Vinczt
Big Fish : très bien!

Vinczt
Big Fish : très bien!

Swap93
Du pur Tim Burton !

francisco
Magnifique

Dark Vador
Superbe film !!

mérovingien
critique perso

will
Un beau film au final aussi touchant que magnifique.

HellJohn
Après avoir lu Beral :

Beral
Tim burton pffff (suite)

Beral
Tim Burton pfffffff

Mia Wallace
Une crainte m'assaille...

henry lee
helljohn a raison:burton n'est jamais parti

HellJohn
belle pêche

Tsukamoto
Not another Burton movie

tigelz
Tim Burton qui se renie...

alex
la vérité : d'accord avec la rédac'

POSTMAN
Bof, pas le meilleur Burton...

henry lee
dommage que johnny depp n'ai pas joué le role principal

gizmo
pas mauvais mais pas génial non plus... un joli film bien gentillet.

Védi
Un conte d'une grande beauté et d'une infinie sensibilité

Jetjet
le retour de Tim Burton !!!

hellboy666
Emouvant

Rdel83
Ce film est exceptionnel !

Jay
J'aurais pas mis tant pour l'image

 
De Vinczt
Note : 9/10
Big Fish : très bien!

Depuis le remake de La Planète des Singes en 2001, Tim Burton s'était fait très discret sur le devant de la scène. En 2003 sort Big Fish, film très attendu par les fans du bonhomme.
Mais, surprise!(bonne ou mauvaise), le film en question s'avère assez surprenant.

Commençons en tant que simples spectateurs ignorants. Les affiches promotionnelles de Big Fish annoncent "Un film directement issu de l'imagination de Tim Burton". Publicité mensongère! S'il y a bien quelque chose que l'on peut reprocher à Big Fish et par la même occasion à La Planète des Singes, c'est le fait que ces deux films ne sont pas aussi burtoniens quand on les compare aux deux premiers Batman, à Edward Scissorhands ou encore Sleepy Hollow.

Ensuite, deuxième slogan ornant l'affiche : "Une aventure plus belle que la vie elle-même".
On aura tendance à être plutôt d'accord avec cette phrase qui donne directement le ton du film, qui oscille gentiment entre comédie dramatique, fantastique et épopée homérique.

Apprenant que son père est mourant, un jeune homme sur le point d'être parent va tenter de percer le mystère qui entoure l'histoire paternelle, jusqu'ici dévoilée par des petits contes inventifs mais semblant loin de la réalité...

Pour retrouver du Burton, du vrai, du pur, du bon, ce n'est pas Big Fish qui satisfera les attentes, à condition d'être très indulgent et de se laisser porter par la poésie gentiment désuète de cette petite histoire qui ne sera pas sans rappeler Forrest Gump dans son déroulement. En effet, si ce n'est pas le meilleur Burton, Big Fish a le mérite d'être plaisant à regarder, d'une légèreté et d'une joie de vivre très significative à tendance contagieuse, ce qui, avec du recul, est loin du Burton original.
Il suffit de voir le personnage principal, Edward Bloom, un jeune homme sociable, sympathique, déterminé et joyeux, qui est le contraire même du héros (anti-héros, devrais-je dire) burtonien, généralement un être solitaire et maladroit, rejeté et désespéré (Le Pingouin de Batman Returns ou Edward de Edward Scissorhands pour l'exemple).
A noter que le prénom Edward devient courant dans les héros de Burton : Edward, Ed Wood, Edward Bloom...

Le film se constitue de deux histoires ayant pour héros Edward Bloom Junior et Edward Bloom Senior. Le premier tente de s'en sortir et entreprend un voyage fantastique dans le but de vivre heureux. Le second est au bout du rouleau et raconte son voyage fantastique, cloué au lit.

Il est bien évident que c'est la première histoire qui mérite le plus notre attention, étant celle la plus joliment déjantée, la plus joyeuse et la plus légère.
Le périple du jeune Bloom, interprété par Ewan McGregor (Star Wars : Episode I II III, Petits Meurtres Entre Amis, The Island...), est l'essence même du film, une fable grosse comme une maison qui ne se prend jamais au sérieux, tombant parfois dans le burlesque (voir le héros en extase d'apprendre que la fille de ses rêves dont il ne connaît rien aime...les jonquilles alors qu'il est en train de...laver l'arrière-train des éléphants) et qui permet de découvrir des personnages aussi originaux que malheureusement peu exploités. Le fantastique n'est présent que dans cette partie là du film, et c'est quelque chose de très discret, tourné de façon à ce que cela semble normal qu'un géant ou un loup-garou se ballade en liberté pendant que des arbres piègent des gens en forêt.
Le personnage d'Edward Bloom est un être assez théâtral (autrement dit on aime ou on aime pas), un romantique sûr de lui, malin comme un singe, déterminé comme une armée. En bref, les caractères d'un explorateur qui ne sera pas sans rappeler Ulysse dans L'Odyssée d'Homère lorsque ce dernier tente de déloger un géant, que l'on pourra comparer au Cyclope du célèbre conte grec. Son sourire (celui de Bloom, pas du géant) est aussi charmant qu'exaspérant, car relevant d'une béatitude tellement communicative qu'on la jalouse inconsciemment, d'autant plus que le personnage ne fait que ça dans le film : montrer ses belles dents blanches.
Mais l'histoire fantastique ne commence son apogée qu'au début car il faut dire qu'au fur et à mesure qu'avance l'histoire, la magie disparaît petit à petit pour laisser place à un monde de plus en plus dur et réel. Ainsi on commence avec l'adolescent qui déloge un géant pour ensuite finir avec un commercial de plus en plus ambitieux qui risque de tromper sa femme, en passant par la guerre contre les Japonais.
On peut le prendre comme une métaphore du passage adolescent/adulte, avec un monde qui s'assombrit et devient de moins en moins fantastique de jour en jour pour ensuite aboutir à l'annonce fatale de la maladie incurable.

La deuxième histoire tient plus du mélodrame, d'un réalisme abouti (ce qui est rare chez Tim Burton), qui permet de placer le contexte de l'histoire fantastique du jeune Bloom. Là, Bloom (joué par Albert Finney) est vieux et mourant, et se fait harceler par son fils qui veut connaître la vérité et non pas le conte pour enfants tant ressassé. Fini le fantastique onirique, place au réalisme fatal de la vie. Pas franchement passionnant, cette partie du film est, comme je l'ai déjà dit, nécessaire pour replacer le contexte. Pas passionnant, mais ce n'est pas non plus chiant à en mourir, qu'on se le dise!

Les deux histoires se succèdent sans trop de problème, à noter quelques baisses de rythme quand on passe de la jeunesse trépidante du jeune Bloom à la désespérante vieillesse du même monsieur en plus vieux.

Au niveau technique, Burton ne livre pas non plus quelque chose de très habituel. Les images sont propres, nettes, colorées, vives, belles... Mais d'une beauté qui n'est pas burtonienne. A part la scène de la forêt au début du film, tout est beau, neuf, opérationnel... Voilà de quoi dérouter les Burtoniens purs et durs... Et surtout tout est calme, paisible. Les plans aquatiques sont nombreux, que ce soit le lac, la pluie, la piscine, Burton laisse flotter sa caméra à la surface de l'eau assez souvent.

Niveau ambiance sonore, on oubliera la partition de Danny Elfman qui est sans doute la moins marquante pour tous les films de Tim Burton. Pas de thème principal, juste une musique d'ambiance. On reconnaîtra le style, mais pas la verve du compositeur qui semble s'être endormi devant ses notes, mis à part quelques morceaux entraînants rythmés au violon (cf. la scène où Edward court après la petite Jenny pour récupérer ses chaussures). On préfèrera les musiques country (pas de Elfman, hélas!) qui jalonnent le film lorsque ce dernier évoque les années 70.

En conclusion, Big Fish est un bon film. Tim Burton livre ici une oeuvre maîtrisée mais loin de son travail habituel. Plus posé, plus doux, plus harmonieux mais plus facilement oubliable, le réalisateur donne naissance à un long-métrage somme toute distrayant, qu'on peut revoir des dizaines de fois sans se lasser. Impossible à caser dans un genre de films, Big Fish rassemble la comédie, le drame, le fantastique, la chronique avec beaucoup d'aisance. Bilan plus que positif.
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