Laurent R
Un chef d'oeuvre orchestré par 2 génies : Sodenbergh et Cameron

Cristobal
Un simple essai

Cristobal
Paysage d'hiver avec patineurs et trappe à oiseaux

Cristobal
La Bibliothèque

Cristobal
Une Cabane dans l'Espace (Tarkovsky versus Soderbergh)

funky maxime
trouble et moite

Cristobal
Tout comme une image qui apparaît dans le miroir.

Cristobal
Bien vu Kael ! Oeuvre ouverte, donc riche.

Grominet
Salut Cristobal

Cristobal
SOLARIS : Un Voyage Intérieur

Blue
Incroyable

Frodon666
Avis au bucheron !

Davy
Ce film soit on aime soit on déteste !

RULIO2000
MERCI A KAEL

RULIO2000
MERCI A KAEL

Kael
Un chef d'oeuvre sur un sol à risque

Zardoz
1 pas 10 !!!

Zardoz
zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Thegounou
Ah... une victime de la pub TV! :-)

fafax
la déception !

DALI
HYPNOTISANT

SnOOPy2
Prodigy....

Prodigy
Ca me fait marrer...

Gaston_69
Comment tromper le public

adam_kesher
Pour Ed Wood

K2R2
Excellent film

Darkshines
Version COllector ?

ALLARY
pour quiet american

X27
?

Ed Wood
Un seul mot :

yo
CDISCOUNT (suite)

Cristobal
cdiscount (réponse)

mike
une question à rajouter au livrt

yo
2 versions du film chez CDISCOUNT ?!

yo
yo

Gaston_69
Pour Stanislaw

Stanislaw
pour Gaston_69 à propos du livret

Gaston_69
Pour ceux qui pendront le DVD

Raj Malhotra
Un peu décevant

quiet american
POUR LE DICTIONNAIRE EMBULENT

John Carpenter
Un film magnifique, extremement couillu.

Thegounou
Envoutant...

rulio2000
c'est quoi la S.F. ?......

SnOOpy2
Pour ceux que cela interesse.....

kube
pour Stanislaw

Gaston_69
Déstabilisant

LePetit Larousse
Définition du mot "ennui" n.m.

ALLARY
Mettre le réveil

Stanislaw
Elles sont où les 8 minutes de bande-annonces?

 
De Cristobal
Note : 10/10
Paysage d'hiver avec patineurs et trappe à oiseaux

Sur les murs boisés de la bibliothèque, au centre du vaisseau, de la station orbitale qui observe Solaris dans le film de Tarkovsky, il y a une procession d'oeuvres de Bruegel l'Ancien.

Tous ces tableaux, pour deux ou trois d'entre eux du moins, font écho aux images du début du film, qui commençait dans le jardin familial du héros : un étang, une eau calme, des arbres noirs et immobiles, l'écoulement des eaux et le bruissement des feuilles avec partout le chant discret des oiseaux, comme en fond sonore, une réminiscence de l'enfance perdue et regrettée. La ritournelle d'un passé disparu.
Et quand la station orbitale, au cours d'une manoeuvre, offre quelques instants d'apesanteur, alors les corps et les âmes s'élèvent tout d'un coup. Un chandelier aux bougies flamboyantes d'abord qui, passant derrière le lustre de cristal, donne un miroitement scintillant et chantant, un cliquetis d'étincelles fugitives et vite envolées.
Le couple ensuite, volant dans les airs, doucement, avec un livre ouvert, toutes pages déployées, qui passe tel un oiseau de haute philosophie, de pleine voltige.
Et la caméra tourne, tourne, et voyage devant et dans les tableaux des paysages d'hiver de Bruegel : le regard se perd et retrouve l'autre univers où évoluent des "Chasseurs dans la neige", ou le "Retour des chasseurs", avec la neige du "Dénombrement de Bethléem", des paysages blancs et glacés, des arbres noirs, des oiseaux dans le ciel, des êtres humains partout, comme dans le "Paysage d'hiver avec patineurs et trappe à oiseaux".
Et toujours, au plein milieu de ce scintillement et de cet éblouissement, la musique de Bach déclinée à l'orgue, comme un élan mystique, comme une prière.

Mon Dieu, que c'est beau !
Une scène, un passage de pure poésie.

Et Soderbergh ? Et bien dans le Solaris de Soderbergh, il n'y a pas de bibliothèque boisée...
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