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Titre : Ghost rider (ps2)
Support : PS2
Editeur : 2K Games
Année : 2007
Genre : Action
Date de sortie :



Graphisme
8/10

Au parti pris graphique résolument orienté BD, s’ajoutent des textures fines et des environnements riches en détails. Les animations sont loin d’être en retrait, notre héros bénéficie notamment d’une démarche chaloupée du plus bel effet ! Tête brûlée oblige, les effets de lumière qui épousent ses mouvements sont soignés à l’extrême. Bref c’est du tout bon !
Son
6/10

Même si les accompagnements rock se marient bien à l’ambiance gothique chaotique de Ghost Rider, on se lasse rapidement des guitares énervées et de leurs riffs enragés. Les bruitages parviennent heureusement à sauver la mise, à l’exception du ronronnement de notre moto qui surprend surtout par son manque d’expressivité. Une fois n’est pas coutume, les doublages français sont assez convaincants.
Jouabilité
7/10

Pour se défouler, Ghost Rider tombe à pic avec son mélange de baston et de courses en moto, le tout sur fond d’univers Marvel. Les phases de combat, quoique très classiques conviendront aux fans du genre. En revanche, les séquences à moto, bien qu’assez ludiques de prime abord, se révèlent rapidement fastidieuses, la faute à un level design particulièrement brouillon. En tout cas, quelle que soit votre expertise dans le domaine, vous progresserez sans trop de heurts, si tant est que vous ne vous lassiez pas trop vite de la répétition des affrontements.


Intérêt Global : 6/10


Que vous le vouliez ou non, vous n’avez pas pu passer à côté du battage médiatique provoqué par la dernière adaptation cinématographique d’une BD Marvel à savoir Ghost Rider.

Ghost Rider, c’est l’histoire d’un homme ordinaire, Johnny Blase, qui vend son âme au diable pour sauver son père (ce qui est déjà moins ordinaire). Conséquence directe de cet acte inconscient : à la nuit tombée, Johnny se transforme en "Ghost Rider". Chasseur de primes aux pouvoirs destructeurs, son rôle est de récupérer les âmes échappées de l’enfer pour le compte de Méphisto. Trahi par ce dernier, il se tournera finalement vers des desseins beaucoup plus nobles et n’hésitera pas à voler au secours de la veuve et de l’orphelin.


Moto et baston : un jeu pour bikers ?
Le gameplay se scinde en deux grands types de séquences : les bastons à pied et les déplacements à moto. Ces derniers, comme les premières, donnent lieu à des échanges musclés avec de nombreux ennemis. Pour faire face à l’opposition, vous n’êtes pas franchement démuni puisque vous arborez fièrement une chaîne enflammée dans la main droite et une arme à feu au canon scié dans la gauche. Du côté des séquences piétonnes, on retrouve les sensations typiques du beat’em all de base avec le système de combos cher aux fans du genre. Pour sa part, la moto vous demandera d’allier conduite sportive et utilisation adroite de votre chaîne fétiche. Dans un cas comme dans l’autre, Ghost Rider rentre gentiment dans le rang : on ne crie pas plus au génie qu’on ne hurle au scandale.


A la manière d’un God of War ou d’un Devil May Cry, les ennemis trépassés laissent derrière eux des orbes que vous vous empresserez de récolter et ce pour deux raisons : tout d’abord, elles vous permettent d’acheter diverses améliorations (des armes, une plus longue barre de vie, etc.). Ensuite, ces orbes remplissent petit à petit une jauge dédiée à une attaque spéciale qui élimine purement et simplement tous les ennemis dans votre entourage (à l’exception des boss). En marge de cette première jauge, on en trouve une seconde qui se remplit au fur et à mesure des coups infligés. Celle-ci permet de déclencher un second type d’attaque spéciale vous donnant notamment l’opportunité de tuer un ennemi particulier en absorbant son âme. La manœuvre s’avère particulièrement efficace contre les sbires les plus costauds. Vous n’êtes cependant pas obligé d’utiliser cette jauge de cette manière puisqu’elle représente aussi les munitions de votre fusil : à chaque tir, elle baissera inexorablement d’un niveau. En d'autres termes, libre à vous de procéder à des attaques fatale en "one shot" ou de préférer la bonne vieille méthode "cow-boy" !

Petit détail amusant, lors de vos combats, vous franchirez certains stades si vous arrivez à effectuer de belles combinaisons de coups sans en encaisser en retour. Vous passerez ainsi du statut de "Damned" à celui de "Brutal" en passant par "Condemned". Cool, mais à quoi ça sert ? Eh bien, certains ennemis sont entourés d’un bouclier protecteur qui ne sera pénétré que si vous avez atteint le niveau de puissance adéquat. Cette condition oblige à être particulièrement vigilant et à ne pas foncer bêtement dans le tas sous peine de voir tous vos coups absorbés par ledit bouclier.


Dans un premier temps, Ghost Rider parvient à vous captiver rapidement avec ses combats dynamiques et rigoureux. Le jeu peut aussi compter sur un séduisant système d’upgrade ainsi que sur une réalisation sans faille. Hélas, passée la première heure de jeu, la suite des évènements n’est qu’un enchaînement de combats sans grande inspiration. Il manque clairement une trame scénaristique qui, comme pour Le Retour du Roi, serait à même d’accrocher définitivement le joueur à sa manette. Ajoutez à cela des phases à moto qui lassent très rapidement et vous aurez compris que Ghost Rider, sans être un mauvais jeu, n’apporte pas grand-chose au genre. A réserver exclusivement aux fans du motard à la tête brûlée. Ces derniers s’amuseront sans doute plus que les autres à débloquer les nombreux goodies en rapport avec le personnage Marvel. En un mot comme en cent, si vous recherchez encore un beat’em all à l’ambiance délétère sur PS2, tournez vous plutôt vers l’excellent God Of War.
    Par Tof    

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