A une époque où se côtoient sur nos étals des titres comme
Forza Motorsport,
Sega Rally,
Ridge Racer ou encore
Colin McRae Dirt (paix à son âme), il devient de plus en plus difficile de faire son choix. Au beau milieu de cette pléthore de jeux de course,
Project Gotham Racing, licence exclusive aux box de Microsoft, s’est fait une spécialité des courses en milieu urbain, privilégiant une conduite intuitive sans rien sacrifier sur l’autel de la facilité. Si à la sortie du premier
PGR, l’orientation pouvait paraître un rien improbable, elle se rapproche aujourd’hui du compromis idéal entre simulation et arcade, le tout doublé d’un étalage clinquant de luxueuses voitures sportives. Remercions
PGR 3, qui a brillamment assumé le rôle de fer de lance lors du lancement de la Xbox 360, et saluons comme il se doit l’arrivée du petit dernier.

Inutile d’y aller par quatre chemins : les fondations de
PGR4 sont strictement identiques à celles de ses prédécesseurs et s’appuient essentiellement sur des courses menées à un rythme effréné dans les rues étroites de diverses métropoles. En raison du positionnement entre arcade et simulation, boucler un tour ne constitue pas une épreuve de force en tant que telle, mais finir en un temps record, sans embrasser les rambardes ni les poteaux, c’est tout de suite une autre paire de manches.
Quoi de neuf sur le bitume ?
Un des principaux invités de marque de ce nouvel opus, c’est la gestion des intempéries ! Fini, le soleil omniprésent, place à la pluie, à la neige et même aux orages violents. Il faut désormais apprendre à gérer les surfaces glissantes, les dérapages contrôlés et autres joyeusetés du même acabit. Ah oui, j’oubliais, ceux qui ont peur des orages risquent d’en prendre pour leur grade, car ceux-ci n’ont pas oublié d’être très impressionnants et les éclairs qui les accompagnent sont d’un réalisme presque déconcertant.

La deuxième nouveauté - et elle est de taille - c’est l’apparition d’un véritable mode carrière. Entendez par là un parcours initiatique calqué sur un calendrier d’épreuves qui deviendront accessibles (ou non) en fonction de votre classement au sein de l’élite mondiale. Ce mode s’avère rapidement très prenant : les championnats proposés y sont variés et on y trouve aussi de nombreux défis en tout genre. Les habitués de la série ne seront toutefois pas dépaysés puisqu’ils pourront renouer avec la course classique, le "défi cônes", le challenge de dérapages ou encore le traditionnel contre la montre. Rien de vraiment neuf de ce côté-là mais un plaisir toujours intact. Pour agrémenter le championnat, le calendrier nous réserve par ailleurs quelques challenges appelés "invitational" : il s’agit de tests spécifiques qui, si vous les réussissez, permettent de débloquer une nouvelle caisse ou peuvent déboucher sur une wild card pour un prochain tournoi.
Mais la plus belle surprise mitonnée par
PGR4 reste sans conteste l’apparition des deux roues. Celles-ci bousculent joliment nos habitudes avec leur conduite radicalement différente. Pas de craintes à avoir cependant, comme toujours avec Projet Gotham Racing, le temps d’apprentissage est bref et vous déboulerez bientôt dans les ruelles en profitant d’une sensation de vitesse des plus jouissives.
Au rendez-vous des grandes marques
La panoplie de bolides réunis dans
PGR4 est une fois de plus très impressionnante : près d’une centaine de modèles n’attendent que vos doigts boudinés pour dévaler les différentes pistes. Les Ferrari de légende, avec l’apparition du modèle FXX, côtoient les plus belles anglaises, américaines ou japonaises. Les allemandes sont aussi de la partie avec les très efficaces Mercedes. Notons un petit clin d’œil au
Retour Vers Le Futur de Zemeckis avec la présence remarquée de la Delorean DMC-12 (qui se révèle d’ailleurs être un veau sans nom !)
Le nombre de villes servant de théâtre aux affrontements motorisés s’étoffe lui aussi et compte désormais les participations de Londres, Québec, New-York, Las Vegas, St Petersburg, Shangai, Tokyo, Macao ainsi que le fameux circuit de Nürbürgring. Mais ce qui retiendra surtout l’attention des pilotes virtuels, c’est un level-design revisité : les pistes sont beaucoup moins austères qu’auparavant, moins aseptisées aussi. Les circuits nous font maintenant passer dans des petites ruelles sinueuses, voire escarpées, à la limite du tracé de rallye où les réflexes sont mis à rude épreuve. Bref c’est du tout bon !

Bien sûr,
Project Gotham Racing 4 présente quelques défauts. Son manque d’audace tout d’abord pourra rebuter certains joueurs. Et malgré une réalisation de haute volée, on note aussi quelques chutes de framerate au plus fort de la mêlée. Mais tout cela n’est que détail et ne l’empêche pas de s’imposer définitivement comme une véritable drogue asphaltée, un hymne racé au fun et à la vitesse. Fort de ses petits plus, ce quatrième opus prend des allures de produit abouti et ciselé qui aura du mal à trouver des concurrents valables dans son créneau. Et puis, n’oublions pas que les courses se disputent aussi en ligne, avec classement mondial à la clé. Le Xbox Live regorge déjà de compétiteurs motivés et d’épreuves renouvelées. Il y est toujours facile de trouver un challenge à sa hauteur grâce au "True Skill" de Microsoft. En bref, tout propriétaire sensé de Xbox 360 se doit de posséder
Project Gotham Racing 4.