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Titre : Final fantasy xii (ps2)
Support : PS2
Editeur : Square Enix / Ubisoft
Année : 2006
Genre : RPG
Date de sortie :



Graphisme
10/10

Depuis son transfert sur Playstation, la série n’a cessé de s’affiner sur le plan visuel. Elle atteint ici son apogée avec ce qui sera probablement le dernier Final Fantasy sur PS2. Les développeurs ont acculé le monolithe noir de Sony dans ses derniers retranchements pour obtenir une meilleure cohésion entre cut-scenes, cinématiques, phases d’exploration et combats. Les environnements, et en particulier les paysages urbains, affichent une richesse inouïe, confortée par une bonne distance d’affichage. Revers de médaille, avant de pouvoir régaler nos pupilles, il faudra passer par de nombreux temps de chargement. Le soft distille aussi de grandioses cinématiques, dignes du film d’animation. Une des cinq plus belles réalisations sur PS2 !
Son
7/10

Les compositions ne déparent pas vraiment de ce que nous pouvions entendre dans les précédents épisodes, mais elles manquent singulièrement de caractère. Vous pouvez compter sur elles pour assurer un minimum d’ambiance mais ne vous attendez pas à des mélodies ensorcelantes. Sur ce plan, FF XII rentrerait plutôt dans le rang. Certaines cinématiques donnent lieu à de grandes envolées orchestrales mais la subtilité n’est pas toujours au rendez-vous ; on se croirait parfois dans Star Wars Episode 2. Les voix en revanche apportent davantage de tonus. Hormis deux ou trois personnages dont le ton sonne un peu trop théâtral, les répliques ne manquent pas de conviction et contribuent également à donner de l’épaisseur aux différents protagonistes.
Jouabilité
8/10

Traditionnellement, chaque épisode introduit un ou deux ajustements, c’est le cas ici avec un astucieux système de permis. Mais FF XII va plus loin en modifiant profondément son approche des combats. Les premiers pas dans la nouvelle aventure sont en conséquence un peu déroutants. Square Enix déroule ensuite tout son immense savoir-faire : malgré leur nombre, les menus sont suffisamment bien agencés pour préserver l’immersion. Le système des gambits étoffe la dimension tactique. Le dosage de la difficulté s’avère lui aussi des plus judicieux même s’il restreint finalement un peu les possibilités d’évolution. La liste des griefs est assez courte : des points de sauvegarde pas toujours bien répartis et des temps de chargement agaçants pour accéder à la map.


Intérêt Global : 9/10


Trois ans presque jour pour jour, c’est le temps qu’il aura fallu patienter avant de revoir Final Fantasy sur la console de Sony, son terrain de prédilection. C’est dire si ce douzième opus était attendu par toute une cohorte de fans frustrés de n’avoir pu goûter à son prédécesseur autrement que sur PC. Et encore, FF XI s’étant sensiblement éloigné du gameplay original pour profiter de l’engouement suscité par les MMORPG, beaucoup ne le considèrent que comme une simple parenthèse. Cette dernière se referme aujourd’hui avec un épisode plus beau, plus long mais aussi plus audacieux qu’à l’accoutumée.


Dès ses débuts, alors même qu’elle ne s’exprimait qu’en deux dimensions, la série se distinguait déjà par des scénarios dont la grandeur n’avait d’égal que l’exotisme de ses habitants. Bien évidemment, FF XII ne pouvait trahir ses aînés et si, comme la tradition l’exige, nous devons nous familiariser avec de tous nouveaux personnages, l’univers lui demeure toujours bien attaché à ses deux principales sources d’inspiration : Le Seigneur des Anneaux et Star Wars. Cette seconde influence n’a jamais été aussi palpable que dans ce dernier opus où l’on compte plus d’une ressemblance troublante avec la trilogie majeure de Georges Lucas. De sorte que vous établirez inévitablement quelques parallèles entre les deux œuvres. On pense notamment au personnage de Han Solo et à la trahison dans la cité des nuages qui ont tous deux leur pendant dans FF XII. Il ne sera pas question ici du déroulement de l’histoire proprement dit, celui-ci méritant d’être découvert avec son propre ressenti. Toujours est il qu’il se démarque indiciblement des précédents épisodes par sa maturité. La force du scénario repose davantage sur les suggestions que sur la découverte de vérités toutes nues, ce qui ne devrait pas déplaire aux joueurs les plus âgés (pour les autres, c’est déjà moins évident).

Quelques minutes de jeu seulement et déjà un premier constat : c’est beau, très beau, magnifique même. Par habitude, on s’apprêtait déjà à se rincer l’œil avec de superbes cinématiques en images de synthèse mais ce n’est finalement pas d’elles que nous vient cette si forte impression. Non pas qu’elles soient dépourvues de charme, bien au contraire, mais à la différence du passé le charme en question n’est plus rompu par l’irruption des ennemis. On en arrive à la principale évolution de FF XII : son système de combat.


Rebaptisé pour l’occasion ADB, pour "Active Dimension Battle", le système de combat s’inspire de la solution hybride prônée par les MMORPG, à mi chemin entre temps réel et tour par tour. En d’autres termes, il n’y a plus de rupture entre exploration et combat, les deux se déroulent dans des espaces ouverts en 3D. Il est d’ailleurs à noter que le très décrié Final Fantasy Crystal Chronicles s’était déjà un peu lancé sur la même piste. Bref, cette nouvelle approche nous laisse désormais le temps de voir l’ennemi arriver. Elle se prête aussi à des combats plus dynamiques, le rapport de force entre les deux camps pouvant évoluer en plein affrontement. Par exemple, un ennemi isolé peut recevoir le renfort de plusieurs autres collègues. De même, nous sommes désormais libre d’aller provoquer un affrontement ou au contraire d’éviter un combat perdu d’avance, voire de prendre la poudre d’escampette lorsque les choses tournent mal, tout ça en temps réel. Visuellement, Final Fantasy ressort indéniablement grandi de cette évolution. Certes, on avait fini par s’attacher à l’ancien système de combat, mais avouez qu’il paraissait tout de même un peu désuet surtout au regard de cut-scenes et de cinématiques toujours plus rutilantes.


En fluidifiant les transitions entre toutes ses étapes, Final Fantasy gagne en cohérence. Pour autant, la marque de fabrique de la série n’a pas été sacrifiée sur l’autel de l’intégration des combats. Chaque coup, chaque action demande toujours un temps de préparation, plus ou moins long selon l’expérience et la spécialité de son auteur. C’est à cet instant que les gambits entrent en jeu. Nouveauté FF XII, les gambits permettent d’automatiser certaines actions à l’aide de petites requêtes. Pas de panique, ces dernières sont très simplifiées. Pas besoin d’être administrateur en bases de données pour les apprivoiser. Quelques manips suffisent pour demander, par exemple, à untel de soutenir systématiquement l’offensive du leader ou à tel autre de lancer un sort de soin dès que la barre d’un allier diminue au-delà d’une certaine limite. La liste des gambits s’étoffe considérablement au fil de l’aventure, tout l’enjeu étant de bien doser les interventions d’attaque et de défense d’un personnage à l’autre et surtout de les agencer correctement par ordre de priorité. Bien plus subtil qu’il n’y parait, ce système enrichit les combats d’une agréable dimension tactique. Car si "programmer" tous les personnages de la même manière vous aidera à sortir victorieux des premiers combats, vous constaterez vite que ces gambits ne prennent tout leur sens que s’ils profitent des prédispositions des uns et des autres.


Transition toute trouvée pour vous parler des différents types de combattant. FF XII aborde le sujet de manière originale en nous laissant déterminer qui deviendra quoi. En effet, lors de leur première apparition, les 6 personnages récurrents nous arrivent sans véritable spécialité. En matière d’attaques à distance, de combat au corps à corps ou de maîtrise des différentes magies (noire, blanche ou verte), tous sont à peu près sur le même pied d’égalité. Il va nous falloir mettre le nez dans la grille des permis pour différencier petit à petit chaque membre et obtenir une équipe à la fois solide et complémentaire. Plus concrètement, c’est sur cette grille que nous allons dépenser les "PP" (pour points de permis) obtenus en accumulant les victimes, sachant que tout dans FF XII est sujet à permis : du permis d’utiliser une arbalète à celui de porter un casque de bronze, sans oublier les sorts, les compétences, les améliorations de statut et même l’acquisition de gambits supplémentaires.


Cependant, avant d’obtenir un archer, un magicien blanc, un mage noir et un épéiste, chacun expert dans son domaine, il va falloir partir d’une démarche volontariste et s’y tenir. En l’absence de caractéristiques de base bien différenciées, il est vrai que la tentation est grande de débloquer les mêmes permis pour tout le monde : les moins chers ou ceux dont on sait que l’arme correspondante se trouve dans l’échoppe la plus proche. Tomber dans ce piège revient aussi à se priver de toute une dimension de FF XII et notamment d'une des actions les plus gratifiantes à savoir les impulsions (attaques spéciales) dont vous n’obtiendrez les permis qu’en tentant de spécialiser vos protégés.

En plus d’un gameplay d’une profondeur insondable, FF XII avance aussi une durée de vie considérable. On a parlé d’un minimum de soixante heures de jeu. La vérité se situerait plutôt entre 80 et 100 heures en fonction de votre investissement dans les quêtes annexes et de vos expérimentations en matière de sortilèges et de gambits. Le plus fou, c’est que vous pouvez très bien boucler l’aventure tout en passant complètement à côté de Final Fantasy XII. C’est en vous impliquant dans l’aventure, en osant certaines décisions, en prenant le temps de chercher les bonnes combinaisons que vous vous créerez une expérience hors norme, sur fond de fresque épique. De cet épisode, le moins dirigiste de la série, on pourrait presque dire qu’il se borne à encadrer votre périple avec de somptueuses cinématiques. Tout le reste, c’est à vous de l’imaginer.
    Par Herman    

  Note des Lecteurs
   13 votes        détail des votes
 
Snowman  /10 T'oublies aussi Xenogears et Chrono Cross
HellJohn  /10 johnzilla
johnzilla  /10 olà, Vagrant story... ( + le meilleur RPG de tout les temps)
HellJohn  /10 Snow
Snowman  /10 J'ai oublié une barre >_
HellJohn  /10 Snow
Snowman  /10 Niveau console nous ça va...
HellJohn  /10 lol Snow
Snowman  /10 HJ
dje59  9/10 je n'y ai joué qu'1h30 mais ma1ère impression est très bonne, ils ont eu raison de changer le système de combat
Snowman  /10 Quelle fin de vie pour la PS 2 !
HellJohn  /10 premières impressions
Tchakna  10/10 Mouai enfin