pak2
Funny Game US, le remake inutile mais gentil !

pak
Malsain, complaisant, hypocrite...

Barry Lyndon
bon dieu morbius !

Morbius
Choc et culte....

loris
culte car choc ?

Ash72
Mouais..

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De pak le 06 Juillet 2008 à 12:492/10
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Malsain, complaisant, hypocrite...

Le début est intrigant, et d'ailleurs, dès les premières secondes, avec un commencement de générique sans son, on est vite mis mal à l'aise puisque peu habitués à ce style. Ensuite, influencés par la réputation du cinéaste et du film original, la moindre scène banale nous met dans un état d'attente stressée, puisque l'on sait que le drame va se produire, sans trop savoir quand. Puis, les 2 jeunes débarquent avec leur demande d'oeufs (voir le film pour comprendre) et alors commence un méchant mais halletant jeu du chat et la souris. Jusque là, bravo. Pourtant, à mesure que je subissais les scènes de tortures, m'est venu un sentiment de dégoût. Pas envers le casting, le film ou le scénario, mais plutôt sur le réalisateur. Sa volonté à tuer tout espoir, ou surtout sa manière de le faire (la scène de la télécommande par exemple), montre un certain sadisme de Haneke à jouer avec le spectateur. Car, naturellement (du moins pour la plupart d'entre nous), on souhaite un dénouement moins barbare, et à chaque fois qu'on pense y arriver, on se prend en pleine face les manipulations de l'auteur qui nous fait retourner vers la fange du désespoir. Et donc, j'appelle ça du sadisme. Gratuit. Car tant à massacrer une famille dans une fiction, autant y aller carrément, d'autres l'ont fait avant Haneke. Alors pourquoi manipuler le spectateur avec ce cynisme outrancier ? On peut lire un peu partout que ce film fait s'interroger sur l'acte de filmer et de regarder. Pourtant cette interrogation ne se pose pas généralement sur les films de cinéma et sur ceux qui les regardent. Juste sur de rares sadiques qui déforment cet outil magnifique de l'imagination pour en faire une poubelle des pires travers de l'humanité. On peut aussi lire qu'Haneke offre un reflet à la perversion et à la complaisance du spectateur face à la représentation de la violence. Mais quelle perversion ? Si perversion il y a, elle est pour moi chez Haneke. Si le cinéma fait de son spectateur un pervers, alors tout art visuel comme la peinture, la sculpture, l'architecture ou la littérature seraient aussi des perches tendues au voyeurisme ? La violence est banalisée au cinéma ? Certes, mais ce n'est pas nouveau. La violence a toujours fait partie du cinéma. De plus, en cherchant l'efficacité au maximum (ces fameux hors-champs), Haneke ne fait que réciter des recettes éprouvées du thriller et par la même entre dans le jeu de la fascination de la violence gratuite plus que de sa dénonciation. Ne pas oublier que pour la grosse majorité des adultes, ce qu'ils voient à l'écran, toutes aussi violentes que les images puissent être, ça reste de la fiction. Rien à voir avec la pornographie visuelle qu'Internet permet parfois. Haneke se complaît à voir chez ses semblables des travers qu'il amplifie pour fabriquer un discours tout personnel certes, mais en aucun cas universel. On peut très bien aller voir des panouilles comme SAW ou Hostel et être sain d'esprit (heu, ou à peu près). Finalement, Haneke ne ferait-il pas le jeu de certaines associations voulant mettre sur le dos des fictions l'extême violence de certains qui tirent à tout-va dans une université pour lesquels l'on a droit de la part des médias d'une citation d'un ou plusieurs films trouvés chez le(s) tueur(s), comme s'il y avait une relation de cause à effet ? Dire que je n'ai pas aimé ce film est bien-sûr un euphémisme !

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