De Ankytos le 10 Octobre 2007 à 21:18
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et encore ...
Bon tour d'horizon : que des bons films (que dis-je, de grands films pour la plupart) bien présentés, ce qui m'a sacrément donné envie de les revoir (à part les quelques uns qu'à ma très grande honte je n'ai pas vus mais, du coup, je veux réparer ces oublis).
Je suis également d'accord avec le fond quant au genre lui-même qui, par ses aspects épiques et mythiques mais également historiques et humains, constitue un magnifique cadre pour raconter des histoires.
Il était bien sûr impossible d'être exhaustif dans la liste des films mais je tenais à en rappeler quelques uns que j'adore :
"Impitoyable" de Clint Eastwood me semble ce qu'il a fait de mieux dans le genre "coup de pied dans le mythe". En fait, ça nous explose littéralement à la figure.
"Open range" de Kevin Costner, beau et à la narration épurée, dénuée de tout éclat durant l'essentiel du film (c'est cela qui le rend atypique par rapport aux autres westerns); jusqu'au final dont la violence devient logique, mieux, inévitable dans la façon de penser simple mais puissante de ces hommes.
"Wyatt Earp" de Lawrence Kasdan n'est certes pas un chef d'oeuvre mais il mérite un peu d'attention par sa volonté de contenir à la fois le mythe et la vérité d'une figure légendaire de l'ouest, avec les paradoxes et zones d'ombre que cela entraine. A mon sens, il y réussit plutôt bien.
D'ailleurs, mine de rien, "Mon nom est personne", de Tonino Valerii, avait également en son temps attaqué le thème de la légende de l'ouest dans un style distancié. Alors, oui, cela se présente comme une grosse farce, c'est avec Terence Hill (quoi ? Le type qui file des baffes avec Bud Spencer ? Celui qu'on appelle Trinita ?) et il semble difficile d'aligner ce film à côté des oeuvres déja citées. Mais, s'il y a Terence Hill, il y a également Henry Fonda qui incarne une émouvante légende de l'ouest qui en a sa claque de ces conneries; et on a un beau récit sur le passage d'une génération à l'autre, le leg, la légende, l'avenir, tout ça, quoi ...
"Le grand silence" de Sergio Corbucci, lui, ne fait pas rire du tout. Atmosphère sombre et violente, décor inhabituel pour le genre et, surtout, une fin sinistrement réaliste. Là, on enterre au sens littéral la figure du héros solitaire. Le justicier peut exister s'il le veut mais il ne fait pas de poids face à la hargne et la cruauté du monde.
On peut achever de jeter le "Duke" à bas de son cheval en citant "Django" du même Corbucci, film qui me plait bien avec son héros à pieds, plein de boue et trainant un cercueil.
Voilà, désolé d'avoir pris tant de place pour (assez mal) parler de ces films mais je voulais me faire plaisir les citant. C'est fait, je suis content.
Vive le western !