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Titre : Army of two (x360)
Support : Xbox 360
Editeur : Electronic Arts
Année : 2008
Genre : Action
Date de sortie : 06/03/2008



Graphisme
8/10

Clairement le point fort du soft. On retiendra tout d’abord la qualité de la modélisation des personnages ; le traitement de nos mercenaires fait vraiment plaisir à voir. Les décors ne sont pas en reste : les textures sont d’une très grande finesse, le framerate assure et les éclairages sont de toute beauté. Certains effets pyrotechniques se situent peut-être un poil en dessous de l’ensemble, mais là je chipote un peu.
Son
4/10

Une bande-son dont on oublie les harmonies dès la console éteinte. Les bruitages ne resteront pas dans les annales non plus et, à l’instar des Dupond Dupont, je dirais même plus que le ras le bol me guette à force d’entendre ces voix "testostéronées" qui, ici, se permettent même d’être parfois en décalage avec l’action. Bref, coupez le son et mettez plutôt un cd, ça vaudra mieux pour tout le monde.
Jouabilité
6/10

En dépit de belles promesses, Army Of Two se révèle être un jeu d’action tout ce qu’il y a de plus classique. Cela ne veut évidemment pas dire que l’on ne prend aucun plaisir mais le résultat manque sérieusement de peps. Heureusement le système "d’aggro" parvient un peu à égayer l’action mais, trop isolé, il n’empêche pas le soufflé de retomber assez vite. De là à dire que l’on peut rapidement s’ennuyer après quelques missions, il n’y a qu’un pas…


Intérêt Global : 6/10


Après avoir connu les affres des modifications de calendrier et des sorties repoussées, Army Of Two daigne enfin nous honorer de sa présence. Comme son nom l’indique, le dernier-né des studios d’EA Montréal surfe sur la vague, très actuelle, des jeux prônant la guerre en binôme comme Conflict : Denied Ops paru lui aussi récemment. Ce dernier ayant un peu déçu par son grand classicisme et son rythme "plan-plan", les fans de mitraille en duo cherchaient encore un bon titre d’action tactique à se mettre sous la dent…


Contre de la monnaie sonnante et trébuchante, Salem et Rios, deux anciens militaires devenus mercenaires, sont prêts à arpenter tous les théâtres d’opérations imaginables, de l’Afrique à l’Irak en passant par de nombreuses autres contrées, prises dans les tumultes de la guerre civile de préférence. Rassurez-vous, qu’ils soient sortis du cadre très officielle de l’armée ne signifie pas qu’ils aient perdu tout sens moral. En règle générale, ils interviendront donc pour annihiler de méchants terroristes ou de vils séparatistes, nouvelle preuve que le monde des jeux vidéo manque quand même sérieusement de finesse et peine à s’affranchir de sa vue traditionnellement dichotomique de notre propre monde. Bref, nous voilà catapultés aux commandes de notre couple de tueurs pour des missions de destruction, d’extraction et autres joyeusetés du même tonneau, le tout à la troisième personne.


Aggro sur la patate
Comme on n’est pas sadique, on ne va pas s’amuser à entretenir plus longtemps le suspense gravitant autour de "l’aggro". Vous savez, c’est cette jauge d’agressivité qui fait la fierté d’Electronic Arts depuis la première annonce du jeu. Eh bien, son principe est finalement assez simple : plus vous tirez, plus vous rentrez dans le lard de vos ennemis et plus vous faites grimper un baromètre d’agressivité. En agissant de la sorte, un mercenaire attire sur lui les foudres de ses adversaires, permettant ainsi à son frère d’arme de se faufiler plus facilement au sein des lignes ennemies. Pas bête, cette idée relativement originale séduit rapidement dans un premier temps. En usant d’un système d’ordres assez sommaire, vous pouvez donc envoyer votre pote au charbon afin de mieux dégommer les têtes ennemies en toute discrétion. Le challenge consiste alors à surveiller la jauge d’aggro de manière à changer régulièrement d’appât en première ligne. Laisser un de nos deux amis trop longtemps sous le feu nourri de ses opposants le conduirait en effet à une mort certaine. Bien que sympathiques, les missions nous entraînent par leur constitution vers une utilisation répétitive de ce mécanisme de permutation. A l’inverse, les situations dont pourrait naître un certain renouvellement se font beaucoup trop rares et c’est bien dommage !


Concernant maintenant l’épineux problème de l’IA, celle des adversaires ne confine pas vraiment au génie. D’ailleurs les développeurs semblent lucides quant à l’efficacité de leurs p’tits soldats puisqu’ils n’hésitent pas à les mettre souvent en situation de surnombre et même de manière très large. Pas de quoi attraper des sueurs froides cependant, les ennemis se jetant sur vous par vagues successives avec visiblement comme seul objectif celui de s’empaler sur vos munitions 12 mm. On se croirait presque dans un jeu de shoot sur rails, mais sans les rails ! L’IA de votre collègue fait un peu mieux : il obéit aux ordres et sait se mettre à couvert. Par contre, il manque parfois de clairvoyance au moment de choisir une planque pour se mettre à l’abri. Un peu fâcheux sachant que, lorsque vous défaillez (après une certaine dose de bastosses encaissées), pour vous soigner votre partenaire doit préalablement vous traîner jusqu’à un de "ses abris"…


Vous l’aurez compris, le tableau n’est pas tout rose, loin de là. Néanmoins quelques bonnes idées méritent d’être relevées comme la possibilité de se servir des portières des véhicules comme boucliers, le fait de pouvoir tirer tout en restant bien abrité, l’efficacité du système d’ordres ou encore ces séquences jouissives où les deux mercenaires se retrouvent dos à dos entourés d’une ribambelle d’ennemis à dessouder.

Si, à ces quelques points forts, on ajoute des graphismes très convenables, de l’action à gogo et un brin de tactique dû au système d’aggro, on n’est finalement pas si loin du hit en puissance. Le seul problème c’est que Army Of Two n’arrive jamais véritablement à sortir des ornières des grands classiques du genre. On enchaîne les missions sans grand entrain et la lassitude prend peu à peu le dessus. Les vieux briscards qui ont englouti un à un tous les shooters parus sur Xbox 360 peuvent donc passer leur chemin sans regret. Ce nouveau duo musclé aurait davantage de chances de séduire les néophytes. Mais en restent-ils vraiment sur ce support ?
    Par Tof    

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