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Titre : Halo 3 (x360)
Support : Xbox 360
Editeur : Microsoft
Année : 2007
Genre : FPS
Date de sortie :



Graphisme
8/10

Non, Halo n’est pas le plus beau jeu de la 360. Oui, on peut être vaguement déçu de ne pas bénéficier d’une réalisation du niveau d’un Bioshock… Reste que l’univers s’avère d’une rare cohérence et d’un design plus que séduisant. Et on évolue tout de même un cran nettement au-dessus par rapport aux précédents opus. Les animations en particulier ont été sacrément retravaillées. Peut-être pas le jeu pour impressionner la galerie mais franchement joli quand même…
Son
9/10

Les bruitages sont clairement au top. Sur le plan musical, on retrouve le thème principal et son chant grégorien désormais célèbre. Une bonne dizaine de partitions, les unes climatiques et planantes, les autres martiales et énergisantes, vous accompagnent dans vos sanglantes pérégrinations. La musique adoucit les mœurs ? Pas vraiment, non.
Jouabilité
9/10

C’est la même chose que Halo 2 et c’est tant mieux ! Qui a dit que le FPS n’était pas adapté aux consoles ? Halo 1, 2 ou 3 ont successivement prouvé le contraire et ce ne sont pas les milliers de nouveaux abonnés au Live qui diront le contraire ! La maniabilité semble avoir été encore optimisée, en particulier la conduite des véhicules, bien plus nerveuse. Seul hic : la campagne solo bien trop brève et frustrante. Mais plus l’étincelle est brève, plus elle est intense.


Intérêt Global : 9/10


30 millions de Dollars. C’est le budget alloué par Microsoft à la promotion de Halo 3 sur le plan international. Ajoutez à cela un coût de développement probablement du même acabit et vous comprendrez facilement que cet ultime opus de la trilogie de Bungie Software n’est pas un soft comme les autres pour le géant de Redmond. Halo 3 fait parti de ces jeux qui doivent faire un carton, qui constituent une "vitrine" pour le constructeur. C’est aussi un produit d’appel dont l’échec, même relatif, ferait très mais alors très mal.

Soyons tout de suite rassurés pour Bilou, Halo 3 est d’ores et déjà un fantastique succès avec des ventes phénoménales sur l’ensemble du globe : 5 millions d’exemplaires vendus en 15 jours et plus de 450 millions de bénéfices, ça le fait quand même un peu… Voilà de quoi peut-être combler le trou financier phénoménal enregistré par la division Games de Microsoft depuis son arrivée sur le marché des consoles. Reste à savoir si le succès attendu de cet ultime opus de la trilogie est mérité. La licence n’est par ailleurs pas abandonnée, loin de là, nous en reparlerons plus tard.


Halo 2 se terminait sous forme de célébration d’un Master Chief surpuissant auréolé d’une gloire quasi divine (ou diabolique si l’on considère le point de vue moins positif des affreux Covenants…). Halo 3 plonge d’entrée le joueur dans une atmosphère nettement moins guillerette avec un héros moribond végétant au fond d’un cratère fumant. S’en suit une séance d’introduction franchement obscure voire incompréhensible tant pour l’habitué de la licence que pour le bleu découvrant pour la première fois la mythologie de Halo. Les choses n’iront pas en s’arrangeant et le scénario apparaît très rapidement totalement abscons. On éprouvera ainsi progressivement le désir de zapper les cinématiques ce qui par ailleurs est bien dommage tant la mise en scène de celles-ci s’avère bien fichue. Mais plus décousue que l’intrigue de cette trilogie paraît bien difficile à moins d’en confier l’écriture à Godard…
D’un autre côté, Halo 3 reste un FPS… L’histoire, on s’en fiche un peu, non ?


Mais bien sûr ! Ce qu’on veut, c’est défourailler les Blasters et atomiser le plus de "Brutes" possible avec ses petits camarades tout droit sortis de Starship Troopers. Et sur ce point, il faut bien dire qu’Halo 3 remplit une nouvelle fois allègrement le cahier des charges. Si la campagne solo s’avère relativement courte, elle réservera son lot de scènes d’anthologie et un rythme qui vous laissera hors d’haleine… On retrouve avec plaisir la jouabilité qui a fait la renommée de la licence et celle-ci reste toujours aussi ergonomique, précise et jouissive. Les grincheux rétorqueront qu’elle n’a pas changé d’un iota… Et alors ? Pourquoi la changer si celle-ci est excellente ? A-t-on fait mieux depuis ? Oui, je sais, il y a Bioshock mais ce jeu est plus orienté exploration et ambiance que la saga futuriste de Bungie…

D’ailleurs, si Halo 3 reste en soi très similaire aux opus précédents, il propose tout de même quelques petites nouveautés assez sympathiques. Il est ainsi possible de s’équiper de modules de protection ou d’attaque activables avec la touche X et de découvrir quelques nouvelles armes lourdes bien utiles pour s’attaquer aux véhicules ennemis. La visée est toujours aussi précise et ne nécessite aucune assistance superfétatoire ; la "bascule" entre vos deux armes ou vos grenades se fait facilement et efficacement. C’est vraiment une référence en la matière !


Par ailleurs, Halo 3 vous propose à nouveau plusieurs véhicules et ce à différents postes, conducteur ou artilleur chargé d’une tourelle par exemple. Il est clair que d’une manière générale, vaut mieux ne pas confier le pilotage à l’un de vos coéquipiers qui apparemment a loupé son permis militaire une bonne dizaine de fois…

Alors, que peut-on bien reprocher à cet ultime Halo ? Le plus gros écueil reste à mon avis le caractère très directif du soft. Inutile de chercher le moindre chemin alternatif dans le mode solo. Vous êtes invariablement rabattu sur des rails vicieusement huilés pour vous amener du point A au point B. Un peu frustrant au moment où les FPS s’appliquent à proposer des environnements de plus en plus ouverts.
Mais en dehors de ce problème, il est vrai fort agaçant, Halo 3 clôture magnifiquement ce qui restera la licence emblématique des Xbox. Quelques séquences devraient d’ailleurs rester dans les mémoires. En particulier, chaque irruption d’un tank-scarabée (merci encore Starship Troopers !) fait sacrément monter le taux d’adrénaline.


Si le mode solo reste dans des jalons bien cadrés au grand dam des adeptes de l’innovation, le mode multi peut se targuer d’explorer de nouvelles voies qui devraient être rapidement empruntées par la concurrence.
Reconnaissons que depuis un moment, le jeu à plusieurs ronronne gentiment avec de sempiternels Deathmatch ou Capture the Flag. "Halo 3" reprend bien évidemment ces grands classiques du genre mais en les magnifiant grâce à des cartes de première catégorie. Cerise sur le gâteau, le jeu propose deux nouvelles options qui apportent un sacré coup de jeune aux parties. La première intitulée "Forge" permet de customiser ses cartes dans le moindre détail, de l’emplacement des items aux points de respawn. Vos créations pourront ensuite être parcourues par vos invités via le Live. Mais Halo 3 vous permet également de réaliser de véritables petits films de vos exploits en mémorisant les dernières parties. A vous ensuite de faire un montage aux petits oignons avec la musique de votre choix, histoire de devancer l’éventuel projet cinématographique de Peter Jackson dont on n’a plus trop de nouvelles. Voilà une innovation qui devrait faire date.


Halo 3 est donc bien la bombe annoncée. ! Il y a certes plus beau, plus long et plus impressionnant. Mais le jeu repose sur une jouabilité inégalée sur console et qui pourrait bien tenir le haut du pavé pour quelques temps encore… Seul regret ? Le fait de savoir que la trilogie s’achève ici. Mais si Bungie a quitté tout récemment le giron de Microsoft Games, la licence Halo pourrait bien renaître de ses cendres d’ici peu. Sous quelle forme ? Un Halo Wars serait déjà en route… Les légendes ne meurent jamais.
    Par Phil    

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