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Titre : Turok (x360)
Support : Xbox 360
Editeur : Disney Interactive
Année : 2008
Genre : FPS
Date de sortie : 07/02/2008



Graphisme
6/10

Les screenshots distillés durant le développement laissaient présager d’un traitement graphique de tout premier ordre. Force est de constater que Turok ne parvient pas à se hisser au niveau des références du genre. Si le design de l’ensemble n’est pas déplaisant et si les environnements sont acceptables, les animations restent trop "mécaniques" et les effets trop rares.
Son
8/10

L’environnement sonore est assez travaillé avec des bruitages de bonne facture et des thèmes musicaux qui savent se faire discrets au moment opportun pour mieux redynamiser l’action lors des gunfights les plus acharnés. Le doublage est très convenable et au final assez inspiré si l’on considère la vacuité des dialogues.
Jouabilité
7/10

Turok propose en fait deux FPS en un seul. Vos oppositions contre les troupes paramilitaires seront très décevantes en raison d’un classicisme des plus paresseux. Celles contre les dinosaures seront bien plus tendues et nerveuses. Le recours aux QTE pour porter certains coups de grâce est un petit plus dispensable mais tout de même amusant. Disons que le principal défaut de Turok réside dans son réel manque d’ambition.


Intérêt Global : 7/10


Lorsque le Turok originel déboula sur Nintendo 64 en 1997, le succès fut immédiat et ce FPS s’imposa rapidement comme une référence. Il faut dire qu’à l’époque le genre n’était pas aussi représenté qu’il ne l’est actuellement et que la console de Nintendo pouvait même se targuer de proposer sans doute ce qui se faisait de mieux en la matière. D’ailleurs, Turok ne sera supplanté dans le cœur des fraggeurs que par Goldeneye, toujours sur N64…
Malheureusement, ces deux célèbres licences connaitront des destinées communes. Le premier épisode plus qu’enthousiasmant sera suivi de plusieurs opus ne parvenant jamais à ne serait-ce qu’égaler l’original. Dans le cas de Turok, on peut même dire que tout alla de mal en pis avec un Turok Evolution qui restera dans les mémoires pour son inacceptable médiocrité.
Cependant, ce tout dernier opus semblait bien plus prometteur comme le laissaient filtrer quelques rumeurs çà et là. Désormais disponible dans les bacs, il est temps de dresser le bilan afin de savoir si notre chasseur de dinosaures a retrouvé la patate.


Nous retrouvons donc notre héros amérindien du futur alors que celui-ci est enrôlé dans une unité chargée de capturer un affreux chef paramilitaire qui se trouve être l’ancien mentor de Turok. A ce propos, plusieurs flashbacks émailleront la campagne et préciseront les relations complexes unissant les deux personnages. Mais pas de bol, alors que le vaisseau spatial des space-marines approche de la planète abritant notre "méchant de service", un missile vient accélérer l’atterrissage de la plus brutale des manières. Accompagné d’un seul survivant aussi crétin que belliqueux, Turok devra traverser une jungle luxuriante abritant une quantité astronomique de dinosaures. Comme si cela ne suffisait pas, votre cible principale semble également dotée d’une armée personnelle, bien décidée à écourter votre exploration. Pas de doute, il est temps de ranger le calumet au placard et de déterrer la hache de guerre.


Soyons clair, Turok ne fait pas dans la poésie : c’est du "moi vois moi tue" de derrière le tepee et votre seul objectif sera de dessouder le moindre être vivant à portée, qu’il soit humanoïde ou reptilien. D’ailleurs l’intérêt du gameplay sera assez diffèrent selon que vous abordiez une phase de combat contre les terroristes ou bien contre les dinos, bien plus véloces. Lorsqu’il nous confronte aux sbires de notre ancien maître, Turok a bien du mal à convaincre. Franchement, on évolue trois crans en dessous des références du genre que sont Call of Duty 4 ou bien encore Bioshock. Les ennemis sont franchement suicidaires, attaquent en vagues sans véritablement prendre le soin de se protéger. Du bon gros tir au pigeon (et encore, un pigeon, mine de rien, ça vole….)


En revanche dès que l’on s’attaque aux multiples dinosaures pullulant dans cette jungle digne d’un Jurassic Park, le challenge est tout autre tant cette nouvelle race d’ennemis s’avère aussi rusée que véloce. Par exemple, deux vélociraptors n’attaqueront jamais frontalement et de manière simultanée. Ceux-ci essayeront toujours de vous encercler et vous harcèleront quelques secondes pour mieux se repositionner. A partir de trois ou quatre, on ne sait où donner de la tête et l’on effectue des 360 désespérés en vidant frénétiquement les chargeurs et en poussant des cris gutturaux - excusez le rédacteur de ce test, il sort à peine d’une projection de John Rambo alors forcément, ça influence… Plus sérieusement, le jeu prend alors une toute autre saveur et offre une difficulté que l’on n’avait pas rencontrée depuis bien longtemps, y compris dans le mode le plus facile... Un jeu de gamers bien rafraichissant face à une mode "casual" un peu envahissante ces derniers temps…

Le level-design est quant à lui de bonne facture et alterne les environnements extérieurs avec une jungle bien étouffante et des passages plus classiques avec moult couloirs et portes blindées. Pas de quoi se taper le cul par terre mais rien d’insultant non plus !


Alors bien sûr, reste la question à 1.000 euros : le fait d’incarner un descendant de Oumpah-pah apporte-t-il quelque chose ? Et bien le fait est que les développeurs ont eu la bonne idée de privilégier l’emploi des armes blanches dans un arsenal qui s’étoffera au fil de votre progression. Votre coutelas sera en particulier fort utile voire indispensable pour vous débarrasser efficacement des hordes de dinos. En effet, la rapidité de ces bestioles est telle qu’il ne sera pas toujours aisé de les ajuster à l’arme automatique (bon, y a toujours la grenade mais c’est une technique peu respectueuse de l’environnement). Le plus judicieux est donc souvent de se laisser approcher et de porter une sorte de "fatality" au moment opportun. En clair, un petit système de QTE vous indiquera un enchainement à réaliser pour porter un coup meurtrier et salement gore. Dommage que le nombre de ces "coups de grâce" soit assez réduit d’où une certaine répétitivité.
Et puis un indien sans arc, c’est un peu comme Duke Nukem sans cigare, c’est pas crédible ! Celui-ci vous sera également indispensable pour sniper silencieusement les gardes en faction et ainsi faciliter votre infiltration dans les différents complexes militaires disséminés dans l’aire de jeu.


Au final, le gameplay est si diversifié que l’on accroche assez facilement à cette aventure. Dommage que l’esprit bourrin soit si appuyé dans les dialogues, faisant presque passer ceux de Gears of War pour de la poésie précieuse du XVIIème siècle.

Turok n’est pas une bombe ludique de première catégorie mais redonne un peu de tenue à une licence qui en avait bien besoin. Si le joueur occasionnel ne se dirigera pas forcément vers ce titre, le fanatique du FPS peut sans problème empêcher ses phalanges de refroidir en attendant les prochains gros hits à venir.
    Par Phil    

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