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Titre : Dark sector (ps3)
Support : PS3
Editeur : D3 Publisher / Koch Media
Année : 2008
Genre : Action
Date de sortie :



Graphisme
8/10

Franchement, c’est très très beau. Dark Sector n’est pas avare en effets de toutes sortes et il est toujours plus agréable de laisser parler la poudre dans un contexte aussi peaufiné. Evidemment, certains environnements en jettent plus que d’autres, tel ce sinistre cimetière gothique, mais globalement le jeu se situe dans le haut du panier. Dommage que les cinématiques soient un peu en retrait.
Son
9/10

Excellent ! Dès le menu d’accueil résonne un gimmick musical pompé sur la partition d’Aliens signée James Horner, preuve manifeste de bon goût. Au fil des références, Dark Sector parvient à créer un background sonore de grande qualité, alternant furieux crescendos et plages plus silencieuses à peine perturbées par de subtils bruitages. Pour une fois qu’on ne se coltine pas un énième score de techno-métal…
Jouabilité
8/10

Parfois, on ouvre le frigidaire et on élabore un plat avec tout ce qui nous tombe sous la main. C’est souvent immangeable mais exceptionnellement un petit miracle se produit… Dark Sector relève un peu de cette mystérieuse alchimie. Les développeurs ont pompé des idées de tous les côtés et ce qui aurait pu aboutir à un "collage" indigeste a produit un jeu de grande qualité. Y’a pas de justice en ce bas monde !


Intérêt Global : 8/10


Il y a quelques semaines, nous était donné un aperçu de Dark Sector qui laissait entrevoir un sacré potentiel ludique ainsi qu’une réalisation de haute volée. Gears of War tient-il ici son véritable challenger dans la catégorie "j’explose tout sur mon passage" ? Réponse dans les prochaines lignes…

Vous incarnez Hayden Tenno, soldat d’élite évoluant dans un contexte géopolitique aussi tendu que fantaisiste. Loin du pseudo réalisme d’un Call of Duty 4, Dark Sector vous plonge au beau milieu d’une sombre affaire de savant fou, de terrorisme biologique avec sbires en provenance d’Europe de l’Est, d’un virus exterminateur et enfin de zombis manipulant la masse de chantier de manière particulièrement belliqueuse (si, si !!!). En gros, un joyeux bazar auquel il est bien difficile de comprendre quelque chose ce qui, somme toute, n’a rien de gênant pour un jeu clairement orienté vers l’action non-stop.


Toujours est-il que suite au ratage complet d’une mission d’élimination, Hayden rentre en contact avec ce fameux virus qui transforme plus ou moins rapidement ses porteurs en amateurs de cervelle fraiche. Mais pour notre héros, le sort est a priori un peu plus clément puisque l’infection qui le gagne lui attribue d’impressionnants pouvoirs concentrés autour d’une lame triple, sorte de shuriken répondant au doux nom de Glaive, et qui s’utilise tel un boomerang meurtrier. Bien entendu, ceci n’empêche pas le virus de progresser dans son organisme et de lui infliger une souffrance permanente.

C’est ce fameux Glaive qui va d’ailleurs devenir peu à peu l’élément central du jeu et voler la vedette à un héros manquant singulièrement de charisme. Car au fil de vos missions, cette arme s’avère être un véritable couteau suisse aux nombreux modes d’utilisation. Bien entendu, son usage principal sera de décapiter, éviscérer, estropier à distance tout individu récalcitrant osant se mettre en travers de votre route.


Mais cet artefact propose bien d’autres possibilités comme celle d’attraper à distance les flingues laissés à terre par vos victimes afin de les projeter en un éclair entre vos mains. Cette option est particulièrement intéressante lorsque vous êtes acculés avec votre pauvre pistolet automatique et plus une balle pour vous défendre : un coup d’œil sur les zones environnantes, une pression sur un bouton et hop, vous voilà doté comme par magie d’un providentiel fusil d’assaut ! Vous pourrez aussi diriger votre boomerang meurtrier une fois celui-ci lancé, à l’aide du stick directionnel ou bien encore en profitant du détecteur de la Sixaxis. Les gamers auront reconnu ici une option reprise d’Heavenly Sword.
Vous en voulez encore ? Y a qu’à demander ! Apprenez donc que le Glaive peut se charger énergétiquement pour des coups encore plus puissants ou se transformer en bouclier magnétique capable de repousser provisoirement les tirs ennemis.


L’utilisation la plus originale réside toutefois dans sa capacité d’absorber puis de restituer temporairement différentes sources d’énergie comme le feu ou l’électricité. Il ne s’agit pas spécialement de faire plus de dégâts (vous en ferez bien assez comme ça !) mais plutôt de vous servir de ces "élémentaires" pour débloquer certains passages. Des accès seront en effets obstrués par des toiles visqueuses, résistantes aux balles mais heureusement inflammables. L’électricité, elle, sera utilisée pour court-circuiter des portes blindées. Bon, on n’ira pas jusqu’à parler d’énigmes, Dark Sector restant un pur jeu d’action, mais ces intermèdes tendent à diversifier le gameplay et à offrir des changements de rythme plutôt salutaires. Avec un engin comme le Glaive, on peut s’attendre à de bonnes séances de boucherie et sur ce point le jeu ne déçoit pas nos attentes. A moins d’être totalement réfractaire au genre, Dark Sector propose son pesant d’adrénaline et ravira les amateurs de shoot et de combats. Précisons également que tout ceci se déroule dans des environnements très léchés sur le plan graphique et relativement diversifiés (même si on a encore droit à d’interminables réseaux souterrains).


Et pourtant, on retrouve quelques défauts récurrents dans ce type de jeu, à commencer par une IA que notre bienveillance naturelle nous poussera à qualifier de perfectible. Le plus incongru, c’est que ce sont les zombis qui proposent le challenge le plus relevé. Ceux-ci semblent venir de tout côté vous obligeant à de sanglantes phases de corps à corps. Pour ce qui est des paramilitaires de base, le bilan est nettement moins réjouissant : leur comportement est scripté, systématique au possible. Ils tirent deux secondes, se mettent à couvert, tirent à nouveau… Difficile de se laisser surprendre avec des guignols de cet acabit. Maintenant, à la décharge de Dark Sector, quel jeu de shoot peut vraiment se prévaloir d’une intelligence artificielle digne de ce nom ?


L’autre reproche que l’on pourrait formuler réside dans un certain manque d’identité. A compiler toutes les bonnes idées à droite et à gauche, le soft perd un peu en personnalité et l’on est sans cesse tenté de noter les emprunts à Gears of War (les possibilités de se mettre à couvert pour viser), Heavenly Sword (le "pilotage" du Glaive) et même Resident Evil 4 (quelques phases de QTE par-ci par-là). Cependant, cet aspect fourre-tout n’est absolument pas rédhibitoire et il faut bien reconnaître que Dark Sector remplit parfaitement son objectif, celui de proposer une expérience ludique très sympathique et surtout bien défoulante.

Il est désormais temps de formuler une réponse à la question posée au début de ce test. Non, Gears of War n’est pas surpassé et reste logiquement la référence du genre ! Mais il trouve certainement en Dark Sector son challenger le plus convaincant.
    Par Phil    

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