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Titre : Sos animaux : mission en australie (ds)
Support : Nintendo DS
Editeur : BrainGame / Koch Media
Année : 2007
Genre : Simulation vétérinaire /
Date de sortie :



Graphisme
7/10

Entre les graphismes ronds et enfantins des enclos où l’on soigne les animaux et ceux plus subtils et plus fins de l’espace de vie de notre infirmière, on se demande parfois à quelle tranche d’âge s’adresse le soft. Néanmoins, SOS Animaux possède un certain charme avec ses couleurs chaudes, ses animaux soigneusement modélisés et ses animations fluides et proprement décomposées.
Son
6/10

Une bande-son un peu passe-partout. Le thème principal n’est pas franchement désagréable, mais la section audio comptant peu d’autres airs musicaux, il finit inévitablement par lasser. Les différentes espèces émettent des sons relativement crédibles et surtout à petite dose ; comme les marsupiaux ne sont pas particulièrement bavards, ça fera l’affaire. Les bruitages sont plus fantaisistes.
Jouabilité
5/10

Le jeu est intégralement jouable au stylet. Pour certaines actions, vous pourrez cependant utiliser les boutons, notamment pour vous déplacer dans votre villa (à la Sim’s) où les deux modes de contrôle peuvent fonctionner individuellement. Avec le stylet, le gameplay gagne bien sûr en intuitivité mais finalement pas tant que ça, la faute à une interface et à des menus pas toujours très accessibles ni très logiques.


Intérêt Global : 6/10


Après l’Afrique, la série SOS Animaux se penche sur les kangourous, koalas et autres marsupiaux du continent australien. Ce faisant, la licence rivale de Léa Passion Vétérinaire ne pouvait sans doute pas mieux tomber, la patrie de Hugh Jackman contenant certainement les petites boules de poils les plus attachantes et quelques-unes des espèces les plus insolites que notre planète héberge à l’heure actuelle (d’un point de vue européen bien entendu). Voilà déjà un bien bel argument pour séduire les jeunes filles de 6 à 12 ans auxquelles ce nouveau jeu est destiné.

Avant de pouvoir caresser ou nourrir les petits animaux à fourrure à la manière des chiots de Nintendogs, les vétérinaires en devenir devront un peu se cultiver. A chacune des six espèces que leur établissement pourra accueillir (kangourous, koalas, wombats, ornithorynques, dauphins et lions de mer) correspondent trois petits livres qu’il faudra parcourir avant de pouvoir se spécialiser dans le traitement de tel ou tel animal. Pas de panique, chaque ouvrage ne comprend en fait que 3 ou 4 pages. Rien de rédhibitoire donc, juste quelques informations sur les spécificités de chaque espèce, son alimentation, son fonctionnement en société et ses principales pathologies.


Le soft délivre juste ce qu’il faut comme informations pour cultiver sans rebuter et, pour celles qui souhaiteraient en savoir plus, on trouvera aussi quelques mots sur les instruments médicaux (stéthoscope, otoscope, boîte de Petri...) ainsi que des données plus génériques sur le continent australien dont une petite partie consacrée aux aborigènes et à leur culture.

Mission En Australie possède ainsi d’indéniables vertus pédagogiques. Il est par contre un peu dommage qu’elles ne s’expriment que par la lecture et soient parfois contredites par les actions ludiques réalisables avec les animaux. On note en effet de grosses incohérences comme le fait de nourrir des koalas uniquement avec des croquettes alors que les ouvrages lus un peu plus tôt précisent bien que ces petites bêtes ne peuvent ingérer que des feuilles d’eucalyptus. Dans le même ordre d’idée, il est peu probable que, même en potassant l’encyclopédie du parfait petit dresseur en 26 volumes, vous puissiez jouer un jour au ballon avec un ornithorynque. Bon d’un autre côté, il faut bien que le soft propose quelques interactions avec le stylet. Or ici, les jeux et les marques d’affection ont autant d’importance que l’hygiène et l’alimentation pour la guérison de vos petits protégés.


Pour mener à bien vos activités dans la pension animalière, il faudra aussi acquérir quelques notions de gestion. Gagner des sous en soignant des koalas victimes du ver solitaire ou des wombats souffrant d’anémie permettra d’accroître votre capacité d’accueil et accessoirement de meubler votre vaste villa (charité bien ordonnée…). Rien de très compliqué là encore, le seul paramètre vraiment important étant la nourriture dont il faudra faire quelques réserves pour assurer la subsistance des convalescents en cours de traitement. De fait, la dimension gestion révèle assez vite des limites assez handicapantes pour l’ensemble du jeu : l’argent rentre très lentement dans les caisses alors que la plupart des achats intéressants demandent de gros investissements. Votre carrière connaîtra ainsi de nombreuses périodes de creux pendant lesquelles il n’y a rien d’autre à faire qu’attendre le prochain animal malade pour espérer renflouer votre porte-monnaie.

Plus embêtant, l’interface n’est pas aussi pratique que ce qu’on est en droit d’espérer d’un jeu ciblant un jeune public. L’architecture des menus est loin d’être intuitive (ils sont peu nombreux heureusement) et malgré le confort du stylet, les interactions possibles ne sont pas toujours évidentes à identifier ou même à réaliser (la reconnaissance de l’écran tactile n’est pas irréprochable). Au final, SOS Animaux : Mission En Australie ne fait pas forcément partie des "casual-game" les plus recommandables mais il pourra éventuellement satisfaire les futures vétérinaires en mal de bestiaux exotiques.
    Par Herman    

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