Imprimer cet articleEnvoyer cert article à un ami
 
 


les menus du DVD

Cliquez pour les agrandir

Voir les menus
en plein écran

 



Titre : Shin megami tensei : persona 3 (ps2)
Support : PS2
Editeur : Koei
Année : 2006
Genre : Dungeon-RPG
Date de sortie :



Graphisme
8/10

Malgré son grand âge, la PS2 parvient encore à nous surprendre. Evidemment, on est bien loin des graphismes des nouvelles Rolls-Royce, mais tant qu’il y a l’inspiration, on veut bien passer l’éponge sur un faible nombre de polygones. Les fans des univers mangas seront sans nul doute comblés, le jeu offrant un chouette melting-pot d’anime, des graphismes cell-shadés (on reconnaît d’ailleurs bien la patte des p’tits gars d’Atlus) et des effets de lumière très séduisants. Miam !
Son
8/10

Déstabilisante à la première écoute, la bande-son finit par prendre possession de nos canaux auditifs pour les flatter plus qu’agréablement. En temps normal, un mélange de musique électro, de pop et de morceaux plus symphoniques serait de nature à hérisser les poils de n’importe quel puriste mais, ici, la mayo prend diablement bien. Côté voix, il faudra en revanche se contenter de la langue de Shakespeare, n’en déplaise aux accrocs du pays du soleil levant.
Jouabilité
8/10

Prenez deux bonnes mesures de Dungeon-RPG, mélangez-les avec une pincée de simulation sociale et vous obtenez Shin Megami Tensei : Persona 3. Les mécanismes empruntés à ces deux genres bien distincts se mélangent harmonieusement pour composer un plat d’une extrême finesse. Il restera longtemps en bouche d’ailleurs, avec sa durée de vie gargantuesque. La progression, tout en douceur, invite par moments à la contemplation, ce qui ne devrait pas déplaire aux adeptes des RPG japonais. Attention, produit hautement addictif !


Intérêt Global : 8/10


Tout le monde ne connaît pas forcément la série Shin Megami Tensei (faudrait déjà pouvoir se souvenir de son nom…) pour la simple et bonne raison que cette licence, clairement destinée aux hardcore gamers, a rencontré un public plus que restreint sur le vieux continent et ce malgré d’évidentes qualités. L’épisode Persona 3 tente précisément de corriger cette injustice. Ce "spin off" s’adresse manifestement à un public plus large, ce qui, une fois n’est pas coutume, ne signifie pas forcément trahir la profondeur du gameplay original.


SLC, Salut Les Copains
Comme c’est souvent le cas dans les productions japonaises, vous incarnez un personnage d’un naturel inconséquent, loin de se douter qu’il va être porté au premier plan d’une aventure épique. En l’occurrence, le pauvre bougre est un lycéen aux pouvoirs un peu particuliers. Il est, entre autres, capable de voir les "Shadows", des créatures maléfiques profitant de la 25ème heure (à savoir celle qui débute juste après minuit) pour venir enquiquiner les vivants. De par ses aptitudes, notre gaillard va rapidement intégrer l’équipe des SEES, un groupe d’ados pas comme les autres : ces combattants de Shadows ont le pouvoir d’invoquer des "Persona", créatures magiques reflétant leur propre personnalité. Inutile de préciser que notre jeune ami va rapidement devenir le fer de lance de cette insolite équipe.

Persona 3 se déroule en deux temps : la journée, vous vaquez à vos occupations de lycéen (qui auront un impact sur la suite, nous y reviendrons) et le soir, vous bottez les fesses des méchants Shadows. En fait c’est un calendrier qui va vous donner le tempo au jour le jour avec ses événements diurnes (réunion de l’association des étudiants, fête locale, etc.) et nocturnes (batailles en rang serré généralement).


Faire dans le social
Ainsi, pendant vos heures lycéennes, vous aurez tout loisir de vous balader où bon vous semble, que cela soit à l’intérieur du campus ou au centre commercial, après les cours bien sûr, pour faire quelques emplettes (armes, potions…) mais aussi pour traîner dans les bars histoire d’améliorer vos liens sociaux. Dans quel but ? Chaque personnage que vous rencontrez se trouve être assigné à un lien social lui même associé à une catégorie magique. Plus vous discuterez avec les habitants et plus vous les aiderez, plus votre niveau magique dans chacune des catégories grimpera. Or celui-ci s’avère être le sésame indispensable à la création de Persona de plus en plus puissants. A la fois passionnantes et apaisantes, ces séquences fleurent bon la simulation de vie, dans le meilleur sens du terme. Cependant, rassurons tout de même les plus pressés d’entre nous, ces étapes peuvent être zappées à tout moment. Il est donc toujours possible de rentrer directement dans le vif du sujet.


Le soir venu, à vous de choisir d’aller vous coucher ou d’aller assiéger la tour "Tartarus". Dungeon-RPG oblige, celle-ci s’apparente à un labyrinthe sans fin, généré aléatoirement à chacune de vos visites et infesté par les Shadows. Il est à noter que tous vos combats se dérouleront dans cet édifice, ce qui risque de chagriner les fans d’aventures exotiques. Mais peu importe, ici, le but est avant tout de faire du level-up et d’essayer de grimper le plus haut possible dans cette satanée tour.

Vous allez donc alterner les phases en améliorant petit à petit vos personnages pour qu’ils soient dignes des grands soirs de pleine lune. Car c’est dans ces moments précis que le scénario évolue ou rebondit (même si le but ultime est bien d’éradiquer complètement les Shadows). Ne négligez donc pas trop l’étape de level-up et n’essayez pas de grimper trop tôt trop haut car Persona 3 ne fait franchement pas de cadeau, promettant de nombreux "game over" aux intrépides, sanction toujours un peu dure à avaler s’il en est.


Fight !
Conformément aux RPG pure souche, les affrontements se déroulent au tour à tour. Votre équipe peut bien entendu recourir à l’arsenal de circonstance composé de potions, armes blanches et Personas, tout en tenant compte des fragilités de chacun au regard des éléments de base (eau, feu, électricité, etc.). Au-delà de cet apparent classicisme, quelques petits détails pimentent agréablement les séquences de baston. Ainsi, si vous effectuez adroitement vos attaques, vous pourrez les enchaîner sans jamais laisser la main à l’adversaire. A vous de fignoler chaque coup en fonction des faiblesses de vos cibles. Même si on ne sort pas franchement des sentiers battus, cette caractéristique permet de maintenir un rythme élevé et devrait certainement stimuler les esprits tactiques.


Véritable ovni vidéoludique, Shin Megami Tensei : Persona 3 mêle adroitement les genres pour une symbiose rarement observée dans un jeu vidéo. La liberté laissée au joueur se révèle aussi déstabilisante que jouissive. L’ambiance, terrible, nous plonge directement dans les thèmes classiques de l’univers manga (plusieurs scènes ne sont pas sans rappeler Ghost In The Shell). En sus de qualités intrinsèques propres au genre RPG, la gestion de la fatigue des combattants, le niveau de détail de la partie "simulation de vie", la pléthore d’actions à accomplir, la possibilité de fusionner les Persona et la poésie omniprésente sont autant de points forts à inscrire à l’actif de ce hit incontournable.
    Par Tof    

Vos critiques...
ajouter votre Critique