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De Marty le 08 Octobre 2001 à 00:00-/10 84 avis postés | Inscrit depuis 2712 jours
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Sean Penn peintre d'une autre Amérique.
A l’instar des enfants gâtés décrit par Ellis dans sa trilogie Californienne, Penn s’est heurté à ce mur vide de sens que fût « l’American way of life » des années 80 … Longtemps décrit comme le « Bad boy » d’Hollywood, il a rejeté ce cocon pour goûter à la face obscure de la culture américaine. De Springsteen à Bukowski en passant par Dennis Hopper et Hal Ashby ses rencontres l’ont transformé en artiste. Pendant que Reagan impose son système, la jeune star s’éteint pour devenir peintre d’une autre Amérique. Inspiré par Springsteen il écrit son premier long métrage (« Indian Runner ») qu’il met en scène en 91. Puis vient « Crossing guard » et enfin « The Pledge ». Dans chacune de ces œuvres, il filme une Amérique malade. Le Viet Nam, le Reaganisme et un hégémonisme culturel ont transformé le rêve en cauchemar …
Comme dans un tableau de Hopper, Sean Penn peint des personnages profondément marqués par les aléas de la vie. Cette humanité le touche, et comme tout artiste il a besoin de la décrire et de la faire partager. Dés lors ses films s’éloignent du récit américain classique pour privilégier le réalisme. Le spectateur éduqué dans une certaine forme de classicisme cinématographique y perd ses repères. Absence de rebondissements, entertainment inexistant, rythme très lent et « unhappy end » sont autant d’éléments difficiles à accepter … Ce miroir de l’Amérique est l’anti "American Dream". Il fallait du courage pour se lancer dans un tel projet. Penn y a plongé avec talent et à travers son tryptique américain il décrit une page de l’histoire de son pays.
"The pledge" est un chef d'œuvre …
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