houdarov
Mauvais...

vicmckay
Je sais pas si....

binbin26
"ils" super film !

binbin26
"ils" super film !

dje59
je ne sois pas en quoi dire que l'entente cordiale est une comédie est naïf, je sais que tu as mis ce film dans ton classement car c'est une merde et que de voir de tel film ça fait peur

HellJohn
lol dje

Fred Madison
Putain dje59, je vais te dire ce qui fait vraiment peur sur le coup...

dje59
helljohn, l'entente cordiale fait peur? c'est pas sensé être une comédie?

Kris Moon
ILS

HellJohn
Top 3 des films qui m'ont le plus fait peur en 2006 :

Fred Madison
Pas mal

Al DTS
la vérité : l'un des films les plus flippants..

icepoon
pas mal !

cyberspace7119
Effrayant, tout simplement...

HellJohn
Le film le plus flippant de 2006 : une expérience éprouvante !

 
De HellJohn
Note : 8/10
Le film le plus flippant de 2006 : une expérience éprouvante !

Le survival (sous-genre que j’adore particulièrement) à la française étant particulièrement rare et encore moins souvent réussi, tous les fans de ce genre peuvent se ruer sur cette bombe de qu’est "Ils", un petit succès surprise en salle (il a autant marché que, le comble, le moins effrayant et très attendu "Silent Hill"), encore plus étonnant pour un film d’épouvante français sorti de nulle part, réalisé par des inconnus, sans stars, sans promotion, avec juste sur l’affiche l’argument imparable « Inspiré d’un fait réel » et un titre pour le moins intriguant. Un succès sans doute aidé par un bouche à oreille favorable. En tout cas, si vous avez loupé "Ils" sur grand écran, vous êtes passé à coté d’une expérience éprouvante qui risque bien d’en marquer durablement quelques uns…

"Ils", c’est la peur, la vraie peur.
-C’est le silence ; pas un bruit dans toute la salle, le travail sur le son et la musique étant d’ailleurs saisissant, contrôlant quasiment les peurs du spectateur.
-C’est l’incertitude, aussi bien pour les personnages (ils ne savent rien, ils ne voient rien), que pour le spectateur qui suit du début à la fin leur point de vue quasi-aveugle. C’est aussi la peur de l’inconnu (une constante du survival) et de l’intrusion dans le foyer (une peur universelle qui était d’ailleurs l’idée de départ des deux jeunes cinéastes, qui ont cherché un sujet en fonction de ce thème).
-C’est l’obscurité ; les scènes dans le noir sont terrifiantes (gros travail sur la lumière qui surpasse le traitement en DV) et les deux personnages sont plongés dans une obscurité aussi bien mentale que physique (rien de plus oppressant). La suggestion devient ainsi d’une efficacité redoutable. Les réalisateurs ne montrent pas grand-chose, laissent travailler notre imagination, et la peur n’en est que décuplée.
-C’est l’incompréhension : qui ? Pourquoi ? Ou sont-ils ? Que veulent-ils ? Le constat final, réponse à la plupart de ces questions, sera d’ailleurs édifiant.
-C’est la réalité : "Ils" s’inspire d’une histoire vraie macabre qu’il vaut mieux ne pas connaître avant de voir le film, et les réactions et les gestes des deux « proies » sont très crédibles. Le format en DV apporte une authentique viscéralité, collant à la peau des personnages comme si on était auprès d’eux, sans pour autant nuire à la visibilité (la crainte qu’on pouvait avoir d’un film tourné en DV).
-C’est la cruauté : même sans gore, "Ils" devient d’une cruauté insoutenable pour ce qu’endurent les deux innocents (et par extension le spectateur), cruauté poussée à son paroxysme dans les dernières minutes tandis que la conclusion laisse bouche bée. Une cruauté de plus mise en avant par le traitement ultra réaliste (par exemple, "Haute tension" est aussi cruel, mais pas aussi réaliste) et l’approche viscérale (indispensable dans tout bon survival). Toutefois, jamais le film ne tombe dans la complaisance ou la gratuité.
-C’est la tension. Tout ce que je viens d’énumérer, c’est pendant une heure d’angoisse non stop, précédée de quelques minutes d’introduction (même si la première scène, au demeurant vraiment effrayante, est inutile) ou l’on suit le gentil et banal couple formé par Olivia Bonamy (qui avait déjà touché au cinéma de genre avec moins de succès dans "Bloody Mallory", dans lequel elle tenait pour la première fois la tête d’affiche) et Michaël Cohen (très bonne surprise que cet acteur vu auparavant dans "Du jour au lendemain", "La Petite Jérusalem", "Une Vie à t’attendre" et même dans un épisode de Sex and the city) dans leur quotidien (de jolies et simples scènes qui sonnent juste, histoire de marquer plus brutalement la différence avec l’horreur qui va suivre) jusqu’à cette fameuse nuit ou tout bascule, dans cette grande demeure. Mais l’action ne se situe pas toujours à l’intérieur de la maison (ça n’aurait peut-être pas tenu sur toute la durée du film), le film est en fait divisé en trois parties / trois lieux : la maison, la forêt et les catacombes.

La réalisation est donc saisissante de réalisme, encore plus étonnant quand on sait que les deux réalisateurs (des « fils de », Xavier Palud, fils du mauvais réalisateur Hervé Palud, et David Moreau, fils d’un metteur en scène de théâtre réputé) ne sont pas particulièrement fans du genre et qu’ils réalisent là leur premier film, après quelques séries TV (ils se sont rencontré sur la sitcom H) et des courts métrages. On peut cependant leur reprocher de s’être attaqué au cinéma d’horreur plus par facilité que par passion du genre, c’est eux qui le disent. Pourtant, ils maîtrisent la peur, la suggestion (comme un Wes Craven des grands jours) et la tension minutieusement, jouant sur des peurs primaires et accélérant le récit, calme et paisible au départ, vers une panique de plus en plus stressante : du suspense à couper le souffle durant la partie dans la maison, on passe à la peur panique dans la forêt (le couple quitte la maison, ils sont perdus, à la merci des assaillants, sur un terrain qu’ils ne connaissent pas) puis au vertige de l’horreur dans les catacombes (les personnages sont prêt à tout, ils ont atteint le point de non retour, ils courent, ils hurlent, tentent de se massacrer…). A travers ce suspense qui va crescendo, "Ils" se transforme en une véritable poursuite pour survivre et en un massacre entre assaillants et proies. Survival sans être un film d’horreur (tout est dans la suggestion), "Ils" est surtout un putain de film d’épouvante qui réussit à couper le souffle avec seulement deux personnages à l’écran pendant un peu plus d’une heure (le film a l’intelligence de ne durer que moins d’une heure et 20 minutes). "Ils" se termine sur un constat qui fait froid dans le dos et qui, après "Hostel", ne donne décidément pas envie de séjourner en Roumanie et dans les coins, puisque c’est à Budapest que l’histoire prend place, ce qui accentue en plus le coté « étrangers qui entrent dans le foyer » (le couple français, autrichien dans le fait divers, habite une immense demeure isolée dans un pays qui n’est pas le leur, quelle idée, aussi). Cependant, les deux réalisateurs ne veulent pas délivrer un message à la Carpenter ou ne développent pas une réflexion sur la folie comme Peckinpah l’a fait avec "Chiens de paille", mais ils se contentent juste de retracer les faits, entre fiction et réalité. C’est cette simplicité (qui en gênera beaucoup) et cette linéarité qui font de "Ils" un film si brut et si prenant. Pas de réelle réflexion, pas d’humour ni d’ironie, nous voilà juste seul face à la peur, véritable personnage central du film (elle évolue, elle se développe, elle est omniprésente). Les enjeux sont instinctifs. Le plaisir du spectateur avant tout, aucune prétention ici.

Une vraie réussite qui, cependant, et c’est là que je baisse ma note (à chaud, je mettais 9 / 10), ne supportera peut-être pas une autre vision, encore moins sur un petit écran, car le film fonctionnera à l’évidence moins bien en dvd qu’au cinéma, et c’est bien dommage pour ceux qui ne le découvriront pas sur grand écran ("Ils" est le genre typique du film qui s’apprécie dans certaines conditions et non dans d’autres). "Ils" est bel et bien une expérience éprouvante et dérangeante. De plus, il s’agit d’un film concept (concept par ailleurs d’une simplicité déconcertante), il faut donc faire un minimum d’effort pour y entrer, sinon c’est foutu. Autrement dit, vous avez autant de chances d’adorer que de détester (et ça se vérifie dans les diverses critiques). Je fais partie de ceux qui adorent, et je clame même que c’est le film le plus flippant que j’ai vu cette année (largement devant "La Colline a des yeux" et juste devant "Insolation").
ajouter votre critique