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HellJohn
"Bande de Sauvages" et "Faussaire"

HellJohn
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megadeth
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De HellJohn le 14 Juin 2007 à 12:04
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"Bande de Sauvages" et "Faussaire"

Pour "Bande de Sauvages", y'a mon avis sur le forum ciné du film.

Pour "Faussaire", c'est une très bonne surprise. Le film relate une arnaque édifiante et véridique (en 1971, un écrivain dans la merde invente le futur best seller ultime : il annonce à son éditeur que Howard Hugues, alors en fin de règne, lui a demandé de faire sa biographie exclusive…ce qui est faux), dans la lignée d'un "Arrête-moi si tu peux" (en moins épique). L'humour (une situation de plus en plus absurde) se mêle au suspense (le personnage prend de plus en plus de risques à se faire griller, s’instaure même un climat de paranoïa) dans ce récit qui raconte comment une idée gonflée, ou un simple mensonge, abouti sur un scandale à l’ampleur démesurée et aux conséquences lourdes (car politiques). L’affaire se complexifie, le personnage accumule les mensonges avec virtuosité et avec la volonté d’aller jusqu’au bout, et tout ça c’est très prenant. Comme l’avait réellement dit Howard Hugues (lors de sa dernière apparition télévisée, justement pour régler cette affaire en public) en découvrant ce canular, « c’est digne d’un scénario de cinéma ». Les anecdotes sont énormes, la reconstitution (aussi bien celle des faits que celle de l’époque et de l’Histoire) sobre et très crédible évite le kitsch, l’histoire est édifiante, mouvementée et riches en évènements, tandis que plane sur l’ensemble l’ombre d’Howard Hugues (le film fait particulièrement ressortir le mythe du milliardaire, qui était alors déjà devenu fou). Les seconds rôles sont excellents (jusqu’aux petits rôles de Julie Delpy, Eli Wallach et Stanley Tucci), surtout Hope Davis et Alfred Molina (dans le rôle de l’écrivain Richard Suskind), très drôle en ami complice boulet. Par contre, j’accroche pas à la moche Marcia Gay Harden. Et surtout, un Richard Gere enfin retrouvé, métamorphosé (rajeuni, cheveux teinté, faux nez) dans ce rôle fascinant d’un mec (Clifford Irving) qui ment tellement bien et naturellement qu’il arrive à se convaincre lui-même et à incarner ses mensonges (autrement dit : il incarne John Hugues). Note amusante : aujourd’hui encore, il chercher à faire publier cette biographie « non autorisé ».
La réalisation de Lasse Hallström ("Gilbert Grape", "Le Chocolat", "L’œuvre de Dieu la part du diable" ou "Une Vie inachevée") est pour une fois fluide, très mobile et inventive, et le film nettement moins académique que les précédents films du réalisateur. Le découpage instaure un bon rythme et une vraie sensation d’imprévu permanent.

7,5 / 10

Ceux qui aiment les films d'arnaque et les histoires vraies peuvent y aller les yeux fermés.

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