De pak le 25 Janvier 2008 à 17:035/10
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Un ennui qui pointe à force de décalage
Une succession de plans tour à tour poétiques, absurdes ou surréalistes. Toutes ces images ont un thème central : la solitude de l’Homme parmi ses semblables. Solitude du musicien qui emmerde son entourage proche, solitude de l’amour non partagé, solitude de l’alcoolisme, solitude face à la bêtise crasse du racisme ou à la position sociale supérieure, solitude de la vieillesse… Mais solitude aussi du réalisateur qui peine à communiquer avec ses spectateurs, à l’image de certains plans du film dont seul Roy Andersson semble avoir les clefs, à l’image des rares dialogues, dialogues de sourds où chacun n’entend ou ne comprend pas l’autre, à l’image enfin d’un ennui qui pointe à force du systématique décalage et d’une absence d’(inter)action entre les poses figées du film, et qui nous emmène vers une conclusion qui voudrait nous dire qu’il vaut mieux vivre et communiquer avec ses semblables car on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve. Rien n’empêche non plus d’interpréter cette fin comme un appel à pulvériser ces destinées déprimantes qui n’aboutissent qu’au néant.