toto1234
bonus : pas si mal...

Francis Moury
Pour Zardoz : une défense "historique" d'OBJECTIVE BURMA

Zardoz
bon ok pas daté, décalé - pas de propagande mais engagé ?

Francis Moury
Pour Zardoz : calibre 30

Zardoz
un film de guerre-propagande trés 'daté'

BACCOU
Honte à la Warner ! Pas de VF.... voir note !

Francis Moury
Pour Fabien92 : coquille

fabien92
Pour la rédaction

 
De Francis Moury
Note : 10/10
Pour Zardoz : calibre 30

Cher Zardoz, je crois que votre conception de la sauvegarde de la vie des soldats lors d'un engagement est sympathique mais il faut avoir conscience qu'elle est assez récente. Les soldats Japonais de 1945 étaient autant sacrifiables aux yeux de leur état-major que l'étaient les soldats européens pendant 1914-1918. Si on leur disait de sortir - même pendant qu'on leur tirait dessus - ils n'avaient pas le choix : ils devaient sortir. Et puisqu'on leur tire dessus avec une mitrailleuse Browning de calibre 30 (qui était encore en usage dans les années 70 au côté de celle de 50 qui l'a aujourd'hui totalement remplacée en dotation) le fait qu'ils meurent tous n'a rien de très étonnant.

Je ne me souviens au demeurant pas du plan où on verrait un suppposé cadavre bouger mais indiquez-moi si vous voulez son minutage : je vérifierai à l'occasion. Cela dit, même si vous avez raison, ça ne change pas grand chose à la valeur profonde du film. Mais enfin elle me rappelle un peu les remarques de ceux qui n'aimaient pas les péplums dans les années 60 et recherchaient les traces de poteaux électriques dans leurs arrières-plans...

Pour en revenir au souci de préserver la vie humaine en temps de guerre, ce sont probablement les Américains qui ont commencé vraiment à prendre conscience de cette nécessité de limiter les pertes en vie humaine vers 1969 : en pleine guerre du Viêt-Nam et parce que leur état-major avait inutilement sacrifié de nombreuses vies dans des engagements stratégiquement discutables. La société civile américaine ne supportait plus ces pertes et le faisait savoir aux hommes politiques qui faisaient pression à leur tour sur l'état-major... Or en 1944-1945, un soldat japonais ne devait surtout pas être fait prisonnier : il devait mourir.

Au demeurant les atrocités commises par les soldats japonais furent si nombreuses pendant ce conflit qu'elles marquent encore aujourd'hui le souvenir de la plupart des pays d'Asie du Sud-Est qui subirent leur occupation. Ce qu'on vous montre dans le film s'est effectivement produit. Ce qui vous paraît de la propagande - aujourd'hui à Paris en 2003 - était tout bonnement un témoignage réaliste de ce qui passait en Birmanie en 1944 : sa reconquête par les Anglais et quelques éléments de troupes américaines fut lente et difficile - ce témoigagne est simplement américain par le point de vue de son scénario puisque le film est destiné à ce public. Pour un témoignage équivalent du côté japonais, je vous renvoie aux films de Kon Ichikawa (FEUX DANS LA PLAINE, LA HARPE DE BIRMANIE), Kinji Fukasaku (SOUS LES DRAPEAUX, L'ENFER), Masaki Kobayashi (LA CONDITION DE L'HOMME), et à bien d'autres tournés un peu plus tard (1955-1960)... Pour mémoire, lors de la bataille d'Okinawa (avril-juin 1945), il y eut 110.000 soldats japonais tués pour seulement 7.000 prisonniers : il est bien établi que les soldats japonais - conditionnés et fanatisés par le régime impérial militaire en place à l'époque - préféraient le suicide à la reddition... ce plan "amusant" selon vous des soldats japonais fauchés lors de leure sortie est donc - hélas - très vraisemblable...

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