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Titre : Medal of honor airborne (pc)
Support : PC
Editeur : Electronic Arts
Année : 2007
Genre : FPS
Date de sortie : 13/09/2007



Graphisme
7/10

Il fut décrié, pourtant le graphisme de MoHA est d'une facture très honnête, surtout lorsque les réglages vidéo sont poussés dans leurs derniers retranchements. On pourra certes s'étonner des limitations du moteur physique (pas question de tout casser à coups de flingues ou de grenades) mais les textures, de même que les représentations des personnages et véhicules, sont pour leur part très réalistes. Qui plus est, EA a fait l'effort de pourvoir les soldats de visages différents.
Son
10/10

Comme dans les épisodes précédents, la bande-son est impeccable. Les musiques sont toujours aussi grandioses, les explosions et les bruitages des armes bien sonores et réalistes, ce qui est à souligner, la tendance actuelle étant plutôt à les assourdir. L'ambiance seconde guerre mondiale "made in Hollywood" est bien recréée. A noter une localisation en français de qualité.
Jouabilité
7/10

Les habitués retrouveront tout de suite leurs marques, les débutants traceront les leurs sans réel problème. MoHA est un FPS hollywoodien des plus classiques. La priorité est donnée à l'action et à la rapidité plutôt qu'à la tactique et à la finesse. Avancer et tirer est devenu un leitmotiv. Le soft pêche toutefois par quelques gros défauts : la disparition quasi-instantanée des cadavres et la durée de vie scandaleusement courte de la campagne ! On pourra également s’étonner qu’un ennemi dégommé à bout portant effectue systématiquement un vol plané d'une dizaine de mètres de distance et reste suspendu à un mètre du sol…


Intérêt Global : 6/10


Il fut un temps où le premier épisode de la série Medal of Honor faisait figure de référence dans le genre FPS deuxième guerre hollywoodien. Après deux add-ons peu passionnants et un second opus consacré à la guerre du Pacifique qui a surtout marqué par son manque de fun, on se demandait comment Electronic Arts allait pouvoir apporter un regain d'intérêt à une licence qui tend à s'essouffler dans un contexte de concurrence sans pitié… Interrogés sur les principaux atouts de leur dernière création, les développeurs promettaient une totale liberté d'action et un gameplay où le scriptage ne serait pas assommant. Qu’en est-il vraiment sur le terrain ?

Comme son nom l’indique, Medal of Honor Airborne nous propose d'incarner un parachutiste américain, toujours pendant la seconde guerre mondiale. La campagne enfile les missions auxquelles aurait été confronté un parachutiste de la "82nd Airborne". Bien entendu, seul le lieu géographique correspond vraiment à une réalité historique (Italie, Hollande, Allemagne…), le déroulement de chaque opération prenant quant à lui de larges libertés avec cette dernière.


La première grande nouveauté, ce sont bien sûr les sauts en parachute qui ouvrent de nouveaux horizons aux joueurs coutumiers de MoH… Après une cinématique de briefing - un peu longuette d’ailleurs - notre para se retrouve avec les membres de son escouade dans un bon vieux C-47, assourdi par le bruit des moteurs, tandis que les shrapnels de la DCA traversent le mince fuselage non blindé, le tout dans une ambiance sympathiquement réaliste ma foi !
A la suite de ses équipiers, il lui faut désormais sauter et affronter l'adversité. (Impossible de rester dans l'avion ou d'attendre trop longtemps, on se retrouve dehors automatiquement si besoin est !) Il s'agit d'atterrir sur les zones désignées lors du briefing en usant de la même maestria dont on aura fait preuve lors du training. Comme dans la vraie vie, il est possible de diriger le parachute dans toutes les directions, et il faut aussi penser à amortir sa chute à l'arrivée…


Dans l’absolu, deux choix s’offrent à nous : atterrir en zone sécurisée, ce qui permettra ensuite d’évoluer en équipe, ou bien viser un secteur ennemi et tenter une offensive solitaire à la Rambo. Dans les faits, on aura tout intérêt à atterrir sagement près des fumigènes verts (amis). Dans ce cas de figure, on retrouvera les membres de son escouade et on enchaînera les différentes composantes de la mission correctement. Les esprits aventureux ne seront quant à eux pas récompensés car s'ils choisissent de la jouer perso en atterrissant derrière les lignes ennemies, ils réaliseront vite à leurs dépens que la mission s’avère quasi-injouable, se feront hacher menu à leur arrivée par une multitude d'adversaires et n'auront d'autre choix que de fuir pour rejoindre les lignes alliées. Après avoir essayé les deux possibilités, on constate une première lacune dans la réalisation : amis comme ennemis attendaient en fait patiemment l’arrivée du héros pour s'affronter (tiens, y avait une trêve ?) et ne s'y mettent joyeusement qu’à partir du moment où ils voient poindre le bout de son Garand !


On restera donc modeste : on sautera près des fumigènes verts, d'autant plus qu'ils s’accompagnent souvent de coffres remplis de munitions et de medikits. On découvre aussi une nouvelle innovation bien agréable : le bonus d'armes. En effet, en accomplissant certaines prouesses guerrières (éliminer plusieurs ennemis à la suite par exemple), des améliorations techniques seront débloquées : ajout de chargeurs de meilleure capacité, de double-chargeurs inversés, de viseurs, de compensateurs de recul, etc. Lorsque ces accessoires sont montés, le temps ralentit (genre "bullet-time") pour nous permettre de profiter des détails en plein milieu d'un affrontement échevelé… Certains de ces bonus sont totalement fantaisistes (ajout de lance-grenades sur des armes non prévues pour…) mais ne gâchons pas notre plaisir, cette trouvaille n’en demeure pas moins très agréable à expérimenter.

Attribuons aussi un autre bon point au léger effet de flou qui restreint le champ de vision du joueur lorsqu’il se met à courir. Assez réaliste ! Le cas échéant, l’option est toujours désactivable pour les réfractaires ou pour les épileptiques (qui ne devraient pas jouer de toutes façons hein…).
Pour sa part, l’intelligence artificielle est harmonieusement répartie dans les deux camps, c’est-à-dire que les paras alliés sont assez limités question initiative, mais heureusement les teutons aussi ! On reste donc dans une dynamique proche des épisodes précédents : il faut avancer, éliminer, ramasser armes et munitions, se soigner et continuer…


Le niveau de difficulté est croissant mais laisse parfois dubitatif. Il n’exclut pas une certaine forme d'humour comme lorsque le sergent explique à la fin de la première sous-mission que les italiens c'était de la rigolade, et qu’avec les allemands la vraie guerre va commencer (gloups !) De fait, avant chaque mission, un écran fixe s’affiche et récapitule le type d'ennemi, son armement, et ses points de difficulté. C'est assez bien vu, jusqu’à ce qu'on tombe à la fin de l'avant-dernière mission sur une sorte d'über-soldier, armé d'une mitrailleuse MG34 (ou 42) et pourvu d'un blindage inoxydable quoique non apparent, donc presque impossible à dézinguer ! Il sort d'un FPS de troisième zone ou quoi ?!
Cette fantaisie est malheureusement manifeste de la qualité de la sixième et dernière mission. Celle-ci se démarque complètement des cinq premières, à croire qu'elle a été imaginée par une autre équipe de développement. Le but de la manœuvre est de prendre d'assaut une gigantesque tour de Flak et d'artillerie classique, hérissée de canons et de mitrailleuses dans tous les sens, et surtout totalement irréaliste ! Bien entendu, on y croise des über-soldiers et leurs copains, les porteurs de panzerschrecks, à répétition. Si EA a voulu conclure MoH Airborne dans une apothéose, celle-ci n'a rien de wagnérien, dommage.


Mais le point le plus décevant de cet épisode restera sans conteste sa durée de vie : six ou sept heures à tout casser ! Même en mode hardcore ! Six missions, c'est vraiment insuffisant. Pour peu que, dans son avidité, le joueur ait téléchargé la démo disponible sur le net quelques semaines avant la sortie du jeu définitif (et reprise dans la première mission), il restera vraiment sur sa faim, d’autant que le mode multi n’est guère passionnant, ce qui explique sûrement le peu de fréquentation des serveurs.

Alors, Medal of Honor Airborne, que du mauvais ? Non, si l’on aime la série, et qu’on a conscience de jouer à un FPS arcade, on éprouvera un certain plaisir à boucler la campagne et même plusieurs fois en accroissant la difficulté pour rallonger un peu la durée de vie. Et puis, le plus important dans un MoH demeure l'ambiance frénétique et le côté hollywoodien, aspects du jeu qui visent à recréer un semblant de décor de guerre mondiale mais pas la vilaine réalité… Et de ce point de vue là, c’est toujours une réussite.
Maintenant, le prochain MoH devra montrer une bien meilleure longévité. EA a une dette envers ses joueurs.
    Par Patrick Thanh    

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