Tout comme une image qui apparaît dans le miroir.
"Tout comme une image qui apparaît dans le miroir,
De même les qualités observables d'un objet
Se dessinent dans les consciences des sens;
En saisissant l'objet comme réel,
Vous vous égarez dans le monde illusoire
De l'attachement et de l'aversion.
Si vous observez attentivement,
Vous remarquerez que l'esprit n'est pas allé dans l'objet
Et que les qualités observables de cet objet
Ne surgissent pas dans l'esprit.
Spontanément libres,
Il n'y a pas de dualité possible."
(Longchenpa, 14° siècle, bouddhisme tibétain...)
Voilà par exemple un texte qui illustre très bien le propos du livre et du film. Bien sûr, ni Stanislaw Lem, ni Soderbergh n'ont voulu injecter du bouddhisme tibétain dans leurs créations. Cependant, cette éclairage semble très naturel et enrichissant puisqu'il permet de rendre compte de tellement d'éléments mystérieux et déconcertant lors d'une première approche.
Et quand on lit le livre, on trouve comme des confirmations des premières intuitions qui surgissaient en visionnant le film. On trouve les éléments qui ne sont pas utilisés dans le film (on ne peut pas tout mettre dans un film d'1h38...)...
Comme :
-- l'analyse détaillée de la structure biologique, cellulaire, moléculaire, atomique, et...... des "visiteurs", des "apparitions".
-- la notion de miroir.
Ce qui fait la force et la richesse de Solaris, la création de Stanislaw LEM, c'est une représentation juste et imagée, métaphorique et saisissante, inspirante, d'une intuition profonde qu'il a eue de la vérité, une vérité.
Et dans cette quête de la vérité, innombrable sont les chemins. Mais tous ces chemins apparemment différents dans leurs déroulements et leurs sinuosités escaladent et mènent au sommet de la même montagne. |
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