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| De HellJohn | Note : 7/10 |
Une belle surprise et le meilleur de la trilogie
Il avait une bonne réputation, et bien elle est méritée. "Fast and Furious Tokyo Drift" a le mérite de ne pas ressembler aux précédents épisodes. Bon bien sûr y’a de la belle caisse, de la bonne meuf (gros plus perso que le film est censé se dérouler en Asie, avec toutes ces filles du pays, même si le film a en fait été tourné aux USA), des poursuites, le black de service (Lil’ Bow Wow, supportable et même sympa), une latino bombasse (après Michelle Rodriguez et Eva Mendès, c’est la encore plus bonne Nathalie Kelley), une BO qui déchire sa mère (excellent titre du début par Mos Def / DJ Shadow), enfin y’a du Fast et du Furious, quoi. Mais y’a aussi du Tokyo et du drift !
Plus question d’infiltration ici, plus de Paul Walker (tant mieux), plus de courses de vitesse, plus de braquages…Le héros, fou du volant et tête brûlée super cool (excellent Lucas Black, dont les répliques sont parfois très drôles, et on dirait un peu Kevin Bacon jeune), est envoyé au Japon chez son père et doit se faire aux habitudes et aux règles du coin…y compris pour ce qui est des bagnoles. Le drift est donc la nouveauté de ce troisième épisode, technique de dérapage impressionnante et ici pleinement exploitée. Le héros n’y connaît rien et doit apprendre le drift et aussi les règles du pays, ce qui donne lieu à quelques scènes fort amusantes (les pantoufles, le mec qui fait une course de drift alors qu’il sait même pas en faire, le radar des flics…). Une histoire franchement plus intelligente que les précédentes (avec un peu d’émotions, quand même), même si ça vole pas bien haut non plus. Avec en plus quelques persos attachant (le héros, le black, le gentil jap qui prend le héros sous son aile…) à part le méchant à claquer (normal, c’est le méchant), "Fast and Furious Tokyo Drift" devient lui-même un film attachant.
Et puis c’est encore mieux quand c’est bien torché, car cet épisode est franchement bien réalisé (un réal taïwanais), beaucoup moins clipesque, nettement moins boursouflé que le second épisode (pas d’effets numériques à la con ici), y compris hors scènes d’action. Parfois caméra portée, c’est ici bien plus réaliste (plus proche du premier épisode de Rob Cohen), et du coup la sensation de vitesse est bien plus efficace. Les courses sont vraiment impressionnantes et jamais répétitives malgré le concept limité du drift. Trois morceaux de bravoure (lol) : la première poursuite 100% beauf (avec une nana qui se propose comme lot pour le gagnant de la course), la course poursuite en pleine ville (Excellent !!) et l’énorme duel final dans les montagnes. Vraiment, ça a de la gueule ! Et puis le film se termine sur une ENORME surprise ! Et aussi la surprise de retrouver Sonny Chiba au casting, lol.
Peut-être l’épisode le plus réussi de la trilogie. Pas un seul moment de flottement.
(PS : j’ai volontairement employé un langage de beauf pour cet avis, lol)
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