tigroux
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dje

willhunting
Bourne accomplit enfin sa vengeance

dje59
c'est vrai que transformers a bénéficié d'un gros marketing

johnpetrucci
lol pour transformers

dje59
l'attitude des français envers la franchise Bourne m'étonnera toujours: seulement le 15 ème démarrage de l'année pour la vengeance dans la peau, lamentable!!

darkau
Transformers

tigroux
vraiment dommage

dje59
pour ratatouille ça s'avère au final un résultat logique

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De willhunting le 13 Septembre 2007 à 22:11
2233 avis postés | Inscrit depuis 554 jours

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Bourne accomplit enfin sa vengeance

Jason Bourne est de retour, et il n’est pas content, mais alors pas content du tout. Notre héros amnésique à la rancune sévère et va enfin pouvoir venger la mort de sa bien aimée Marie, notamment en découvrant sa véritable identité mais également les motivations qu’ils l’ont conduit à devenir ce qu’il est devenu : un tueur implacable. Pour cela il va se confronter aux réels responsables et ne leur fera pas de quartier, tout en leur tirant les vers du nez pour obtenir les réponses qu’il cherche depuis le début.

Après « la Mémoiret dans la Peau », « La Mort dans la Peau « voici après deux ans d’absence, la conclusion de cette passionnante saga « La vengeance dans la Peau », qui se propose d’être la boucle, bouclée (du moins pour l’instant…j’y reviendrais plus loin)
Car si les deux premiers chapitres n’étaient que questions, ce nouveau chapitre nous en apprendra davantage sur le passé de Jason Bourne alias David Webb. Aurons-nous toutes les réponses à nos questions ? Eh bien sans révéler l’intrigue et comme tout bon film d’espionnage la réponse est … : non.

La fin étant ouverte et sachant que le dernier manuscrit « La peur dans la peau » de Robert Ludlum a été achevé récemment, par un autre romancier, on peut rêver d’un quatrième et dernier film. Mais cela n’est pas indispensable…

Pour mieux apprécier la vision de cette « Vengeance dans la Peau », il est préférable soit d’avoir bien en mémoire les deux premiers films, soit de les revoir avant la ce dernier chapitre. (Ce que j’ai fait, 48h plus tôt, Mémoire dans la peau : Mardi, Mort dans la peau : Mercredi, ce qui m’a bien aidé, je l’avoue) Car pas de résumé ici, le film reprend d’ailleurs en partie, la quête laissée inachevée de « La mort dans la peau ».
Paul Greengrass est à nouveau aux commandes et ça se sent, son style s’est bien amélioré, certes : plus nerveux, un peu moins épileptique, moins confus, plus lisible dans son montage. « La mort dans la peau » comportait quelques défauts, en effet, mais il n’en demeurait pas moins, une belle référence supérieure dans ses scènes d’actions à son petit frère.
En reprenant le même réalisateur, on a quand même l’effet de redit, on ne se refait pas, on est bien face à un film de Greengrass. Même si celui-ci est bien plus maîtrisé que le second film, et celà, de bout en bout et du début à la fin ; (il est indéniable que Greengrass et un très bon réalisateur) on ne peut que ressentir beaucoup de similitudes avec son film précédent.
En effet, le combat entre Desh et Bourne est presque à l’identique de celui entre Bourne et Kirill. De même que la poursuite en voitures, qui s’achève presque de la même façon.
Un autre réalisateur aurait pu apporté quelques effets nouveaux, quelques choses de différents, de neufs, un esprit et un caractère autre. Ce qui aurait permit d’avoir une trilogie confiée à trois faiseurs au style parfaitement opposé mais complémentaire.
La raison du retour de Greengrass est sans doute du à une envie, de sa part, de compléter et de corrigé son travail lors du second épisode.

Comme je le disais un peu plus haut, le film demeure suffisamment maîtrisé et complexe, pour nous tenir en haleine presque deux heures durant. Il nous prend aux tripes et ne nous lâche plus, pas le temps de s’ennuyer, on est littéralement happé par le destin de Jason Bourne et sa quête de vérité. Son chemin sera encore parcouru d’embûches et ses alliées se feront toujours aussi rares.
Les dix dernières minutes nous apprendrons, enfin les réponses que nous attendions depuis le premier film et que nous sommes venus chercher, comme Jason. C’est là que le film peut soit décevoir, soit intrigué encore plus, car même si ce denier est une magnifique conclusion en offrant une parcelle de réponse et comble ainsi notre attente, sa fin est tellement ouverte et tant de questions restant toujours en suspens, qu’un prochain épisode ne serait pas de trop pour remplir les cases rester vides. Un quatrième film ne serait donc pas à exclure.
Toutefois, nous sortons de la salle, heureux d’en savoir davantage sur Jason Bourne, mais notre soif de vouloir en découvrir encore plus peut être légitimé par une suite de ses aventures.
Les trois films ont tous le même point commun : nos interrogations, les réponses si difficiles à obtenir lorsque une foison de questions nous assaillent et restent en suspens.

Saluons également le casting trois étoiles, et les nouvelles têtes qui viennent compléter la liste des personnages que nous connaissions. Que du lourd : Scott Glenn, Albert Finney, David Strathairn, Paddy Considine et Edgar Ramirez (un peu trop discret). Même si leurs temps d’apparence n’est pas identique, ils donnent à leur personnage une dimension suffisante, une force, une justesse qui nous permet d’y adhérer pleinement et profite à l’histoire. Le jeu de Matt Damon est toujours impeccable et prouve encore une fois QU’IL EST Jason Bourne. La parfait choix et le meilleur interprète de ce personnage tourmenté. Il lui insuffle la même dose d’humanité et professionnalisme que dans les épisodes précédents. Ce acteur ira loin….

La musique n’est pas en reste et monte en puissance quand il faut et nous plonge encore plus dans l’atmosphère oppressante ,de course contre la montre ,dans laquelle s’engouffre comme toujours Jason Bourne. Elle demeure discrète mais présente aux bons moments. Merci John Powell.

Pour conclure, je dirais fièrement que nous tenons là, trois films d’espionnage de qualité, il est bon de le rappeler, tant il est devenu suffisamment rare, ces dernières années, de compter sur une bonne trilogie (parfaite) en gardant la même rigourosité, la même maîtrise de son intrigue, ainsi qu’une parfaite cohésion dans son ensemble. Cette saga peut se terminer avec cette ultime épisode, mais peut également se prolonger si, et seulement si, elle continue à garder les mêmes qualités qui on fait d’elle, son succès : bon réalisateur, bon scénario, bon casting, bonne musique. Mais il ne pourra y avoir qu’un interprète pour le rôle de Jason Bourne : Matt Damon, sans lui au casting, inutile de chercher à nous offrir une nouvelle aventure.

9/10

La saga Bourne :

- La mémoire dans la peau : 8,5/10
- La mort dans la peau : 8/10
- La vengeance dans la peau : 9/10

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