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P. Jackson

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Kwisatz Haderach
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Sensibilité, P. Jackson ???

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De teo le 01 Février 2008 à 09:25
7 avis postés | Inscrit depuis 601 jours

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Sensibilité, P. Jackson ???

Sensibilité de Peter Jackson ???
Efficacité je ne contesterai pas, mais sensibilité!!!???

Si sensibilité veut dire ici subtilité, il y a de quoi s'étouffer. Ce réalisateur a certainement des qualités que malheureusement je ne vois pas, peut-être le sens du spectacle, mais pour la sensibilité/subtilité... AAARRGh!!!!

Sa trilogie SDA est une imagerie désincarnée. Aucune émotion ne traverse l'écran, les images sont enchaînées sans suspense, du moins il ne laisse aucune durée quand il en faudrait une pour installer une ambiance, une atmosphère dommage, car ce type de film est idéal pour çà. Quant au montage qui est l'instrument même de la subtilité, pas celui de la structure du film, mais celui qui évite les redonbances dialogue/image : rien. De plus, ces petites ellipses servent éminemment dans les scènes sans conflit fort, ex. : tu vas où ?, Qui est ce type ? et à l'image de répondre par les actes. Toutes ces interrogations qui n'ont rien à voir avec le scénario, mais qui permettent au réalisateur de bien tenir son spectateur en éveil, que nenni, nada !!!! Ce qui permet de rester fidèle à l'oeuvre entre-autres (Je le dis parce que c'est l'excuse utilisée pour justifier certaines faiblesses de la trilogie). Bref, ces petits détails qui montrent la subtilité d'un réalisateur, son tact, par le biais du montage ou de la durée.

Le cinéma est avant tout l'art de la durée. Le cinéma est l'art de la litote (cf. Chaplin). Le cinéma est l'art de la suggestion, etc. Or dans SDA rien de tout cela. Les images s'enchaînent sans rythme, mais avec de belles images. Sans rythmes ne veut pas dire lentement, mais le rythme existe lorsqu'il y a alternance vitesse et lenteur, mais la gageure au cinéma est lorsque cette lenteur, comme une image poétique d'ailleurs, est l'expression même de la décompression du spectateur après une forte émotion, d'une baisse de la tension du spectateur.

Désolé je n'ai rien vu de tel chez Peter Jackson. Scorcèse oui, Abel Ferrara : "Bad lieutenant" oui, Gus Van Sant, Marion Vernoux : "Personne ne m'aime" oui, et pour faire court : Aki Kaurismaki, Tsai Ming Liang, Satyajit Ray, Spielberg dans ses grands jours (de ce point de vue, c'est même le réalisateur Hollywoodien contemporain qui se sort le mieux de cette gageure contrairement à Georges Lucas aux abonnés absents, d'ailleurs il me fait de plus en plus penser à M. Curtiz dans montage) Ford, Kubrick, et les autres contemporains ou anciens, américains ou européen, sans oublier les asiatiques.

Désolé, et ce, sans agressivité, Subtilité à côté de P. Jackson me fait sourire... C'est un Oxymoron.

Bref, le sens du spectacle et de la démesure ne fait pas de vous un grand réalisateur et encore moins un réalisateur subtil réalisateur...

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