Le pitch était pourtant alléchant : imaginons que Winston Churchill soit mort prématurément et que son décès ait entraîné la défaite des alliés sur le vieux continent. Cette défaite a bien évidemment donné des ailes aux nazis qui, dans leur lancée, ont envahi les USA. Cette belle petite pirouette, sur fond d’uchronie, aurait du nous permettre de sortir un peu la tête de l’habituel théâtre des opérations, les FPS basés sur la seconde guerre mondiale ayant tendance à tourner en rond avec les mêmes grandes batailles européennes. Malheureusement les bonnes idées ne font pas forcément les bons jeux…

Vous incarnez Dan Carson, un modeste ouvrier du bâtiment. Vous venez de rejoindre la résistance américaine pour faire face aux nazis débarqués récemment sur la côte Est des Etats-Unis. Pour le gamer que vous êtes, tout cela se traduit par un FPS dont les missions, scriptées à l’extrême, ont le gros inconvénient de ne jamais surprendre. Le soft souffre très vite de la lourdeur de sa mise en scène et de l’absence de rythme. Après une petite heure de jeu, on a déjà envie d’abandonner la manette mais on insiste un peu pour constater que la construction extrêmement cloisonnée des environnements ferait fuir n’importe quel claustrophobe. Certes, quelques phases de jeu sont relativement honnêtes et parviennent à nous impliquer un minimum, mais par les temps qui courent on est en droit d’en demander beaucoup plus à un titre de cette catégorie. Et ce ne sont pas ces quelques soubresauts qui feront oublier le passif accumulé.

En fait, il manque un peu de tout dans
Turning Point : l’arsenal est archi-conventionnel, aucune amélioration de l’équipement n’est envisageable et le manque de précision des tirs tape sérieusement sur les nerfs. Pour ne rien arranger, rien, absolument rien ne viendra récompenser votre travail en fin de mission, ni médaille, ni points quelconques, nada !

On abrègera cette diatribe en mentionnant une IA à la ramasse et un moteur physique qui, visiblement, ignore ce que "dégât" peut signifier, deux bonnes raisons supplémentaires pour ne pas prolonger le calvaire en ligne. D’ailleurs, vous ne vous y êtes pas trompés puisque les serveurs restent désespérément vides…
A moins de collectionner tout ce qui touche de près ou de loin à la seconde guerre mondiale ou d’être complètement accroc au dégommage de schleu, on ne voit vraiment pas qui pourrait prendre son pied avec
Turning Point : Fall of Liberty.