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Titre : Pursuit force : extreme justice (psp)
Support : PSP
Editeur : Sony SCEE
Année : 2007
Genre : Course / Action
Date de sortie :



Graphisme
7/10

Les courses se heurtent à quelques chutes de frame-rate et à des problèmes réguliers de clipping. On note même un ou deux gros bugs d’affichage comme des décors qui ne s’affichent qu’après une ou deux secondes, laps de temps pendant lequel notre véhicule peut évoluer dans un écran parfaitement vide. Ces petits écueils sont toutefois largement compensés par un style comics très typé et tout aussi maîtrisé. Le character-design, notamment, ne manque pas de charme, ni de caractère (sans mauvais jeu de mots). En outre, quelques cinématiques très classes s’intercalent joliment entre chaque chapitre.
Son
8/10

On ne peut plus efficace ! Prenez les partitions d’un Ghost Recon ou d’un Rainbow Six et injectez-leur une bonne dose d’amphétamines. Les cordes et les cuivres se mêlent aux sonorités indus et aux gros riffs de guitare pour une bande-son dynamique et résolument moderne. Les bruitages gagneraient sans doute à être un peu plus variés, surtout les hurlements de douleur et le régime moteur de certains véhicules. On se consolera avec une bonne localisation en français qui, à l’exception de quelques réparties (quand l’émotion prend le dessus), dynamise agréablement les courses-poursuites.
Jouabilité
8/10

Bien que les véhicules à piloter soient nombreux et assez diversifiés, les différences de maniabilité ou de comportement demeurent modestes. Ce n’est pas forcément un bon point en termes de technicité mais c’en est un en termes d’accessibilité et c’est bien le plus important. Au royaume de l’arcade, seule la rapidité de prise en main prévaut. Les opérations à pied restent les moins séduisantes malgré un dynamisme accru par rapport à celles du premier opus. Pour le reste, on défouraille et on bondit de véhicule en véhicule avec toujours autant de fougue et de facilité.


Intérêt Global : 8/10


Lors de sa première incursion sur PSP, Pursuit Force nous avait tour à tour emballés, par son cocktail d’action sur-vitaminé, puis frustrés, par sa grande répétitivité. Nous étions alors nombreux à espérer une suite qui exploiterait plus largement les bonnes idées introduites dans ce premier volet. Souhait exaucé, puisqu’une nouvelle vague de criminalité vient de frapper la ville de Capital City, forçant l’équipe Pursuit Force à ressortir ses bolides rutilants pour de nouvelles et trépidantes courses-poursuites.

Plus scénarisé que son prédécesseur, avec de belles cinématiques pour le plaisir des yeux et de nombreux dialogues pour donner de l’épaisseur aux protagonistes, Extreme Justice est aussi plus musclé. Le soft ne se montre pas avare en rebondissements, en missions rocambolesques et en véhicules à piloter. Le parc d’engins motorisés, déjà conséquent, s’est en effet substantiellement agrandi, aux nombreuses automobiles, s’ajoutant les motos, hélicoptères, hors-bords et même les aéroglisseurs (particulièrement soumis à l’inertie), sans oublier les armes plus ou moins dévastatrices qui pourront être utilisées tout en malmenant le volant.


Dans Pursuit Force, le nerf de la guerre c’est l’action. C’était déjà le cas dans le premier volet, mais ici cette action se montre beaucoup plus variée et soutenue. Non seulement on passe facilement d’une opération de filature en voiture à une autre d’escorte sur deux roues ou en hélicoptère, mais les objectifs évoluent très souvent à l’intérieur d’une même mission et le rythme avec lequel ils se relaient interdit toute possibilité de somnolence. D’autre part, en plus de sa faculté toujours grisante de bondir d’un véhicule à l’autre pour le pacifier et en prendre le contrôle, notre héros se changera régulièrement les idées en endossant le rôle de sniper ou en prenant position derrière une mitrailleuse lourde (jouissif, mais pas évident). Un certain nombre de "quick events" apportent également leur tribu au dynamisme en émaillant notamment les assauts contre les Boss et leur véhicule : train, avion, char d’assaut, la démesure ne fait pas peur aux développeurs de Big Big.

Déjà montrées du doigt dans le premier épisode, les phases de tir à pied (à la troisième personne) sont ici un peu plus rythmées et dénotent donc un peu moins des autres séquences. Elles demeurent malgré tout le talon d’Achille du soft, mais pas par défaut de jouabilité plutôt par manque d’originalité. Au final, la variété des situations est tout de même à saluer et ce n’est pas moins d’une trentaine de missions qui nous attendent, toutes rejouables en mode "Prime" et en mode "Défi". De quoi débloquer quelques suppléments (comme de nouveaux véhicules pour jouer à plusieurs) et assurer une solide durée de vie.


Afin de donner un peu de cohésion à un enchaînement de missions très hétéroclites, les développeurs ont apporté un soin particulier au scénario pour lequel ils ont rappelé la plupart des gangs fauteurs de trouble du premier opus : les Taulards, les Raiders, les membres du Syndicat, les Seigneurs de Guerre, auxquels s’ajoute une nouvelle faction secrète. En fait, seul le gang des plantureuses Vixens figure aux abonnés absents. Dommage, mais pas si grave. Avec leur character-design à la Mad Max, les présents forment déjà une belle brochette de dégénérés, à l’instar de Billy Wilde, pyromane hystérique de son état. Pour faire face à cette galerie d’excités, vous pourrez heureusement compter sur le soutien de vos collègues qui vous épauleront parfois durant vos missions à pied ou faciliteront vos courses par leur appui aérien. Une nouvelle unité anti-émeute, les Vipers, fait aussi son apparition, histoire de brouiller les pistes et de sortir le scénar’ de sa bipolarité "bien vs mal".


A bien des égards, Extreme Justice bénéficie donc d’un meilleur équilibrage que son ainé : davantage de variété, rythme plus relevé, univers plus travaillé… Suite oblige, il s’accompagne aussi de quelques nouveautés comme la possibilité d’acheter des améliorations de statut entre les missions (ça, c’est pour donner un petit côté RPG) ou son principe de "jauge de Justice" aux effets étendus. Cette jauge, qui se remplit à chaque fois qu’un ennemi est neutralisé et se vide quand un véhicule civil est impliqué, sert communément à recharger votre niveau de santé. Une fois pleine, elle permet désormais de tirer une salve de roquettes depuis votre hélicoptère ou d’effectuer un saut au ralenti ("bullet time") pendant lequel vous pourrez vider votre chargeur sur les occupants du véhicule abordé. Ce procédé rehausse les affrontements d’une petite touche tactique et visuellement, c’est du plus bel effet !

Mais la grosse nouveauté c’est bien sûr l’intégration de quatre modes multijoueurs jouables jusqu'à quatre en ad hoc. On y trouve un peu de tout : des combats à pied seul ou en équipe, des courses-poursuites opposant une équipe de flics et une autre de criminels, un mode "seul contre tous" pour lequel un joueur contrôle un 4x4 blindé tandis que les autres le prennent pour cible et enfin une variante du "capture the flag" avec butin qui n’est pas sans rappeler le mythique Midtown Madness. Dommage qu’on ne puisse pas profiter de toutes ces solutions de jeu en ligne via un mode "Infrastructure"…


Avec son alliage explosif d’action et de conduite, Extreme Justice aurait même pu prétendre à la note maximale si quelques bugs carabinés ne se mettaient pas de temps à autres en travers de notre chemin. En plus de curieux problèmes d’affichage, il n’est en effet pas exclu que l’on doive rebooter la console, par exemple suite au refus de nos collègues d’avancer durant une mission de couverture. Ces petits impondérables ne sont heureusement pas nombreux mais ils font sacrément tâche dans un soft affichant de solides qualités.

En définitive, Pursuit Force : Extreme Justice a su optimiser les bonnes idées de son prédécesseur et les compléter avec juste ce qu’il fallait de nouveautés pour diversifier et étoffer sensiblement son gameplay. Dignes d’une superproduction hollywoodienne, captivantes et jubilatoires, les scènes d’action s’enchaînent sur un tempo ahurissant. Certaines seraient même dignes de figurer dans un épisode de Die Hard ou dans un James Bond. Les jeux de cette trempe ne sont pas monnaie courante en ce moment sur PSP alors quand il en passe un…
    Par Herman    

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