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Titre : Rainbow six : vegas (pc)
Support : PC
Editeur : Ubisoft
Année : 2006
Genre : FPS tactique
Date de sortie :



Graphisme
8/10

Rainbow Six Vegas se déroulant essentiellement à Las Vegas, les développeurs ont saisi l’occasion pour nous montrer leur savoir-faire en affichant des palaces et des casinos bardés de superbes néons, lumières et autres artifices visuels. Il faudra par contre être équipé de la toute dernière bête de course pour en profiter (deux points en moins pour cette raison). Les soldats, amis comme ennemis, sont vraiment bien reproduits, à tel point que l’on parle dans les forums d’une possibilité prochaine de plaquer des photos persos sur le visage des personnages existants (en mode multi). A suivre…
Son
10/10

Aucun souci : les voix sont disponibles dans la langue de son choix (merci à Ubisoft qui reste fidèle à son habitude) et la musique s’avère particulièrement prenante, puisant ses sources non pas du côté d’Hollywood pour une fois mais plutôt vers l’univers des séries d’action comme 24 Heures Chrono ou The Unit, ce qui donne un style très rythmé collant particulièrement bien au style de Vegas. Les bruitages relatifs aux armes sont bien sonores, ce qui devient de plus en plus rare dans ce type de jeu…
Jouabilité
8/10

Rainbow Six Vegas a fort heureusement appris des erreurs du passé (cf. son prédécesseur particulièrement inintéressant) et a également tenu compte des acquis de la concurrence. Au final, on a droit à un FPS tactique très facile de prise en mains, avec une gestion des équipiers exemplaire de simplicité et d’efficacité. Même SWAT, pourtant l’expert en la matière, devrait s’en inspirer ! Le remplacement du mouvement de "lean" par la possibilité (en une touche) de se planquer le long d’un mur ou d’un obstacle pour tirer à l’abri est également très appréciable.


Intérêt Global : 8/10


Rainbow Six Vegas ferme la marche d’une longue lignée qui a beaucoup oscillé entre le FPS tactique, très tactique même, et le FPS arcade pour ne pas dire bourrin. Inutile de se le cacher, la série ne semblait pas vraiment engagée sur les bons rails avec Rainbow Six Lockdown, épisode qui provoqua la colère des joueurs. Il était temps que Vegas arrive pour réconcilier les accros de l’action et les aficionados de la tactique avec ses graphismes clinquants et un gameplay bien plus consistant.


Les histoires servant de trame aux épisodes de Rainbow Six sont inspirées d’un roman de Tom Clancy décrivant la création d’un groupe de choc créé par les Nations Unies pour répondre à la menace terroriste. Suite au gros succès de librairie remporté par cet ouvrage, une série de jeux a vu le jour dont les premiers volets suivirent la même ligne directrice : en réponse à une action terroriste, le joueur prenait place au sein de l’unité Rainbow ; il planifiait patiemment l’opération à venir (équipements, voies d’entrées et déplacements en détails, etc.), puis l’action proprement dite débutait, le jeu passant alors en mode FPS. Par la suite, tout le côté planification disparut, tout comme la qualité et l’intelligence de scénario malheureusement, avec le piètre résultat que l’on sait...
Heureusement, Rainbow Six Vegas ne se contente pas de reprendre le flambeau, il relève aussi le niveau ! Les concepteurs ont une fois encore choisi d’oblitérer toute planification de l’intervention mais en compensant cette absence par une brillante réalisation et un gameplay à la fois fin et souple.


En solo, Vegas propose deux modes de jeu mais on laissera vite de côté l’option "Chasse", peu intéressante. Elle nous invite à agir seul sans équipier, face à un nombre prédéterminé d’ennemis à éliminer un par un (un décompte s’affichant à l’écran). Un mode à utiliser comme training, peut-être… La campagne classique, par contre, se révèle passionnante d’intensité et de fureur : peu de répit nous est accordé ; les confrontations y sont quasiment constantes. Attention, Vegas n’est pas du tout typé "Arcade", loin de là : le "bourrinage" ne mènera qu’à votre perte. En effet, s’il est possible d’imposer deux types de règles d’engagement à ses équipiers (assaut ou infiltration), cela ne changera guère le résultat si l’on ne met pas en pratique une tactique de progression et d’intervention réfléchie. A ce titre, on équipera ses armes de silencieux (les équipiers en feront de même automatiquement) et l’on optera pour une progression furtive et lente, en déployant intelligemment ses hommes de manière à se couvrir mutuellement en cas de rencontre hostile.

Pour gérer au mieux ses deux "team-mates", l’interface tactique est un modèle du genre, se faisant oublier complètement et devenant même un élément naturel au fil du jeu. Il est ainsi possible d’ordonner, à l’aide d’une même touche, à ses équipiers d’aller dans une direction ou à un endroit précis (à couvert de préférence). Devant une entrée, il est par exemple aisé d’ordonner à ses équipiers de se mettre en position pour pénétrer dans une pièce et la sécuriser, au choix, à la grenade ou au fusil d’assaut. Auparavant, on aura utilement déployé une caméra à fibre optique et visualisé les cibles éventuelles se trouvant derrière. On pourra ainsi désigner deux cibles comme prioritaires pour les deux équipiers, ce qui est très utile pour se débarrasser d’ennemis menaçant un otage ou sur le point de déclencher une bombe.


A part la mission introductive (au Mexique), ce nouvel épisode de Rainbow Six se déroule intégralement à Las Vegas, dans les palaces et casinos qui ont fait la renommée de cette ville de néons et de lumières. De ce fait, les affrontements ont lieu presque constamment en milieu urbain, dans d’immenses salles de jeu et de spectacle, et donc judicieusement pourvues de plusieurs entrées, voire de plusieurs niveaux, tous accessibles simultanément. A titre d’exemple, voici comment investir une énorme salle remplie d’ennemis : devant une première entrée, on visualise à l’aide de la snake-camera les cibles en vue puis on les désigne à ses hommes. On ordonne ensuite à ces derniers de passer cette porte pendant que l’on pénètrera par une autre, ce qui désorientera les adversaires, les rendant du coup plus faciles à éliminer. En effet, les ennemis ne devront pas être sous-estimés, aussi bien du point de vue de l’armement, souvent comparable à celui des Rainbow, que de l’IA, excellente au point de voir les survivants essayer de vous contourner en prenant des chemins imprévus ou non reconnus à l’avance ! Ensuite, si le salon à investir s’avère vraiment énorme, on pourra improviser, en désignant d’autres cibles à ses équipiers, ou en progressant en premier, ces derniers vous couvrant. Ainsi, il existe généralement plusieurs possibilités tactiques pour nettoyer une même pièce, l’essentiel étant de ne pas faire n’importe quoi et de se couvrir mutuellement. Si par malheur un équipier est blessé, il est possible de le soigner sur place. Et si c’est le joueur qui reçoit une balle, pas de medikit a ramasser ou de barre de vie a l’écran, mais sa vision se trouble à l’impact et il est recommandé de se mettre a l’abri en attendant que les choses reviennent a la normale, un peu comme dans Call of Duty.


En multijoueurs (le patch 1.02 est fortement recommandé), outre plusieurs types d’affrontements accueillant jusqu’à 16 joueurs, on découvre avec ravissement deux modes coop’ ("Chasse" et "Campagne") permettant à 4 joueurs de rejouer ensemble les maps de la partie solo. Un énorme "plus" très agréable pour jouer à plusieurs à un titre malheureusement bien trop court, une dizaine d’heures suffisant à boucler la campagne en individuel.

Alors évidemment, tout n’est pas parfait, ce serait trop beau. Quelques gros reproches sautent aux yeux : d’abord, le jeu nécessite un ordinateur de compétition. A titre d’exemple, sur un PC AMD 3200+ avec 1 Go de RAM et une carte vidéo Geforce 6800 ultra, le jeu n’est fluide qu’en petites résolutions et en désactivant toutes les options graphiques intéressantes. Changement radical sur un Dualcore 6600 avec 2 Go de RAM et une ultra puissante Geforce 8800 GTX : avec toutes les options graphiques à fond et en 1920 par 1200, Vegas devient tout à coup très fluide, magnifique de couleurs et de lumières, ce n’est carrément pas le même jeu ! Mais bien évidemment, tout le monde n’en profitera pas dans les mêmes conditions…


Ensuite, dépourvu de système de sauvegarde/rechargement, Rainbow Six Vegas utilise un système de checkpoints très énervant car imposant de revivre parfois de très longs passages difficiles, et au bout de 26 échecs, cela peut lasser… Enfin, on se rendra compte au fur et à mesure des missions composant les six parties de la campagne solo que la difficulté va croissant, ce qui est évidemment logique et compréhensible, mais cette difficulté est par contre très mal dosée vers la fin des événements, occasionnant des frustrations qui peuvent déconcerter après les premières heures très agréables, quoique frénétiques, de ce FPS tactique.

Les joueurs richement équipés et qui sauront passer outre ces menus écueils se trouveront en présence d’une des meilleures surprises de cet hiver. Rainbow Six Vegas offre une bonne campagne solo et surtout de longues heures de coop’ avec trois amis. C’est bien la première fois qu’un portage de titre de consoles vers le monde PC est aussi réussi.
    Par Patrick Thanh    

  Note des Lecteurs
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rulio  /10 A CEUX QUI ONT LE JEU