Ah ! J'ai oublié aussi l'incontournable séquence de LOULOU de Pabst ! Ce n'est qu'une courte séquence, mais
elle est indispensable par sa beauté et son brio à la connaissance du thème dans l'histoire du cinéma. Elle est supérieure à elle seule (1928) à tout le film d'Hitchcock (1926).
Attention, il faut voir la version originale allemande du film intituléé [DIE BUECHSE DER PANDORA] car la version française [LOULOU] est amputée de cette séquence finale dans laquelle l'héroïne, devenue prostituée, "monte" avec Jack l'Eventreur...
Eh Patrick, ce n'est pas "Prix de Beauté" qu'il faut diffuser trois ou quatre fois en 20 ans au "Cinéma de Minuit" si tu aimes l'actrice Louise Brooks, c'est LOULOU ! Ah la la ! Bon enfin, il a des fulgurations de temps en temps comme le Vittorio Cottafavi de derrière les fagots d'il y a un mois (c'était une bonne soirée ce soir-là (même si aujourd'hui ça ne justifie pas une redevance annuelle de 800 balles puisque on peut avoir tous les soirs des enchînements comme ça en se prenant 3 DVD ou en zappant sur les cryptées [du vampire ! de Camillo Mastrocinque bien sûr]: on pouvait enchaîner pil poil de THEODORA IMPERATRICE DE BYZANCE de Riccardo Freda sur ARTE au "JUSTICIER BRAQUE LES DEALERS" de Jack Lee Thompson en un peu moins mutilé que d'habitude sur TF1 et finir par MILADY ET LES MOUSQUETAIRES de Cottafavi). On l'aime bien quand même Patrick Brion, allez...
La relativement brève mais terrifiante séquence en question du film de G.W. Pabst est d'ailleurs, maintenant que j'y repense, la véritable matrice esthétique du chef d'oeuvre halluciné de Baker et Berman de 1959.
Sur cette séquence et l'histoire du cinéma allemand de l'époque, tachez de vous procurer le livre de
- Lotte H. Eisner, "L'écran démoniaque (édition définitive)" - éd. Eric Losfeld, coll. "Le terrain vague", format 16x22cm, Paris 1965
et consultez le § XIX
- "Pabst et le miracle de Louise Brooks" aux pp. 210-213.
Il faut placer ce film dans ma liste précédente juste après le 1959 et juste avant le 1971... en dépit du fait que seules quelques minutes (mais quelles minutes) illustrent (au sens figuré car le film est N&B)le sujet.
Elles sont là, entre autres, les 5 minutes de cinéma pur que tout film contient et dont parlait le grand critique André Bazin.
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