De HellJohn le 16 Août 2007 à 03:29
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poignant
Dans les années 80, un groupe d’individus liés découvre une maladie alors inconnue, le SIDA (appellation jamais citée ainsi dans le film). Sujet rare, tabou et très délicat (l’émergence du virus dans les consciences, du moins en France), traité avec précaution, pudeur et réalisme par André Téchiné (dont j’avais jamais vu de films avant), qui se garde bien de juger qui que ce soit et de montrer un responsable (y’en a-t-il un ?), ce ne sont d’ailleurs pas les questions que se posent le film. L’absence totale de morale en vient presque à faire peur (le film est en forme de boucle).
Une insouciance (dans la première partie, y’a trois parties chapitrées, en fait) qui instaure un malaise, et les conséquences de cette insouciance (dans la seconde partie) qui dérangent encore plus. Le point de vue de l’époque sur cette maladie est passionnant, et l’on assiste aux débuts de la crainte (le perso de Bouajila dit qu’il « a peur ») et au début du combat contre le virus (via le perso de Blanc), bref à une grosse remise en question (les « beaux jours » sont finis). Il y a les victimes (Manu) et les témoins, indirectement des victimes (la Béart).
En tout cas ça fait froid dans le dos, et le cinéma a rarement montré à l’écran des malades du SIDA en phase terminale.
Cinq grands acteurs dont le meilleur reste Bouajila.
7,5 / 10