes furent développés sur la 64 bits de Nintendo avant qu’Hudson Soft, développeur officiel de la série, ne passe sur la console cubique avec à ce jour quatre épisodes de valeur malheureusement inégale.
Késako ?
Alors, pour tous ceux qui n’auraient jamais joué à un Mario Party, les règles du jeu sont simples. Il s’agit d’une espèce de "jeu de l’oie" où le but est de récolter un maximum d’étoiles dorées. Pour obtenir ces étoiles, vous devrez récupérer des pièces d’or qui vous seront distribuées lors de votre parcours sur le plateau et lors des minis jeux vous opposant aux autres joueurs. Et c’est dans ces minis jeux que se trouve toute la richesse de Mario Party. Ces derniers sont vecteurs d’amusement forcené à la limite de l’hystérie dès que quatre personnes décident de se réunir autour de la console. Le principe de ces minis jeux est souvent simplissime, à la limite du stupide, n’exigeant souvent que la maîtrise du stick et d’un seul bouton. Cette simplicité implique un gameplay hors normes, mettant sur un pied d’égalité les joueurs novices et les joueurs expérimentés. Entre deux minis jeux, les plateaux réservent également leur lot de surprises avec leurs pièges, leurs bonus cachés et autres joyeusetés qui peuvent vous faire louper une étoile au dernier moment.

Mais rentrons dans les détails de ce Mario Party, septième du nom. On retrouve les modes de jeu habituels : le
mode Party, autrement dit le multiplayer, le
mode Solo, la boutique, qui permet d’acheter des souvenirs, et des modes qui permettent de rejouer à tous les mini-jeux débloqués. Le joueur expérimenté que vous êtes se demande où se trouvent les nouveautés dans ce titre. Eh bien, même si le gameplay n’a pas bougé d’un poil, Hudson Soft a tout de même réalisé quelques efforts d’innovation.
Huit, ça suffit !
Commençons par le
mode Party. Celui-ci vous permet de jouer à plusieurs, mais vous limitait habituellement à quatre joueurs. Ici, tenez-vous bien, Hudson propose un mode huit joueurs !! Evidemment, la question qui vient tout de suite à l’esprit, c’est comment gérer huit joueurs avec quatre manettes ? C’est tout bête, les jeux à huit joueurs sont suffisamment simples pour que chacun puisse se contenter d’un stick et d’un bouton. Il est ainsi possible d’affecter deux joueurs à une seule manette GameCube, cette dernière possédant deux sticks analogiques. Le calcul est vite fait ; huit joueurs peuvent donc jouer simultanément grâce à ce système. Pendant les phases de plateau, les joueurs se déplacent en binôme sur la carte. Par contre, certains minis jeux sont réellement faits pour huit joueurs et Hudson en a intégré ici une douzaine. Les parties, dans cette configuration, sont éminemment jouissives et l’ambiance est forcément au rendez-vous.

Autre amélioration par rapport au titre précédent, le
mode Solo vaut désormais le coup d’être visité. Il consiste en des challenges à remplir sur les différents plateaux proposés en multi, mais cette fois-ci face à un adversaire unique. Cela va de l’obtention de deux étoiles avant l’adversaire à la réparation de vieux moulins, en passant par la collecte de 100 pièces ou l’attaque d’un boss de fin de niveau. Lors de ces parties, les déplacements sur le plateau jouent un rôle plus important que les minis jeux. Une bonne tactique et bien sûr le facteur chance seront à prendre en compte si vous souhaitez finir ce mode, même si la difficulté des challenges demeure toute relative.
C’est bien fichu
Au niveau réalisation, on ne peut pas reprocher grand-chose à ce Mario Party. Durant les minis jeux, la maniabilité est au rendez-vous ; vous ne pesterez pas sur des contrôles approximatifs, ici tout répond au millimètre. Les plateaux ont également gagné en dynamisme, moteur qui manquait cruellement aux deux épisodes précédents : les personnages arpentent les cases à vitesse grand V, les mondes sont aussi de taille plus raisonnable.
Certes, les graphismes ne poussent pas la GameCube dans ses derniers retranchements. Les textures sont basiques mais, et c’est bien là l’essentiel, les minis jeux restent toujours très lisibles. Les effets ont été particulièrement soignés et participent pour beaucoup à la bonne impression graphique dégagée par cet opus. Du côté du son, chaque plateau possède sa propre patte musicale : musique orientale, accordéon… Les airs sont en général bien choisis même s’ils peuvent se révéler assez vite soûlants.
Au final, ce
Mario Party 7 ne fait pas honte à la famille, il redore même un peu le blason de la série grâce à ses modes 8 joueurs et Solo. Alors, d’accord, on peste toujours autant sur les dialogues aussi lents qu’interminables et sur le micro (inclus avec le jeu) toujours sous-exploité et même quasiment inutile. Cependant, l’impression globale reste bonne grâce à une réalisation sans faille et un nombre conséquent de minis jeux comme seul Hudson sait les faire. Et puis, on n’a pas encore trouvé mieux qu’un épisode de Mario Party pour réconcilier jeux vidéo et convivialité.