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Titre : Advance wars : dark conflict (ds)
Support : Nintendo DS
Editeur : Nintendo
Année : 2008
Genre : Stratégie tour par tour
Date de sortie :



Graphisme
8/10

Les habitués ne seront pas dépaysés. Avec ses traits fins et ciselés, la réalisation graphique se met avant tout au service de la lisibilité. Sans puiser dans les tripes de la belle aux deux écrans, le soft assure le nécessaire avec une efficacité certaine. Fin du monde oblige, les couleurs piochent allégrement dans la palette des gris, à des années-lumière de l’habituel florilège chromatique des épisodes précédents. Dark Conflict se dote ainsi d’une maturité toute savoureuse.
Son
6/10

Clairement le point faible de la cartouche. D’accord, les musiques sont parfois plaisantes, mais plus souvent ennuyeuses. L’absence de voix lors des dialogues ne favorise pas l’immersion et les bruitages s’avèrent corrects, sans plus. Un peu tristounette dans l’ensemble, la bande-son s’oublie heureusement très vite grâce à un excellent gameplay.
Jouabilité
9/10

Que dire d’un gameplay qui, épisode après épisode, continue de captiver et d’emprisonner dans les mailles étroites de son filet ? Simple, abordable et pourtant très profond, le système de jeu se laisse dompter, puis rend complètement "addict" avec une augmentation progressive du niveau de ses challenges. Que l’on aime ou pas la stratégie au tour par tour, l’expérience Dark Conflict mérite d’autant plus d’être vécue que le stylet se révèle être un partenaire idéal pour mettre en œuvre ses stratégies.


Intérêt Global : 8/10


Il y a toujours une guerre à mener dans le monde sans pitié d’Advance Wars et ce ne sont pas les précédents opus (deux sur GBA et un sur DS) qui viendront nous contredire. Mais cette fois c’est beaucoup plus sérieux : suite à une pluie de météorites - rien que ça - l’immense majorité de la surface de la planète a été complètement dévastée (d’ailleurs c’est à se demander comment ils vont envisager l’épisode suivant), donnant libre cours à des affrontements musclés entre des survivants forcément un peu hargneux.


Ken le survivant
Que serait une scène post-apocalyptique sans son lot de cinglés à deux neurones ? Et comme de bien entendu ceux de Dark Conflict sont tombés par hasard sur un redoutable arsenal de guerre. Derrière cette belle brochette de ramollos du ciboulot se cache toutefois un super hyper méchant qui, lui, est très intelligent mais bon, il reste surtout super hyper méchant. Quant à vous, vous représentez les restes de l’armée officielle qui s’est donnée comme mission très originale de porter secours à la veuve et l’orphelin. Vous l’aurez compris, le scénar est dans l’ensemble très manichéen. Il révèle néanmoins quelques petites surprises au fur et à mesure de son déroulement et puis l’ambiance carrément sombre de ce nouvel opus nous fait rapidement oublier son pitch très caricatural. Au niveau casting, on troque Andy et Sammy, et leur peps juvénile, contre le lieutenant O’Brian, un brin taciturne mais au cœur d’or, et la belle Lin qui ne fait pas franchement dans l’humanitaire. Le ton est donné, l’atmosphère est noire, tout ce qu’il y a de plus noire, et les forces en présence sont bien là pour en découdre.


Le gameplay a peu ou pas évolué. Tour après tour, vous déplacez vos unités sur le champ de bataille afin de rosser comme il se doit votre arrogant adversaire. La physionomie du terrain se révèle toujours aussi cruciale dans la gestion des combats. Tout d’abord, vos unités seront plus ou moins bien défendues en fonction de leur localisation : préférez les villes ou la montagne à la plaine. Puis rien de tel que de faire une halte dans une ville alliée pour recharger les accus et soigner les petits bobos. Seul problème, les villes se gagnent à la sueur et au sang. Vous devrez en effet les occuper avec une unité d’infanterie pendant un certain nombre de tours avant qu’elles ne soient vôtres. Le jeu en vaut cependant la chandelle, chaque ville sous contrôle fournissant des espèces sonnantes et trébuchantes nécessaires à la construction de votre armée. Celle-ci peut se composer de fantassins, de blindés ou encore d’unités aériennes. Bref, on connaît la chanson, néanmoins on note quelques petites variations dans le refrain.


J’vous en foutrai des postes avancés !
En premier lieu, ça bouge un peu du côté des unités disponibles. Alors que quelques-unes nous disent au revoir, comme le black boat ou le néo-tank, d’autres font une entrée remarquée comme les motards qui constituent une unité de fantassins à grande mobilité (idéal pour capturer de nouvelles villes). L’impressionnant porte-avion réjouira pour sa part les amiraux en herbe, tandis que le blindé "fusée-éclairante" se révèlera un atout indispensable pour dissiper le brouillard de guerre. Mais le top du top ce sont les unités terrestres de transport qui s’improvisent kit de construction pour ports ou aéroports. Finis les allers-retours fastidieux entre le théâtre des opérations et votre point de départ sur la carte pour un petit plein de kérosène !


Les pouvoirs des généraux sont une nouvelle fois au rendez-vous, à ceci près que vos officiers doivent désormais salir leurs bottes sur le terrain et bastonner quelque peu l’adversaire avant de pouvoir déclencher leurs attaques bonus : redonner des points de vie à toutes les unités, booster le pouvoir d’attaque des alliés pour quelques tours, j’en passe et des meilleures. Le procédé est un peu mieux intégré dans les combats et donc plus plaisant !

ADSL Wars
Toutes ces petites évolutions sont toutefois reléguées au rang des amuse-gueules, la principale nouveauté étant bel et bien l’arrivée du tant attendu mode online. Le mode de mise en relation se révèle complet et la gestion des codes amis va vous permettre de créer votre club fermé de généraux en herbe. A vous les joutes jouissives sur des cartes pouvant rassembler jusqu’à quatre joueurs en simultané. Petit plus non négligeable, vous êtes également libre d’utiliser le micro de la DS pour du chat vocal. Vous pourrez aussi créer des cartes et les mettre à disposition des autres sur un serveur dédié. Ingénieux et original ; il suffisait d’y penser !


Au final, Advance Wars : Dark Conflict ne souffre d’aucun gros défaut. Comme à son habitude, Intelligent System nous livre un gameplay d’une belle profondeur. Les nouvelles unités ne manqueront pas de ravir les vieux de la vieille. Par ailleurs, l’ambiance, sombre à souhait, donne une touche plus mature à cette sympathique licence. Et puis, avec son IA très efficace, sa difficulté toute progressive et son nouveau mode online, ce nouvel opus se dote d’un fort pouvoir d’addiction ainsi que d’une durée de vie quasi infinie. Lâcher la DS relève presque du défi tant les minutes s’égrainent sans que l’on s’en rende compte… Totalement indispensable !
    Par Tof    

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