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Titre : Ace combat 6 : fires of liberation (x360)
Support : Xbox 360
Editeur : Namco Bandai / Atari
Année : 2007
Genre : Combat aérien
Date de sortie :



Graphisme
9/10

Il est bien difficile de reprocher quoi que ce soit à la modélisation des avions, mais ça, ce n’est pas franchement une nouveauté. Le traitement de l’eau, tout comme celui du ciel, ressort en revanche sensiblement grandi de son passage sur Xbox 360. Les reflets, nuages et fumées laissées par les missiles témoignent d’un goût certain pour les détails réalistes. Les effets de particules constituent un autre point d’orgue et nous régalent notamment pendant les explosions… Mais l’évolution la plus flagrante serait plutôt à chercher du côté du moteur physique : les débris d’avions pleuvent généreusement et s’ajoutent aux déjà nombreux éléments affichables simultanément à l’écran. Et tout ça sans le moindre ralentissement !
Son
8/10

La partition ne surprendra pas les fans. Ace Combat 6 délivre une bande-son très orchestrée, parfois grandiloquente, souvent sublime. Mais si le soft est toujours aussi immersif, c’est aussi et surtout grâce aux nombreux échanges vocaux entre coéquipiers et aux interventions des pilotes adverses. Comme le veut la coutume, les différents protagonistes se livrent en effet à une véritable profusion d’échanges radio, donnant l’impression de ne participer qu’à une infime parcelle d’un conflit plus global. Les dialogues étant particulièrement nombreux, on tombe inévitablement sur une ou deux interprétations un peu trop appuyées, mais il en faudrait beaucoup plus pour nuire au dynamisme échevelé des dogfights.
Jouabilité
9/10

Sur ce plan, la série évolue peu d’un opus à l’autre. D’un autre côté, on se gardera bien de montrer du doigt qui que ce soit sur la base de ce seul argument, Ace Combat générant toujours les meilleurs sensations pour un jeu de combat aérien à tendance Arcade. La technique de pilotage demeure donc identique aux précédents opus avec ses loopings et ses avions aussi dociles que réactifs. Les oiseaux de métal se prennent en main rapidement et font ensuite jouer tout leur potentiel de séduction pour nous captiver avec un pilotage nerveux, des missions d’une belle densité et une difficulté progressive bien maîtrisée.


Intérêt Global : 8/10


Fort de ses combats aériens dantesques et de son ambiance à la Top Gun, la saga Ace Combat survole encore et toujours les débats, étouffant dans l’œuf toute tentative de concurrence. Namco maîtrise son sujet et le fait savoir. Désormais, la licence, aussi chouchoutée par ses créateurs que convoitée par les constructeurs, peut se permettre de changer de plateforme quand bon lui semble sans que sa renommée ou son succès commercial en pâtissent. Et comme c’est en altitude qu’on sent le mieux le vent tourner, c’est sur Xbox 360 que l’on calera désormais nos victimes dans notre collimateur…

Ace Combat 6 ne démord pas de la grande tradition Arcade qui a donné à sa lignée son titre de noblesse. Les amateurs de dogfights endiablés où les cibles s’enchaînent sans temps mort, tout en ménageant quelques espaces pour un ou deux rebondissements bien sentis, en auront une fois encore pour leur argent. Les adeptes de simulation sont en revanche invités à tourner les talons car si le risque du crash est bien réel, le gameplay se montre par ailleurs très peu contraignant, à l’image de la quantité hallucinante de missiles et de munitions que les chasseurs peuvent embarquer.


Avec son sixième opus, la série profite donc d’un changement de génération de consoles pour adopter une nouvelle terre d’accueil. C’est un choix qui, sur le plan esthétique, ne souffre d’aucune contestation. La réalisation en impose vraiment. L’excellence de la prestation graphique met tout en œuvre pour servir les tendances au gigantisme du rejeton de Namco, à l’instar d’une base aérienne titanesque en forme de F-117 démesuré. Le fuselage des avions fait une nouvelle fois figure de point d’orgue avec une modélisation quasiment photo-réaliste. Après quelques missions victorieuses, vous pourrez compléter votre collection de coucous en garnissant votre hangar de Mig, McDonnell Douglas, Torpedo sans oublier les "petits français" Mirage 2000 et Rafale. Les fidèles les plus tatillons dénombreront un peu moins d’avions que par le passé, choisir le bon avion avant de partir en mission n’en restera pas moins cornélien : "dois-je privilégier la vélocité d’un chasseur doué pour les confrontations aériennes ou bien la puissance de frappe d’un bombardier ?"


Avant d’accorder votre dévolu à tel ou tel engin de mort, mieux vaut jeter un coup d’œil sur les briefings renseignant sur la nature des ennemis occupant le prochain secteur (avions, batteries de dca, aéroport, navires, etc.). Ces récapitulatifs semblent a priori revêtir plus d’importance qu’un scénario dont les cut-scenes n’ont pas toujours de lien direct avec l’action, même si ce côté détaché, voire déconnecté, entre missions et narration est devenu au fil du temps la marque de fabrique des Ace Combat. Ainsi ceux qui découvriront la série avec cet opus auront autant de chance d’accrocher que de rester sur la touche. Il est vrai que le pitch n’est guère imaginatif (un conflit moderne entre deux nations) et l’on se demande souvent où vont nous mener les parallèles entre les différents personnages. Néanmoins, le scénario se pare petit à petit d’une forte tonalité dramatique et, comme ses prédécesseurs, il offre plusieurs lectures envisageables, lui conférant un peu plus d’épaisseur que celui du shoot’em up lambda.


S’agissant maintenant du gameplay et des sensations de jeu, les abonnés reprendront vite leurs bonnes vieilles habitudes. Un succès en mission dépend essentiellement de la dextérité du sujet, autrement dit de la vitesse (d’identification des échos radar notamment) et de la maîtrise du pilotage (à adapter en fonction du poids et de la rapidité des appareils). En défense, les loopings et les décrochages restent à privilégier. En attaque, en plus des mitraillettes et des têtes chercheuses, les armes spéciales s’avèrent souvent bien utiles pour traquer un pilote éloigné ou pour pilonner un ensemble de cibles terrestres. Petite nouveauté, notre pilote pourra aussi recevoir un soutien technologique de la part d’autres unités lui permettant d’augmenter temporairement la portée des missiles, de quoi titiller votre sens tactique. Il devra aussi se plier à un peu de gestion d’équipe, par le biais d’ordres assignables à son coéquipier (attaque ! couvre-moi !). On note à ce sujet l’introduction d’une toute nouvelle jauge qui, une fois alimentée en accumulant les cartons, permettra de déclencher d’impressionnantes manœuvres groupées concernant cette fois l’ensemble de l’escadron. Grisant ! A noter encore qu’à la manière des FPS tactiques, il nous est désormais donné de choisir notre point d’insertion. Autant de petites nouveautés qui paraîtront peut-être futiles au commun des observateurs mais qui offrent tout de même un bon petit surplus de diversité.


Et puisqu’on parle de diversité, il est sans doute temps d’aborder le cas des missions qui font non seulement leur possible pour intégrer à chaque fois un élément nouveau mais sont également régies par des objectifs multiples : attaque d’une base, neutralisation de batteries de missiles SAM, etc. Leur particularité est qu’ils ne pourront pas tous être remplis en une seule mission. Il faudra donc y revenir en rejouant la campagne si vous voulez obtenir toutes les médailles et débloquer tous les avions. Ce procédé, conjugué à des missions un peu plus longues et un tantinet plus ardues, compense adroitement la brièveté du mode campagne qui, bien que constitué de 15 missions, sera parcouru en 5 ou 6 heures seulement par un joueur un peu expérimenté. Fires Of Liberation confirme ainsi une tendance lourde : depuis l’épisode Squadron Leader, les Ace Combat sont de plus en plus fignolés mais ils sont aussi de plus en plus courts. Heureusement, un mode plus difficile se débloque une fois l’aventure bouclée, et puis...


Et puis il y a les dogfights en multijoueurs sur le Xbox Live. Or il faut bien reconnaître que si l’IA est tout à fait méritante, elle n’égalera jamais la roublardise et la ténacité d’une opposition humaine. En réseau donc, jusqu’à 16 pilotes peuvent faire valoir leurs droits sur la même map. Pour cela, ils peuvent compter sur différents modes de jeu : des équivalents du traditionnel trio "deathmatch, team deathmatch, capture the flag" mais aussi un excellent mode coop’ à 4 joueurs dont le seul tort est de ne proposer que deux missions. On s’attend à ce qu’un peu de contenu téléchargeable se greffe prochainement avec, espérons le, au moins deux nouvelles missions coopératives… Et pourquoi pas des mises à jour pour permettre de créer des clans et d’établir une hiérarchie à la manière des MMOFPS…

D’accord, Ace Combat 6 : Fires Of Liberation ne déborde pas d’originalité et prend relativement peu de risques par rapport à un gameplay bien établi, mais après tout ce n’est pas forcément ce qu’on lui demande. Les missions sont toujours aussi prenantes et spectaculaires. On ne se lasse pas d’enchaîner les dogfights dans une ambiance délétère, hautement immersive, rehaussée par des communications radios débridées et soutenue par un scénar au final mémorable.
Sur consoles, la saga de Namco contrôle l’espace aérien pour de bon et sans doute encore pour longtemps.
    Par Herman    

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