Al DTS
la vérité : ça sent les vacances !

leo91
super divertissent,belles images,histoire sympa...pas nul du tout !

Cristobal
Critique très drôle de ce navet

Jésus-Christ
lol : "Les obsédés sexuels comme HellJohn..." Arf !

ggg
ennuyeux à mourir, la daube estivale

utada hikaru fr
jvé attendre le blu ray

POSTMAN
LES GRANDS FONDS...

Jésus-Christ
lol

HellJohn
Bien plus que « le film avec Jessica Alba en maillot de bain », un divertissement estival exotique et prenant.

icepoon
compulsiooooooon !!!!

 
De HellJohn
Note : 7/10
Bien plus que « le film avec Jessica Alba en maillot de bain », un divertissement estival exotique et prenant.

Mal vendu (avec une bande annonce trompeuse et une affiche aussi opportuniste et aguicheuse que celle de "Out of time", loin de ce qu’est vraiment le film), "Bleu d’enfer" (traduction stupide de "Into the blue") mérite d’être considéré comme bien plus que « le film avec Jessica Alba en maillot de bain ». Car comme bien d’autres jeunes mâles, j’ai été voir ce "Bleu d’enfer" dans l’intention de mater (n’ayons pas peur des mots) une Jessica Alba en petite tenue du début à la fin. Et sur ce point, je n’ai pas été déçu, puisque le réalisateur, généreux, multiplie les cadres avantageux sur la superbe plastique de Jessica ainsi que sur celle de l’autre actrice (Ashley Scott), tout aussi séduisante. Le réalisateur n’en oublie pas son public féminin en filmant Paul Walker de la même façon.

Mais en dehors de ça, on a là un de ces petits suspenses exotiques que j’affectionne particulièrement (j’avais déjà bien aimé "Out of time" avec Denzel Washington). Que raconte t-il ? Ceci : Jared (Paul) et Samantha (Jessica), respectivement chasseur de trésor et dresseuse de requins, se la coulent douce aux Bahamas, ils ont une vie tranquille et sans vagues (hihi). Ils sont rejoints par Bryce (Scott Caan), avocat de la ville, le meilleur ami de Jared. Bryce est accompagné d’Amanda (Ashley Scott), une bimbo qu’il a rencontré la veille. Les deux nouveaux arrivants amènent Jared et Sam dans une villa et sur un beau yacht, puis ils passent du bon temps. Au cours d’une plongée, les quatre compagnons découvrent des traces d’une épave qui pourrait bien rapporter le jackpot s’ils parviennent à la retrouver. Mais ils tombent aussi sur un avion DC3 rempli de drogue (qui coûte elle aussi une fortune). Problème 1 : sitôt la drogue découverte, les réglos Jared et Sam (ils ont bien la tête à être sages) entrent en confrontation avec l’autre couple (eux ils ont bien le profil pour foutre la merde), qui veut emporter un peu de drogue pour s’en faire plein les poches. Problème 2 : ils ne peuvent pas prévenir la police, car s’ils le font, le périmètre sera bouclé et ils ne pourront pas rechercher l’épave. Problème 3 : les propriétaires de la drogue se manifestent et ils ne sont bien sûr pas contents. Et ainsi de suite.

"Bleu d’enfer" débute sur un rythme de croisière (c’est le cas de le dire) paisible, « cool », histoire de bien dépayser le gentil spectateur. Puis "Bleu d’enfer" vire au suspense, se complexifie et devient un vrai thriller non dénué de violence. Le tout avec une certaine vitalité et une petite dose d’excellentes séquences tendues (la scène sous l’eau avec les flics au dessus, la découverte d’un yacht plein de cadavres, etc.). Le scénario est pas forcément cohérent (c’est quand même aussi le scénariste de "Torque", hein) et non dénué de clichés, mais l’intrigue se suit avec attention malgré les rebondissements nombreux (un peu trop dans le dernier quart d’heure confus, le film aurait gagné à être encore plus simple) et parfois prévisibles (Josh Brolin et sa gueule de l’emploi, on s’en serait bien passé). Ca aurait pu virer au ridicule et nous plonger (hihi) dans l’ennui (c’est quand même assez rocambolesque) si ce n’était pas le bon John Stockwell (qui devait d’ailleurs réaliser "Coup d’éclat" avant que Brett Ratner ne le remplace) aux commandes. Le cinéaste, qui possédait déjà une petite carrière d’acteur, était passé à la réalisation avec le polar "Under Cover" en 1987, puis avait agréablement surpris avec ses deux films suivants, "Crazy/Beautiful" (une romance qui révélait Kirsten Dunst et Jay Hernandez en 2001) et surtout "Blue Crush" (avec Kate Bosworth et Michelle Rodriguez), dans lequel il troussait des scènes de surf intenses et filmait l’eau avec un vrai talent et une belle inventivité. Le cinéaste renouvelle son petit exploit ici, pour un film qui se déroule durant les trois quart du temps sur ou sous l’eau. Stockwell parvient à rendre des plongée sous marines épiques (si, si) tout en mettant en avant la beauté des fonds sous marins (mais aussi des extérieurs) et en y instaurant un certain suspense. Stockwell sauve le film de la banalité. Gros plus supplémentaire, le film n’est pas tourné en studios, mais bel et bien aux Bahamas, avec de vrais habitants en guise de figurants et de vrais requins (dressés Stuart Cove, qui s’était déjà chargé des requins de "Opération Tonnerre" et de "Flipper"). Un choix qui apporte une authenticité appréciable et qui donne un certain crédit à cette histoire, en plus d’accentuer certaines sensations (les requins sont vrais et font peur).

Belle forme et belles formes, contexte exotique authentique et envoûtant, bande originale agréable et pleine de punch (comme celle de "Blue Crush"), jeunes acteurs séduisants…Pour plaire au spectateur, le réalisateur sait y faire, ce qui n’empêche pas quelques touches de cruauté (on voit ici ce qu’on nous cachait dans "Open Water", et l’un des personnages principaux meurt atrocement dans une indifférence presque totale) et une violence assez crue (bien que montrée partiellement, mais les attaques de requins sont impressionnantes) pour ce type de production. Rayon casting, Paul Walker (qui passe du grand froid de "Antartica, prisonniers du froid" à la chaleur tapante de "Bleu d’enfer", il va attraper une maladie ce garçon) est comme à son habitude, à la fois fade mais éminemment sympathique et toujours l’air concerné. Sa partenaire Jessica Alba (qui nageait déjà dans la série "Les Nouvelles aventures de Flipper" de 1995 à 1997), c’est un peu la même chose, l’actrice apportant encore plus d’exotisme et de charme (même si son personnage de gentille fille réglo peut agacer), tout comme la superbe Ashley Scott (on dirait Sharon Stone il y a quelques années), une jolie révélation vue précédemment dans "SWAT", "Tolérance zéro" et la série "Dark Angel" (déjà aux cotés de Jessica Alba). Scott Caan (ami de Paul Walker et fils de James, on l’a vu dans "Nowhere", "Ennemi d’état", "Black and white", "Les initiés", "Ocean’s Eleven" et ses suites…) est quand à lui excellent dans ce rôle pourtant à claquer. Quand à Josh Brolin, il est assez lamentable ici, mieux vaut ne pas trop en dire sur son rôle pour ne rien révéler (même si c’est indirectement déjà fait).

"Bleu d’enfer" m’a donc très agréablement surpris par rapport au peu que j’en attendais (Jessica Alba en maillot de bain). Un bon divertissement estival qui fait doucement rêver (haaaa, la plongée sous marine, les chasses au trésor, les Bahamas…). Un bon film tout court, à mes yeux.


OPTION Ice !
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