thellis
Le vide

HellJohn
drôle et parfois juste, même si pas si original que ça

HellJohn
humhum

Kiss Kiss Bang Bang
C'est vrai Helljohn...

dje59
une bande annonce ne reflète pas nécessairement la qualité helljohn

HellJohn
doit être bien...

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De HellJohn le 14 Juillet 2006 à 20:176/10
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drôle et parfois juste, même si pas si original que ça

"La Rupture" se veut une comédie romantique originale, puisque racontant, par étapes, la rupture d’un couple (Vince Vaughn / Jennifer Aniston, le couple à l’écran réjouissant aussi les magazines people dans la réalité). Une comédie de « rupture » donc (ce qui est plutôt rare aux USA, et vendeur puisque "La Rupture" a cartonné au box office), la scène de rencontre étant balancée dés le début du film. Engueulades, coups bas, dialogues incisifs et piquants, montée en puissance des relations orageuses jusqu’à la séparation…et c’est là que le film prend une tournure inattendue. Jusque là, c’était plutôt drôle, pas aussi féroce et cruel qu’un "La Guerre des Rose", certes, mais les gags s’enchaînaient avec rythme, comme les engueulades assez jouissives (beaucoup retrouveront certainement du vrai dans les dialogues et les situations), les coups fourbes (souvent très bien vus) pour rendre l’un ou l’autre jaloux, pour attirer son attention ou juste pour le pousser à bout…L’appartement devient une sorte de champs de bataille (le film se déroule en grande partie dans l’appartement) ou chacun impose ses règles et définit son espace. L’homme s’installe un billard, fait du salon une vraie porcherie (la vraie vie du célibataire) ou invite ses potes (voir même quelques stripteaseuses) pour boire un coup ou faire une partie de poker. La femme laisse son frère gay chanter avec sa chorale dans l’appartement, se ballade à poils devant son homme (cf. la bande annonce, et finalement, on voit bel et bien son cul) ou ramène un beau gosse avec qui elle s’apprête à sortir, pour narguer son adversaire (la chute de cette scène est sans doute l’un des moments les plus drôles du film). "La Rupture" ne manque pas de séquences drôles et bien écrites, comme aussi ce dîner en famille (malaise assuré) ou cette partie de Pictionnary (improvisée, comme pas mal d’autres scènes) qui part en vrille. Et les confrontations sont relevées par le fait que les deux personnages (évidement stéréotypés) sont totalement opposés (la petite bourgeoise coincée et l’égocentrique bien beauf).

Mais lorsque le moment de la séparation semble bel et bien venu (autrement dit : la vente de l’appartement), "La Rupture" (à ne pas confondre avec le Claude Chabrol, lol) se fait plus mélancolique, nostalgique, les deux personnages étant devenus plus calmes et lucides, ils peuvent enfin faire le point sur leur relation, et même retenter de se remettre ensemble (ce qui ne va pas forcément marcher). "La Rupture" aurait presque pu se titrer "La Réconciliation" si le réalisateur n’avait pas eu la bonne idée de ne pas la montrer, cette réconciliation, juste de la suggérer dans une dernière séquence qui sonne comme une nouvelle rencontre (la suite leur appartient, rien ne nous dit qu’ils reformeront un couple) qui répond à la première scène du film. Joli, peut-être moins entraînant que la partie « rupture » mais plutôt bien vu et juste. Le cinéaste n’évite pas tous les clichés (quand il ne joue pas avec, comme dans ses deux précédents films), mais contourne le coté eau de rose, son film étant moins prévisible et mièvre que prévu. Malgré son statut de comédie US romantique commerciale (et people), une certaine vérité émane du film qui réussit, surtout dans sa dernière partie, à bien définir ce qu’est une rupture (dommage cependant que les rapports Homme / Femme touchent plus à la caricature). Même si, bien évidemment, le tout est traité avec assez d’humour et de rythme pour en faire un spectacle ludique, puisqu’en réalité, les scènes de ménage ne sont pas aussi divertissantes ni aussi drôles (le film reprend surtout tous les clichés des scènes de ménage, c’est une sorte de compilation).
Dommage que cela manque un peu de cynisme, surtout de la part de Peyton Reed, réalisateur des originaux "American Girls" et "Bye bye Love" (et, plus anecdotiques, de making-of de "Retour vers le futur" ou "Forrest Gump"), dans lesquels il détournait déjà le coté romantique. Le cinéaste, ici simple yes man (qui réussit quand même quelques scènes formellement originales), se laisse dépasser par Vince Vaughn, aussi producteur et scénariste en plus d’être l’acteur principal. A noter que la fin était, avant les projections tests, plus douloureuse…

Vince Vaughn (qui figurait dans un autre film de « rupture », "Mr. & Mrs. Smith") et Jennifer Aniston (elle qui n’a jamais vraiment eu de chance avec le cinéma, du moins jusqu’à "Bruce Tout Puissant" et "Polly & Moi", en grande partie grâce à Ben Stiller et Jim carrey, il est vrai), forcément complices (et plus car affinités), sont plutôt crédibles lorsqu’ils s’engueulent. Et comme souvent dans le genre, les seconds rôles (bien choisis par Vaughn, qui a le mérite de ne pas faire intervenir ses potes Owen Wilson ou Ben Stiller) gravitant autour du couple sont drôles (des caricatures) : John Michael Higgins en beau frère gay et (hélas) mélomane, la mythique Ann-Margret, Judy Davis en patronne déjantée, Vincent d’Onofrio (qui se retrouve face à Vince Vaughn après "The Cell") dans le rôle du père (l’acteur est ici bien vieilli), Jon Favreau (ici sosie de James Gandolfini) en meilleur ami macho aux mauvais conseils (un grand classique), Justin Long (le héros de "Jeepers Creepers" jouait aux cotés de Vince Vaughn dans "Dodgeball") en secrétaire très efféminé, la mignonne Joey Lauren Adams (vue dans "Les Glandeurs" et "Méprise multiple" de Kevin Smith), Jason Bateman (qui retrouve Vince Vaughn après "Starsky & Hutch" et "Dodgeball") ou encore Cole Hauser (peu habitué aux comédies, mais il était déjà aux cotés de Joey Lauren Adams dans "Génération Rebelle"). Des seconds rôles qui donnent encore plus de rythme à cette comédie plus douce-amer que méchante. Pas aussi originale qu’on l’aurait souhaité (ça reste une comédie sentimentale), mais drôle et quelquefois pertinente.

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