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| De HellJohn | Note : 8/10 |
très sympa !
C’est bon signe, le premier film de l’année que je vois au ciné s’intitule "Une Grande année". Et en plus il est bien ! Ouais ça a peut-être l’air naze, mais en fait pas du tout !
Bon c’est sûr que l’histoire du « connard civilisé qui se retrouve dans un milieu simple et sincère et qui devient donc un type bien », on l’a vu ailleurs en plein de versions différentes. Mais là c’est Ridley Scott, quand même. Par conséquent, c’est super bien fait, réalisation sophistiquée et belle lumière (froide à Londres, chaleureuse en France).
Mais ce qui est fort, c’est que Scott réussit à filmer une partie de tennis entre Russel Crowe et Didier Bourdon sans tomber dans le ridicule. Mieux, il la rend drôle et rythmée. Parce que y’a beaucoup d’humour, notamment quand Russel (re)découvre les petites coutumes du pays, ou dans ce duel anglais / français qui peuvent pas se saquer. Même quand l’arrivée de Crowe en France est soutenue par le C’est pas ma fauuuteu de Alizé, ça le fait vraiment bien. C’est pas kitsch du tout, c’est juste vrai, mais comment les critiques parisiennes qui ont jamais été là-bas (les mêmes qui descendent le film pour ses clichés) pourraient savoir ça…
En plus, je ne trouve pas que Scott montre la France sous un mauvais jour ni avec plein de clichés. Parce que la Provence, c’est exactement comme ça, mêmes détails, même ambiance, en plus c’est tourné sur les lieux mêmes. Ca me donne vraiment envie de retourner sur la Côte d’Azur.
Puis Scott n’a aucun mépris pour les français, bien qu’on passe un peu pour des bouseux (mais les gens sont bien comme ça, là-bas, ça aussi c’est juste). Au contraire, ce sont plutôt les anglais qui passent pour des connards. Au final, anglais, français et américains sont réunis, et la morale, attendue mais bien amenée, est sauve.
Film poétique sur le souvenir et la puissance de l’enfance sur celle de l’arrogance de l’adulte, ce "Une Grande année" n’est pas un grand film, juste un p’tit film qui se savoure comme un bon vin concocté par un pro. Russel Crowe impec, Marion Cotillard aussi (mais on ne la voit pas tant que ça, la comédie romantique n’est qu’au second plan), Didier Bourdon rigolo sans être ringard, Albert Finney pas loin de son rôle dans "Big Fish", le minot à la mode en ce moment, et deux autres bonnasses, v’là le bon casting, lol
Et contrairement aux apparences, y’a pas une once de mélo, c’est fun et léger (tout en restant intelligent) du début à la fin. Et je me suis pas emmerdé une seconde en deux heures.
7,5 / 10
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