|
|
De Kwisatz Haderach le 01 Février 2008 à 11:44 323 avis postés | Inscrit depuis 719 jours
Consulter tous les avis de Kwisatz Haderach
Teo
Salut
Amusant, j'ai très exactement ressenti le contraire en visionnant les SDA. Et ce que tu sembles reprocher à Jackson sur cette oeuvre est très exactement l'inverse de ce que beaucoup lui avaient reproché.
En effet, tu dis que Jackson n'a pas pris le temps d'exposer son histoire, de poser un regard subtil et attentif sur ses lieux, ses actions, ses personnages ? Qu'il aurait privilégié par manque de créativité et de talent le visuel spectaculaire au véritable langage ciné ?
Le bonhomme a quand même imposé trois films de plus de 3 heures ce qui en soit est considéré par tout producteur comme un suicide commercial. Et il a fait cela par simple respect pour l'oeuvre originale. De même, la majorité des détracteurs des SDA leur reprochent la lenteur de leur introduction tout autant que des scènes finales.
Tu dis "la gageure au cinéma est lorsque cette lenteur, comme une image poétique d'ailleurs, est l'expression même de la décompression du spectateur après une forte émotion, d'une baisse de la tension du spectateur".
Je suis tout à fait d'accord avec toi. Je ne sais pas pourquoi, ça m'a fait penser à la scène de la fête organisée en l'honneur des astronautes dans "L'étoffe des héros", et l'échange de regards entre les héros, après ce qu'ils ont (ce que nous avons ?).
Mais c'est justement ce que Jackson su imposer dans son final. La scène dans l'auberge et le jeu de regards entre les héros en est parfaitement représentatif. Jackson a pris le temps. De même qu'il a su s'éloigner intelligemment du livre lorsque c'était nécessaire (Tom Bombadil, les êtres des Galgals, l'affrontement Gandalf / Saroumane, etc...) pour alléger le récit ou l'enrichir pour mieux le faire correspondre au langage cinématographique.
L'émotion, j'en ai ressenti énormément dans ces films. La mort de Gandalf ("Fuyez, pauvres fous !") et la sortie des mines de la Moria, l'allumage des feux de détresse du Gondor, Arachnée, le siège de Minas Tirith, tant de scène parmi d'autres parfaitement maîtrisées, qui ont su ne pas se contenter du clinquant des FX mais servir avant tout des personnages, des situations, et une relation avec le spectateur.
Alors le manque de subtilité, le manque de talent (!) comme tu dis, je le verrai plutôt du côté d'un "Narnia" ou des "Harry Potter" infantiles, formattés, et dénués de toute réelle originalité à mes yeux.
Je n'ai pas fait d'école de ciné. Je n'ai pas la prétention de connaître les techniques complexes et subtiles (et sans doute subjectives) telles que le montage, contrairement à toi. Je ne fais part que de mon ressenti.
Voilà, un avis parmi tant d'autres...
|
|