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Reznik . . .
Phiips je l'ai vu que dernierement : ma critique
HellJohn au fait, je viens de me rendre compte...
thejazzsinger Ah Will : après les seins de C Ricci, il est normal que je te retrouve ici sur ce thème...
willhunting thejazzsinger
thejazzsinger "la violence, le sang, la mort, les larmes, la passion" : pas en france en tout cas
thedvdking Il y a aussi un autre réal mexicain qui gagne à être connu :
HellJohn jazzsinger
thejazzsinger Le dénomiateur commun entre ces trois réals...
HellJohn En parlant de Cuaron...
HellJohn si tu parlais de réalisateurs mexicains, thejazzsinger...
thedvdking thejazzsinger
thejazzsinger dvdking : je vais pas te faire le coup des gouts et des couleurs...
thedvdking et thejazzsinger
thedvdking les fils de l'homme
thedvdking thejazzsinger
thejazzsinger Oui le meilleur film de 2006 est mexicain : Les fils de l'homme de Cuaron ...
thedvdking ah oui ma note merde
thejazzsinger La mondialisation : elle est méchante ...
willhunting film simple mais beau
Kemper Boyd mouai...
HellJohn Satan + King
zany Et la date de sortie ???
thedvdking Sinon
thedvdking mdr Ice !
satan Bon allez d'accord, j'avoue, en y repensant, tout n'est pas mauvais dans le film.
icepoon inarritu
tib20011 Réelle déçeption
HellJohn zut
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| De Phiips | Note : 9/10 |
je l'ai vu que dernierement : ma critique
Babel est tout simplement un film Magnifique! s'inscrivant bien évidemment dans la tradition (nouvelle?) des films "choral", dans la lignée des superbes "Magnolia" ou "Colision"...un type de film qui devient presqu'un "genre" à part entière :)
Dès le premières images du film, l'émotion, puis les émotions puis de multiples émotions vous enveloppent pour ne plus jamais vous quitter jusqu'à la fin du film. Chaque scène, chaque minute, chaque seconde du film est chargé d'une tel intensité qu'on pourrait presque la palper. Je trouve que à la différence de Magnolia ou plus Collision, que j'ai cité plus haut, qui faisaient peut-être plus dans "l'esbrouffe" scénaristique, s'attachant un peu plus à "démontrer" le lien rapprochant tous les personnages, Alejandro González Inárritu lui se concentre plus sur les personnages eux-même, le lien qui les rapproche (le fusil) restant vraiment (un) accessoire si l'on peut dire. Il s'attache lui plus à la psychologie des personnages, sans rechercher pour autant une analyse profonde genre "décortication" psychologique mais tout simplement en captant ce qui est la manifestation première de nos "troubles" psychologiques: nos émotions. Il ne cherche pas à nous expliquer mais plutôt à nous laisser comprendre par la puissance du non-dit, en nous faisant ressentir ces émotions. On vibre avec les personnages, on souffre avec eux et pour eux...
Babel était présenté à sa sorti comme un film sur les difficultés de communication et la barrière de la langue (heu d'où le titre d'ailleurs). C'est tout à fait cela mais aussi bien au-delà. Je dirais que Babel traite de la difficulté de se faire comprendre mais aussi et surtout de la difficulté de se comprendre (soi même et entre nous)...tout simplement..., la difficulté de laisser s'exprimer nos sentiments et nos émotions à notre place...
La réalisation de Alejandro González Inárritu est époustouflante. De la première à la dernière image, le film est impeccable.
Dèjà, rien que dans le choix du format scope, 1.85 plutôt que 2.35 que je trouve plus formaté, plus "froid", le réal marque sa volonté d'un film plus sensible, plus vrai; choix que j'approuve totalement et qu'affectionne un des mes réals préférés, Mr Steven Spielberg (A.I, Jurrasik Park quoique question film "sensible", J.Park c'est p'tet pas le bon exemple lol)
De l'image au son où l'absence de son, tous les choix artistiques que fait Alejandro G. I servent à merveille chaque scène de son film; comme cette scène de la boîte de nuit en vue subjective et "mute" qui entraîne inévitablement à l'identification pour mieux nous submerger ensuite par le désespoir et la douleur de l'héroïne dans un déluge stroboscopique asSOURDissant; ou comme cette autre scène oppressante ou la nounou se retrouve en plein milieu du désert en plein milieu de la nuit (plus Lost on peut pas) avec les 2 enfants, perdu et enfermé dans sa détresse, Magistrale!
La musique est elle aussi absolument magnifique et sert admirablement le film. Mais elle ne fait pas qu'accompagner simplement l'action. Plus présente vers la fin du film, elle marque vraiment les moments clés et "sublime" littéralement l'émotion ressentie, achevant dans ne nous emporter (si ce n'est pas déjà fait) dans un tourbillon étourdissant...
Alejandro González Inárritu fait preuve d'une maestria bluffante aussi dans le découpage.; élément important quand il s'agit de raconter les destins croisés de plusieurs protagonistes évoluant à des kilomètres les uns des autres. Les enchaînements se font, même si quelques fois assez brusque dans la forme, avec beaucoup de finesse et d'à propos dans le fond, comme cette où Mike assiste à la décapitation du poulet /cut/ sans transition sur la vision de sa mère dans un bain de sang...
Les acteurs; ils sont tous, sans exception, vraiment parfaits. De Brad Pitt (vieilli, charismatique) et Cate Blanchett impeccables et poignants au plus petit des seconds rôle, ils jouent tous juste et "vrai". Des scènes "simples", comme cette conversation autour d'un coca du début du film entre Cate et Brad où un simple regard de l'actrice suffit à faire transparaître toute la détresse dans laquelle se trouve le couple, aux scènes plus "compliqués" à jouer pour un acteur, comme celle où le petit Yussef se masturbe en pensant à sa soeur ou cette autre où la jeune Chieko (Rinko Kikuchi, Epoustouflante dans son interprétation!!) tente de coucher avec son dentiste, tout deux trouvant la juste mesure pour ne pas tomber dans l'obscenité où la caricature; tous les comédiens sont vraiment en parfaite osmose avec leur personnage...
Pour conclure, je dirais que Babel est un film sur le sentiment culpabilité par rapport à un erreur commise (et qui est humaine), qui mène à l'isolement et la solitude (qu'on s'impose soit même) puis à la détresse devant l'échec de nos tentatives désespérées à renouer le contact, un contact...puis vient le choc, la perte de quelque chose ou quelqu'un qu'on chérissait, évènement déclancheur qui force l'acceptation et l'abandon de soi nécessaire au final au pardon...à la rédemption...à la renaissance...
En un mot...Sublime... 9/10
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