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Titre : World series of poker : tournament of champions 2007 edition (ps2)
Support : PS2
Editeur : Activision
Année : 2006
Genre : Réflexion / Cartes
Date de sortie :



Graphisme
4/10

Malgré de petites améliorations çà et là, la réalisation en général et le graphisme en particulier demeurent le talon d’Achille de la licence. Davantage de joueurs professionnels ont prêté leur faciès à cette édition 2007 mais les animations les mettent rarement en valeur, sans parler de mouvements labiaux proprement hideux. Le déroulement des parties est en revanche des plus clairs, l’affichage ayant même été simplifié depuis l’an dernier.
Son
5/10

Quitte à s’offrir les services de commentateurs officiels (des retransmissions US), il aurait été judicieux d’étoffer la gamme de leurs interventions. Tristes à mourir, répétitives et non sous-titrées, leurs répliques n’apportent pas grand-chose, si ce n’est des temps de chargement supplémentaires au début des tournois. Bruits de jetons, brouhaha du public, annonces des joueurs et quelques exclamations prennent ensuite le relais in-game : honnête sans plus.
Jouabilité
8/10

On ne peut plus classique mais efficace, le système d’annonces s’adopte en quelques secondes. Ce nouveau WSOP se démarque de son prédécesseur par un affichage clarifié : les mises et les actions des joueurs sont résumées en colonne au lieu de se répartir autour de la table. L’IA offre suffisamment de résistance pour assurer une bonne durée de vie à la carrière solo. Pour nous orienter dans nos décisions, on trouve aussi un ensemble d’outils statistiques assez complet (à débloquer).


Intérêt Global : 6/10


Si les jeux de cartes déchaînent les passions essentiellement sur PC, où le jeu en ligne est désormais bien ancré dans les habitudes, les consoles de jeu ne sont pas dépourvues non plus, à l’image du très officiel World Series Of Poker (WSOP pour les initiés) qui abat ses cartes sur PS2 pour la deuxième année consécutive. Edité par Activision et développé par Left Field Games, WSOP Tournament of Champions mise avant tout sur quelques hauts lieux de la discipline et sur deux douzaines de joueurs professionnels pour asseoir son étiquette de "jeu sous licence" et s’imposer comme l’incontournable référence des bluffeurs du dimanche.


Cette édition 2007 ne joue pas les petits révolutionnaires mais intègre un certain nombre d’évolutions qui, quoique timides pour la plupart, vont toutes dans le bon sens. Tout d’abord, le mode carrière justifie un peu mieux son appellation en intégrant quelques bribes de scénario. En effet, une fois personnalisé à votre convenance, votre avatar se retrouve directement confronté à trois autres joueurs débutants. Stupeur, Chris Ferguson vous y attend lui aussi. Mais rassurez-vous, il se contentera de distribuer les cartes, son but étant de dénicher un jeune joueur prometteur à parrainer. Forcément, il aura le béguin pour vous, même si vous deviez être misérable dès votre première prestation. A partir de cet instant, la star charismatique vous délivrera régulièrement des conseils que vous pourrez consulter séparément via une nouvelle rubrique consacrée aux tutoriaux (curieusement absente du premier opus). Votre objectif : remporter beaucoup d’argent bien sûr, mais aussi suffisamment de points en vous immisçant jusqu’à la dernière table des tournois. C’est ainsi que vous débloquerez de nouveaux lieux, et donc de nouvelles séries de tournois, jusqu’au suprême honneur que constitue une participation au casino Rio de Las Vegas.


Amélioration notable, votre évolution en mode Carrière dépend plus de votre classement que de votre compte en banque. Du coup, le mode de jeu dans son ensemble devient beaucoup plus accessible. Vous pouvez désormais être à découvert et continuer à jouer, ce qui est loin d’être un mal. En effet, il n’est pas évident d’atteindre une place avec dotation financière, le niveau des joueurs ayant tendance à exploser une fois assis à la dernière table. Au sujet de l’IA, il est toujours possible de discerner quelques tendances dans les comportements des joueurs à condition de s’armer de patience : certains usent souvent du bluff, d’autres plus frileux jouent peu de mains ou se couchent dès la première attaque, d’autres encore ne se laissent pas facilement berner, etc. En d’autres termes, vous n'empocherez pas systématiquement les mains en faisant tapis. A noter : toute une batterie d’outils statistiques se débloqueront petit à petit, permettant d’affiner votre stratégie et de réduire les prises de risque.

En plus d’un mode partie rapide où nous attendent les autres variantes du Poker (Omaha, Stud, Razz, etc.) et de son mode Carrière, WSOP Tournament of Champions propose aussi l’indispensable mode multijoueurs en ligne. Jusqu’à 9 joueurs peuvent se réunir autour des tables de jeu dans le cadre de tournois multi-table. Un classement virtuel se charge d’honorer les plus roublards ou les plus chanceux. Les possesseurs de caméra EyeToy et de casque USB pourront même égayer les confrontations en y ajoutant leur voix et leur trombine.


Avec ses tournois en multi-table et ses duels en mano a mano, WSOP Tournament of Champions remplit son contrat en terme de contenu. Il améliore sensiblement la copie de son prédécesseur sur le plan de la lisibilité et en se montrant plus accessible aux néophytes. Cependant, la réalisation est encore largement perfectible. A ce titre, les gros plans sont impardonnables et révèlent souvent une modélisation assez grossière. Le jeu a beau aligner 25 joueurs pros, soit plus du double par rapport à l’an dernier (dont Jennifer Tilly et le champion en titre Joseph Hachem), les animations sont particulièrement roboratives, la synchronisation labiale fait peine à voir et n’en espérez pas beaucoup plus de la bande-son…
A décharge, le jeu s’adresse à un panel de joueurs relativement restreint, on peut donc comprendre la réticence de l'éditeur à lui consacrer un budget plus conséquent. Et puis, sous nos latitudes, il sort directement à petit prix. Les amateurs de quinte flush seront peut-être plus indulgents…
    Par Herman    

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